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 « KISS OF NIGHT » •• Alessandro

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Alecto A. Karova
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MessageSujet: « KISS OF NIGHT » •• Alessandro   Mar 12 Mar - 23:50

KISS OF NIGHT
Alessandro Hastings & Alecto Karova

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« Vous avez réservé ? » Cinglante, la voix du portier me vrilla les oreilles. A fleur de peau, je sursautai, resserrant l'étreinte de mon trench sur mes épaules. J'avais froid, faim, et j'étais fatiguée. Tremblante, je jetai un coup d'oeil à ma montre, et relevai péniblement le menton. « Non... mais je prendrai n'importe quoi. J'en ai pas pour longtemps, dix minutes au maximum. S'il vous plaît. » Les règles étaient strictes, et à cette heure, l'Ales était le seul restaurant de BDA encore ouvert.
L'homme me fixa méchamment, avant de m'examiner sous toutes les coutures. Il ressemblait plus à un agent de sécurité qu'à un chargé de réception, mais les temps le voulaient. « On ne prend personne en dehors des réservations... » ; suspicieux, son regard s'attarda sur mes gants. Exténuée, je capitulai aussitôt, retirant le tissu pour le laisser contempler deux mains tout à fait normales, si ce n'était extrêmement pâles. Dieu m'en garde, ma bonne fois lui suffit : il ne chercha pas à les toucher. Son stylo roula sur le comptoir tandis qu'il soulevait ses papiers, ses doigts vinrent se perdre dans sa barbe alors qu'il réfléchissait. « Il reste une table, sur le côté », bougonna-t-il en désignant un coin tourné vers le patio. En solitaire, c'était parfait.

Fébrile, je renfilai mes gants afin de prévenir tout accident, et me laissai guider par le serveur. « Vous avez eu de la chance, mais nous ne pouvons pas vous faire choisir à la carte, je suis navré ». M'installant à la table, j'esquissai un sourire, faisant comprendre que ça m'allait tout à fait. J'aurais mangé n'importe quoi, pour ne pas tomber. Il me fallait me poser, ne serait-ce qu'une heure pour reprendre mes esprits. L'entraînement m'avait épuisée et la villa de Rosalinde se tenait à l'autre bout de la ville. Spécialité romaine ou non, j'aurais pu tout avaler.

Les Anciens ne tarissaient pas d'éloges à propos de cet endroit, et je compris très vite pourquoi. Comme tous les férus d'Histoire, on ne pouvait qu'apprécier l'aménagement, la précision. La beauté même de ces pierres et colonnes dressées autour d'un vaste jardin de plantes entrelacées. Des dédales de marbre fin, plongeant dans un bassin souverain au milieu de la cour... Un décor à couper le souffle, et des mets délicieux -j'en fis l'expérience seulement quelques minutes après mon arrivée. J'aurais pu dire que seule la réception laissait à désirer, mais, comment leur en vouloir ? La prudence était de rigueur, sur tous les fronts. Partout, les repas du soir étaient servis à partir de 18h, et à 20h40, le restaurant était fermé. Seules quatre ou cinq familles avaient le privilège d'être reçues tous les soirs après avoir effectivement réservé. Ainsi, les établissement les plus tenaces préservaient un minimum leur activité. C'était dur, mais toujours mieux que de s'avouer vaincu sans avoir rien tenté. Nul ne savait combien de temps encore la situation allait demeurer ainsi, ni à quel point et si elle allait se dégrader. Mes collègues du Talamasca étaient dépassés, et j'hésitais encore à les rejoindre officiellement. Je bénéficiais toujours de la tutelle de l'Ordre sans m'y impliquer vraiment... mais le nouveau Conseil, après mes déboires avec l'ancienne Secrétaire, n'en tenait pas rigueur. C'était une bonne chose, car j'envisageais ma reconversion chez les Nettoyeurs. Bien que l'avenir de l'Organisation apparaisse comme légèrement compromis ces derniers temps, je me sentais finalement plus à l'aise dans la peau d'une femme de terrain. Mon passé de chasseuse refaisait doucement surface, et j'avais pu constater, en cherchant bien, que mes talents n'avaient pas tout à fait disparu. J'avais encore besoin de temps, de précaution dans son utilisation mais, plus le temps passait et plus je me sentais prête à faire de mon pouvoir l'arme redoutable qu'il avait été. Hors de question, cette fois, de le laisser me dominer. J'en avais assez d'être l'esclave de ses effets dévastateurs et de me morfondre à longueur de journée. J'étais prête à redevenir l'Alecto du passé, et non plus cette loque tremblante et dépressive qui avait pris le dessus après mon arrivée au Talamasca... en beaucoup plus mature. Décidée à faire quelque chose de ma vie, quelque chose d'utile. A ne plus me laisser gouverner ni par la peur, ni par cette Malédiction.

Tout simplement, j'avais retrouvé la Foi, perdue depuis des lustres. Et Sa présence, ici, alors que j'énumérai mentalement mes nouvelles résolutions, fut pareille à un Signe, envoyé pour me conforter dans mes choix de vie. J'en renversai mon verre de Mulsum, épongé avec une serviette à la volée. Le regard rivé sur l'homme, un costume impeccablement taillé et une classe (sur)naturelle à toute épreuve, je me remémorai nos derniers instants passés ensemble, son corps contre le mien, ma peau caressant la sienne sans qu'aucune émotion ne vienne entacher ce moment privilégié. Je l'avais touché. Il n'avait pas souffert, je n'avais rien ressenti... hormis le plaisir du toucher, devenu impossible depuis mes jeunes années. Et le hasard m'avait fait croiser sa route, comme il m'en avait arrachée. Bouleversée, j'avais bien cherché à le retrouver, à découvrir son identité, mais aucune trace de lui ne s'était jamais esquissée. Avec le temps -des semaines, des mois ?- je l'avais presque oublié, les priorités se faisant pressantes. Et maintenant qu'il était là...

Ma gorge se noua, mon cœur rata un battement. Je me levai, doucement, chancelant sous le poids de mon manteau que je n'avais pas quitté malgré la température ambiante, et osai plonger dans ses orbes bleutées. Alesi. Ces lieux n'appartenaient-ils pas à la célèbre buveuse de sang ? Sans doute la connaissait-il. Ami, allié ? Membre du Clan ? Une piste, que je pourrais toujours précieusement conserver. Mais puisqu'il était là, pourquoi ne pas tout risquer ? Tout juste arrivé, il semblait songer à repartir, mais, je tentai de l'en empêcher.

« Attendez... »


Dernière édition par Alecto A. Karova le Jeu 4 Avr - 20:34, édité 2 fois
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Alessandro Hastings
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MessageSujet: Re: « KISS OF NIGHT » •• Alessandro   Dim 31 Mar - 8:57

« Bonsoir Monsieur Hastings.» Il hocha la tête en un salut respectueux et poli. Le jeune portier tendit une main gantée dans laquelle le vampire déposa un trousseau de clés et un billet. Connaitre personnellement la propriétaire des lieux octroyait certains avantages. Comme celui de reléguer la tâche exaspérante de se trouver une place. C'était un gain de temps non négligeable en ces temps plutôt troubles. Une heure et demi. C'était tout ce qu'il avait pour vaquer à ses occupations nocturnes. Surveiller les bébés. Se nourrir. Gérer les accords entre clans. Couvre feu stupide. Et le soleil n'arrangeait en rien ses affaires - et son humeur. Parfois, il regrettait sincèrement de ne pas avoir été transformé en un loup - ou pire un jaguar. Être une créature nocturne était frustrant, à bien des niveaux. « Monsieur. Vous désirez une table ?» L'odeur de la nourriture et la chaleur ambiante lui retournèrent l'estomac, lui arrachant une légère grimace de dégout qu'il abandonna rapidemment. Il était bien trop tôt pour manger à ses yeux. Il n'aurait pas dit non contre un verre de sang - sa bête s'étant réveillée - mais pour le reste...il passait son tour avec joie. « Non merci. Ilithyia est-elle présente ?» Machinalement, ses yeux balayèrent la salle à la recherche de la jeune femme. La décoration du restaurant était toujours aussi somptueuse, élégante, raffinée, antique. On sentait indéniablement l'influence romaine, petite touche tenant à cœur aux plus Anciens. Il reconnut certaines têtes parmi les présents, des vampires, des humains, mais Ilithyia ne s'y trouvait pas. « Madame est partie il y a quelques instants...» Un souffle las traversa les lèvres du vampire. Pourquoi diable lorsqu'il avait besoin de son aide disparaissait-elle ? Ses doigts tapotèrent le petit bureau en un rythme régulier alors qu'il réfléchissait. Rester ici à attendre Ilithyia ne l'inspirait guère. Il n'aimait pas patienter en général, encore moins ce soir.

Sa dernière chasse remontait à la semaine précédente. Huit jours sans toucher une carotide, sans sentir l'odeur enivrante d'un sang chaud, son gout si succulent. Il avait atteint les limites de la bienséance. Il s'était fait livrer des poches de sang dérobées habilement à l'hôpital - par une charmante infirmière hypnotisée - mais cela ne lui suffisait pas. Ou plus. Quel vampire sain d'esprit pourrait vivre une vie entière avec ses horreurs médicales ? Al était certes un Ancien, un adepte du pacifisme mais il ne pouvait pas indéfiniment réfréner ses pulsions. Choisir un humain, l'envouter, sentir les battements frénétiques de son cœur, mordre dans la chair... Rien ne valait le corps chaud et vivant d'un humain. Encore moins les poches de plastique sans réelle saveur. Puis malgré tout ses efforts, le souvenir des massacres qu'il avait engendré à ses débuts persisté. On n'oubliait pas en plusieurs siècles une partie de soi. Un morceau de sa vie. Alors, lorsqu'il s'était réveillé il y a quelques heures, une furieuse envie l'avait happé à la manière d'un boulimique convoitant une sucrerie. Une envie qu'on ne peut réfréner. Puissante. Omniprésente. Une envie qu'il faut étanché. Tous ses sens s'étaient mis en alerte, prêt à sauter sur le premier venu. Après une poche avalée et quelques minutes sous la douche, il avait réussi à tempérer son envie sanglante. Ilithyia n'étant pas là, l'occasion de se rassasier semblait être la meilleure idée. Il discuterait avec elle plus tard, à la villa. Les histoires des Blackstone pouvaient encore attendre, ses envies non. « Informez-la que je suis passé.» L'humain hocha la tête, promettant de transmettre le message à la patronne des lieues. Confiant, Alessandro décida qu'il était temps d'aller se rassasier.

Ses yeux furent attiré par un mouvement. Elle avançait vers lui, ses pas incertains, semblant prête à tomber. Elle ressemblait étrangement à ces pauvres créatures trainant leur carcasse vide dans les coins de rues les plus sombres. Son regard sonda la jeune femme, une impression de déjà-vu le saisissant. N'était-elle pas... ? Les souvenirs affluèrent rapidement, avec une aisance certaine. Il l'avait croisé sur une scène de crime par le passé. Il lui avait offert son aide - certes non par pure gentillesse mais plus par intérêt. Et il se souvenait de l'étrange réaction qu'elle avait eu en touchant sa peau. Mélange de plaisir et surprise. Il avait été lui-même surpris qu'elle réagisse aussi bien à son pouvoir. Pas déstabilisée. Ni inquiète. Mais la jeune femme qu'il avait devant lui semblait plus... fragile ? Il ne savait quel mot utilisé pour la décrire mais il avait la certitude que lors de leur première rencontre elle était plus pétillante. Il fut encore plus surpris de la voir s'arrêter à quelques centimètres de lu, plongeant ses yeux dans les siensi. « Attendez...» La fragrance de sa peau l’enivra tout autant que les pulsations distinctes de son cœur. Elles raisonnaient agréablement dans ses propres oreilles, comme une douce musique entrainante. Il pouvait presque entendre le sang couler avec rapidité dans ses veines, ses artères, dans la jugulaire qu'il apercevait derrière les cheveux clairs. Lente et aguichante torture. Il lui lança un regard interrogateur, son visage restant impassible. Des siècles d'entrainement. Instinctivement, il utilisa son pouvoir, annihilant son toucher. Pure précaution. « Puis-je vous aider ?» Il lui offrit un sourire poli, presque tendre. Se mettre à dos la jeune femme d'une quelconque manière ne lui semblait pas être une idée judicieuse. Après tout, elle était au courant de sa vraie nature. Il ne savait pas qui elle était, d'où elle venait, avec qui elle travaillait. Elle pouvait être une chasseuse autant qu'une taré du Talamasca. Elle était une inconnue. Même si - il n'aurait su expliquer pourquoi - il avait juste l'impression d'avoir affaire à une paumée. Une âme égarée. Il posa une main sur son épaule affublée d'un lourd manteau. Ses doigts froids et blancs serrèrent avec douceur le tissus. « Vous êtes bien pâle. Vous devriez sortir prendre l'air.» Indubitablement, elle piquait sa curiosité. Elle était la plus étrange des humains qu'il avait croisé. Le mystère qui entourait la jeune femme l’intéressait vivement. Titillant son besoin incessant de se rapprocher des humains.




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Alecto A. Karova
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MessageSujet: Re: « KISS OF NIGHT » •• Alessandro   Jeu 4 Avr - 23:41

Je n'étais plus vraiment moi-même, plus à même de penser. D'ailleurs, je ne crois pas avoir jamais su qui j'étais en réalité. Mais ce n'était ni le lieu, ni le moment d'en débattre. Esclave des sentiments, des miens et ceux des autres, je n'eus d'autre choix que celui de me laisser submerger par une vague d'émotions diverses et variées. Encombrantes. Gênantes. Heureusement, elles vinrent à moi de la plus humaine des façons, et non pas guidées par les ordres d'un pouvoir excessif. Je n'en étais pourtant pas plus habilitée à les recevoir. Je n'avais jamais été douée pour le contrôle, hormis peut-être dans mes folles années, où j'avais presque complètement éteint mon humanité. Ce comportement m'avait protégée de ma capacité, un temps. Avant de me plonger dans les abysses de l'oubli, desquels je peinais aujourd'hui encore à me relever.

Je tremblais. Pas de froid, car l'intérieur avait réussi à me réchauffer. J'étais nerveuse, trop peu habituée aux interactions sociales, et encore moins à me conduire avec impulsivité. Il était là, sous mes yeux, un sourire poli accroché aux lèvres, son regard bienveillant posé sur moi. Mais que pouvais-je bien lui dire ? On ne se connaissait pas, j'étais humaine, lui un vampire, et il aurait été un peu gros d'avouer à quel point il comptait pour moi... Je voulais comprendre, l'avoir à mes côtés, juste dans l'espoir d'avoir une relation normale avec quelqu'un, mais, je n'avais aucun droit. Surtout pas celui de m'imposer. Pas comme ça.

Comme il se préoccupait de mon bien-être, j'ouvris la bouche pour répondre, mais me sentis bête. Aucun son n'en sortit. Sa main posée sur mon épaule, me fit frissonner. Un peu comme si, à travers l'épaisseur du manteau, j'avais pu ressentir les effluves glacées qu'il dégageait. En réalité, je me remémorai la première fois. Durant quelques secondes, j'avais imaginé qu'à son contact, je serais à nouveau éblouie par son épatante résistance. Mais il n'y avait là rien d'extraordinaire. Plusieurs centimètres de tissus et de laine séparaient ma peau de la sienne. Pour moi, c'était un toucher partiel, sans grand intérêt. J'affichai une moue déçue.

Il était beaucoup plus grand que dans mon souvenir. Peut-être parce que cette fois, je pris vraiment la peine de le contempler. Cela ne se faisait pas, de regarder les gens avec tant d'insistance. Mais c'était tout ce que j'avais. Le désir se faisait impérieux. Il me fallait l'observer, le graver dans ma mémoire pour obtenir la faible assurance de ne jamais le laisser partir. Et pourtant, pourtant... je n'avais pas les moyens de le retenir.

Vampire. Il ne m'avait pas attaquée la première fois, je doutais fort qu'il y remédie, surtout en public ; mais si ç'avait pu être le cas, je pense que je me serais laissée faire. Évoquer intérieurement cette éventualité ne tarda pas à m'en donner envie. Mords-moi. Bois. Cela me sembla soudain la seule issue valable, la seule issue possible. Quitte à mourir, ç'aurait été parfait, contre ses lèvres, sous ses doigts. Une fin douce et heureuse, seulement ravie par le plaisir d'un contact sans conséquences. Peau à peau, sans avoir à craindre l'apparition du tourbillon infernal...

Des secondes à passer, tout ce temps où, sans pouvoir bouger, j'envisageais les différents moyens d'obtenir ce que je voulais. Lui. Juste lui, et sa formidable capacité à me faire me sentir... normale.
Je mis un temps fou à réagir. En véritable gentleman, le vampire fit doucement pression sur mes épaules. Sa mine inquiète accompagnait ses suggestions. Reprenant passablement conscience, je le laissai me guider vers l'extérieur, avançant avec autant de conviction qu'un chat devant son bain. Et puis, sans que je n'y puisse rien, au moment où mes pieds rencontrèrent les dalles du pallier, je fus saisie de panique. Je n'avais obtenu aucune réponse à mes questions, d'ailleurs, je n'avais pas même eu le temps d'en poser. Et il m'abandonnait ? J'étais sincèrement en train de prendre le risque de ne plus le revoir, jamais ? J'avais le visage, il me fallait un nom, une preuve, une garantie. Alors, sans crier gare, je me retournai. D'une main, j'arrachai le gant de l'autre, qui vint lamentablement s'échouer sur le sol. Rapide succession de gestes, mais pas pour le buveur de sang, qui ne chercha aucunement à contrer mes plans. Se doutait-il ? Pour moi tout allait trop vite, je n'eus pas même le temps de me poser la question.

Quelques dixièmes de secondes en suivant, ma main nue agrippait la sienne, épiderme contre épiderme. Je m'attendais à un autre miracle, à pouvoir vérifier... mais la déferlante me submergea sans même que je la visse arriver.
Un flot interrompu d'émotions, décuplées, sombres, torturées, celles d'un vampire aussi puissant qu'il semblait vieux, m'assaillirent à m'étouffer. C'était toujours la même torture, la confusion, l'explosion. Beaucoup, beaucoup trop d'informations à gérer pour l'humaine que j'étais. Je ne savais toujours pas contrôler mon pouvoir, ni si c'était possible, et cela faisait de lui une véritable malédiction.
Douleur, souffrance insoutenable. Je sombrai. Évanouie sur un sol gelé, retenue sûrement par des bras impuissants, face à la violence d'un tel événement.

Le trou noir. Ca n'avait pas fonctionné. Je m'étais montrée impatiente, adoptant un comportement inapproprié. J'en avais subi la sentence.
Avais-je rêvé la première fois ? Ou n'avait-il simplement pas activé son don de résistance ?

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