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 [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace

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Rosalinde V. Hassenberg
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▌Rang : Lukoï
▌Job : Hôtesse au Harrah's Casino
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MessageSujet: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 10:18

Rosalinde Hassenberg


« La Nature ne fait rien en vain » Aristote

Anne Hathaway © Crédit



Identité


Je m'appelle Rosalinde Virginia Hassenberg mais on m'appelle plus communément Roxy ou simplement Rose. J'ai trois-cent quatorze ans, mais je n'en fais que vingt-neuf. Je suis née le 12 avril 1698 à Nuremberg, en Bavière et je suis Naturalisée américaine, avec des origines Bavaroises naturellement. Je suis une lycanthrope hétérosexuelle et je suis Lukoï de la meute Thomas / Hôtesse au Harrah’s Casino.

Capacité Spéciale ; Mors Frigida
Il n’y a guère bien longtemps que j’ai découvert mon pouvoir. Une centaine d’années tout au plus. Pendant les cent-quatre-vingt ans qui ont précédé, il semble qu’il sommeillait en moi tel un fœtus bercé par mon souffle. Peut-être s’est-il éveillé à mon insu bien avant cela, qu’en sais-je ? Quoi qu’il en soit c’est en 1912 qu’il m’est apparu, en contingence à mon immersion dans les eaux glaciales de l’océan Arctique. Pour me préserver de l’hypothermie, cet étrange pouvoir s’est activé – faute d’un meilleur terme – et à commençait à canaliser la chaleur corporelle des individus m’environnant. Au dépars il ne subtilisait, ce que j’ai nommé « la flamme », que des gens qui cherchaient à m’extraire des flots ; Autrement dit ceux avec lesquels j’entrais en contact. Et puis à mesure que la léthargie me gagnait, il à bien fallut qu’il puise dans les réserves des autres naufragés. Je penses que l’eau dans laquelle nous flottions a joué le rôle de catalyseur. Il m’a permit de demeurer sauve jusqu’à ce que les secours ne me retrouvent.
Depuis il n’agit plus qu’à travers un contact physique et uniquement lorsque je le souhaite. En dérobant la flamme d’un corps étranger – obligatoirement celui d’un humain quelque soit sa race – il provoque également la congélation de ce dernier. En revanche la flamme des vampires demeure inaccessible à mon don, sans doute parce que la mort les a déjà embrassée. Je ne lui connais aucun effet secondaire, si je puis dire, excepté qu’une fois la flamme aspirée, je souffre d’une abominable céphalée.



Histoire


« Rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion » Hegel


Je me souviendrais toujours de cette phrase qu’elle m’a dite il y a si longtemps : « Vous savez Rose, les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être ; Mais parfois il arrive qu’elles soient tout à fait ce qu’elles paraissent… ». Elle fumait sa pipe et exhalait de puissants nuages de fumée blanche, confortablement assise derrière son bureau. Je m’en rappel parce que je détestais l’odeur de son pétun. C’était une véritable infection ! A l’époque j’ignorais encore qu’elle avait raison…

Je suis née à Nuremberg en Bavière voilà maintenant depuis plus de trois-cent ans. En l’an 1698 pour être plus exacte. Ma famille n’appartenait ni à la noblesse ni à la bourgeoisie, et nous les Hassenberg n’avions pas de blason ; Pas même un écusson griffé de ses armes. Cela n’empêcha pas mon père de devenir le tailleur le plus réputé de tout Nuremberg pour autant. Et même s’il en avait les moyens il refusait catégoriquement d’acheter une particule nobiliaire, jugeant que cela nuirait à son affaire. C’était un homme brave mon père. Il commerçait avec les plus grandes fortunes d’Allemagne sans avoir l’air de se sentir inférieur. Pour lui son métier était un art qui méritait d’être accepté sans rougire. Ma mère quant à elle, travaillait naturellement dans sa boutique. Elle était capable de créer une dentelle si fine et si raffinée qu’on prétendait même que ses œuvres rivalisaient avec celles des dentellières de Bruges. De par toute l’Europe, hommes et femmes prestigieux venaient acheter robes, costumes et drapés, emportant avec eux dans leur pays lointain la réputation florissante de Matthäus Hassenberg.
Malheureusement à cause de la bataille de Blenheim, le commerce de mon père perdit pour beaucoup de sa valeur sur le marché du textile, et le peu d’argent qu’il était parvenu à sauver servirait essentiellement à payer ses créanciers et les études de médecine de mon frère Ulrike. A l’époque je n’avais que six ans et mon frère quatorze, nous n’avions pas d’autre alternative. Ma dote se retrouvant amputée d’une grande partie de sa somme d’origine, je n’avais plus grand espoir de faire un bon mariage. Certains investissements fugaces que mon père avait fait, continuèrent de creuser sa ruine. Bientôt Ulrike nous quitta pour Londres, où un parent éloigné subviendrait à ses besoins, et dont il deviendrait indubitablement le débiteur par la suite.
Jamais nous ne parvînmes à regagner la richesse qui fut la notre, pourtant nous n’étions pas malheureux. Ma mère m’enseigna l’art de tisser, et mon père celui de couper les étoffes pour en faire des vêtements. J’était douée, mais pas suffisamment pour apporter mon aide à la boutique.
Un jour, un riche client qui connaissait bien l’affaire de mon père, revint d’un long voyage dans les pays de l’est. Voyant dans quelle misère nous étions tombés, il nous fit l’offre incroyable de renflouer nos coffres à la condition que je vienne vivre chez lui et m’occupe de l’éducation de ses deux petites filles : Abigail et Lisbeth. Son épouse était fatiguée de chercher une nourrice qui fut à la hauteur de la tâche, tant les deux demoiselles étaient de véritables diablesses. Aucune préceptrice n’avait su tenir le rôle plus de trois semaines, et les auditions commençaient à peser sur les épaules de leur mère.
Mon père accepta sans l’ombre d’une hésitation. Il se sentait responsable de notre déchéance, et souffrait de ne pouvoir m’offrire la vie aisée dont il avait put entrevoir les possibilités par le passé. Ce fut douloureux de me séparer d’eux, mais je savais que là où je me rendais, on avait besoin de moi, et cette simple perspective me fournissait le courage qui me serrait nécessaire. J’avais seize ans alors, et m’efforçais d’accepter dignement la nouvelle condition qui fut la mienne.

Cette famille était les Hohenwald. Un nom qui à lui seul suffisait à traduire le pouvoir de mes nouveaux maîtres, car il signifiait : la haute puissance. Je me souviens encore combien j’étais terrorisée la première nuit que je passais dans cette grande demeure. Je couchais dans la chambre de Lisbeth, la cadette. Elle se réveilla à de nombreuses reprises, se plaignant de m’entendre ronfler : ce que je savais être faux puisque je ne fermais pas l’œil une seule minute.
Le lendemain on m’introduisit auprès de Mme Hohenwald, une femme absolument exquise qui ne devait guère être de beaucoup plus âgée que moi. Elle m’avoua dès les premiers instants en ma compagnie, être rassurée pour l’éducation de ses filles. Gageant que je conviendrais à merveille, car du fait de mon jeune âge elles n’auraient aucun mal à me considérer comme une sœur. Ce qui s’avéra effectivement être le cas. Les deux jeunes enfants, âgées respectivement de sept et cinq ans, m’adoptèrent en quelques jours. Elles me suivaient partout où j’allais, s’amusant à me décrire chacune des pièces de leur immense propriété, et me prenant par la main chaque fois qu’elles se calaient à mon rythme. Cette tendresse eut tôt fait de me mettre parfaitement à l’aise avec mes nouvelles responsabilités. Elles avaient une entière confiance en moi et buvaient mes paroles comme s’il eut s’agit de cantiques.
Ma charge était de leur donner le bain, de les habiller, les coiffer, de leur enseigner la lecture, l’écriture, quelques notions d’algèbre, de géographie, l’histoire ainsi que de leur dispenser des leçons de clavecin (discipline pour laquelle je ne relevais pourtant pas du prodige avouons-le), et finalement d’occuper leur temps libre en les menant promener à travers le parc. Je profitais de ces moments d’évasion pour leur raconter d’où je venais, qui étaient mes parents. Lisbeth eut beaucoup de mal à comprendre que je n’étais pas une grande sœur revenue du couvent. Elle ne saisissait pas toujours que nous n’avions aucun lien de parenté, et se fâchait terriblement quand Abigail le lui rappelait.
Mais elles ne furent pas les seules à m’accepter en peu de temps. Les autres domestiques me traitaient avec la plus grande déférence. Tant et si bien qu’il m’arrivait parfois de croire que j’étais bel et bien la fille des Hohenwald au même titre que mes élèves. Croyance qui se voyait renforcée par les nombreuses invitations que m’envoyait ma maîtresse lorsqu’elle souhaitait que je me joigne à elle dans ses appartements pour une partie de belote au coin du feu après le couché des filles. C’était une femme remarquablement intelligente qui connaissait énormément de choses à propos d’une kyrielle de sujets différents. Elle m’inculqua l’art de la table, celui de la conversation, tout en mettant à profit ces entrevues pour me rapporter des anecdotes grivoises sur le compte de fréquentations qu’elle jugeait d’un ennuis mortel. Naturellement nous allions à l’église tous les dimanches, mais Madame m’enjoignait à user de leur chapelle personnelle autant que je le jugeais utile. Ce qui pour une raison que j’ignore ne fut guère le cas. Cette battisse de pierre, perdue dans le bois derrière la maison ne m’inspirait que mal-aise et effrois.
Peut-être ma maîtresse s’en aperçut-elle, puisqu’elle ne cessait de me barder de croix huguenotes toutes plus belles les unes que les autres, souvent accompagnées de perles, de grenat et autre ornements précieux. Elle fit également relier une magnifique bible dans laquelle fut apposé l’ex-libris de la famille. Je ne savait que faire de tous ses cadeaux et je me sentais beaucoup trop choyée, mais je n’avais aucun moyen de les refuser. Celui qui me charma le plus fut sans nul doute la splendide robe de velours bleu nuit qu’elle acheta pour moi parmi les créations de mon père. Je fus stupéfaite d’apprendre qu’elle l’avais faite faire sur mesure au moyen de l’une de mes robes de service. Malheureusement aujourd’hui cette splendide pièce de ma garde robe n’est plus en ma possession, trop usée par le poids des âges. Il semble qu’elle me seyait parfaitement car lorsque Mr Hohenwald me découvrit la portant pour nous rendre à la messe, il ne put détacher ses yeux de ma personne durant toute l’homélie du pasteur.

Ce n’est qu’à l’aube de ma dix-neuvième année, que je le rencontrais pour la toute première fois. J’avais convaincue les filles qu’un pique-nique nous ferrait le plus grand bien après une leçon d’algèbre laborieuse. Nous étions allongées dans l’herbe fixant le ciel céruléen, cherchant à démasquer des figures parmi les nuages, quand Lisbeth me tâta l’épaule en me demandant « Pourquoi est-ce qu’il nous regarde le monsieur ? ». Aussitôt je me redressai et tournai mon regard à la lisière du bois, où un homme d’une taille prodigieuse nous toisait paisiblement, les bras balans. Sans attendre je me levai en intimant aux filles de vite retourner à la maison. Pour qu’elles ne discutent pas mon ordre, je leur promettais qu’aux cuisines les attendaient deux belles brioches à la praline. Tirant sa sœur par la main, Abigail me lança un regard inquiet. Je hochai la tête en fronçant les sourcils pour qu’elle ne traîne pas en chemin. Quand j’observai à nouveau l’homme il n’avais pas bougé. Je m’avançai jusqu’à lui, en soulevant mes jupes pour qu’elles ne se prennent pas dans les herbes hautes.
Une fois à sa hauteur je réalisai qu’il était bien plus grand encore que ce que je m’étais imaginée. Mon front arrivait au niveau de ses côtes et l’ombre gargantuesque qu’il projeta sur moi me glaça le sang. Pourtant quand il prit la parole ce fut une voix douce et aimable qui s’évada d’entre ses lèvres charnues : « Pardonnez-moi mademoiselle de cette intrusion fortuite dans votre domaine, mais voilà plus de deux semaines que nous voyageons et nous n’avons ni argent, ni monture à échanger contre une chambre à l’auberge ainsi qu’un peu de nourriture. » En l’écoutant parler, je m’avisais de la présence d’une autre homme sous le couvert des arbres. Il était beaucoup plus petit que son compagnon et avait le type latin. « Auriez-vous la bonté de nous prêter le gîte et le couvert pour la nuit ? »
Je sursautai, ne sachant quoi répondre. Je n’avais aucun droit d’inviter ces gens là dans la demeure de mes maîtres et je ne pouvais disposer des réserves que dans le but de récompenser les filles.
« Hélas je ne puis me permettre de répondre positivement à votre requête mon brave monsieur. Voyez-vous je ne suis que simple nourrice ici, je ne dispose d’aucun droit. » Les voyant tout dépenaillé et le regard triste, mais un sourire en coin des lèvres, je me permis tout de même d’ajouter : « Néanmoins il me reste quelques encas de notre pique-nique et puisque la nuit guète il me semble que vous pourriez trouver refuge dans notre chapelle un peu plus loin dans le bois. » Cette réponse parut le satisfaire car il me gratifia d’un gigantesque sourire, puis inclina la tête humblement. Son ami prenait déjà la route de la chapelle sans me lâcher du regard un seul instant. « Vous êtes bien bonne mademoiselle, et soyez assurée que je n’oublierai jamais votre générosité. » Reprit le géant. Je me chargeai ensuite de lui ramener le panier de nourriture et lui indiquai la direction exacte pour se rendre à la chapelle. Il me remercia et me fit même le baise-main. Je le laissai faire sans savoir que dire ; Je n’avais pas l’habitude de tant de galanterie à mon égard.
Probablement y passèrent-ils la nuit, car il plut averse ce soir là. Les filles me demandèrent de qui il s’agissait et je leur expliquais que c’était un mendiant à la recherche de son chemin. Cette réponse parut les satisfaire, car elles oublièrent bien vite le géant. Le lendemain matin, la chapelle était vide, mais le panier rempli de fleurs fraîchement cueillies.

Pourtant ce doux tableau était voué à disparaître car sans que nul ne le sache Mr Hohenwald avait fait des transactions crapuleuses. Il traitait avec des individus de basse morale et c’est de cette façon là qu’il se trouvait en mesure d’offrire tant de faste à sa famille. Un soir de mes vingt-trois ans, alors que je laissai Abigail et Lisbeth, qui avaient maintenant quatorze et douze ans, se préparer toutes seules pour aller se mettre au lit, et accompagnai Grete, la seconde en cuisine jusqu’à la rivière pour chercher des galets afin d’aiguiser les couteaux ; Un drame terrible se produisit. Pendant notre absence, quelqu’un entra en force dans la maison. Il exécuta tous les occupants, n’épargnant absolument personne… Pas même mes deux fillettes. La prunelle de mes yeux…Mes sœurs, mes filles…Ma vie… A notre retour il était trop tard. L’homme avait fuit après avoir sauvagement assassiné l’intégralité des domestiques ainsi que toute la famille. Madame était encore assise à son bureau quand nous la trouvâmes ; Abigail et Lisbeth cachées dans les bras l’une de l’autre au fond de leur malle à poupées… Il y avait tellement de sang… Tellement de débris… Il ne restait plus rien… Nous n’étions partit que trois quart d’heure, et tout avait basculé dans le chaos. Et pour comble de l’ignominie, le meurtrier les avait tous défiguré. Je répugne à me souvenir de cette nuit de terreur tant cela fut épouvantable. Mais ce qui finit de m’écœurer fut de constater qu’il leur avait à tous arraché les yeux… Ces masques de mort sur lesquels je lisait les traits si familiers de ma précieuse famille.
Nous réussîmes à nous soustraire à la contemplation macabre de ces crimes, pour courir jusqu’à la ville chercher de l’aide. Nous ne parvînmes pas jusque là. Sur le chemin nous croisâmes une diligence à laquelle nous suppliâmes de s’arrêter. Voyant nos vêtements couverts de sang, les hommes qui en descendirent s’enquirent de notre situation. Quand nous la leur eûmes tant bien que mal résumée entre nos sanglots hystériques, ils se lancèrent un regard froid puis se ruèrent sur nous. Ils nous couvrirent la bouche de leur main et tout en serrant nos poignets dans notre dos, nous forcèrent à monter dans la voiture. Incapables de nous défendre, moi trop jeune et fragile, Grete beaucoup trop vieille, nous ne pûmes que tenter de hurler à l’aide tout le long du trajet. Mais ce fut long, terriblement long, et nos gorges s’enflammèrent avant que nous ne soyons arrivés à destination. Ces hommes richement parés, ne semblaient pas se fatiguer. Ils ne desserrèrent pas leur étreinte d’un millimètre, ce qui nous valut de belles marques sur le pourtour de nos bouches lorsqu’ils voulurent bien nous libérer.
Nous avions échoués dans la coure pavée d’un grand manoir. Autour il n’y avait que des bois. Derrière les grilles sommées d’épieux je voyais des colonnades de troncs à perte de vue. Nos agresseurs nous conduisirent à l’intérieur où nous traversâmes une série de galeries dans lesquelles quelques fois nous pouvions entrevoir des visages effarés, dissimulés derrière des portes. Bientôt nous débouchâmes dans un vaste salon luxueux. Un homme couvert d’étoffes soyeuses et de bijoux rutilants était en train de lire un livre derrière une large table en noyer. Ses boucles noires luisaient puissamment à la lumière d’un feu dans une cheminée de marbre. Nos tortionnaires nous lâchèrent subitement, et je dû soutenir Grete qui se sentait faiblir. La pauvre vieille femme avait les joues couvertes de poisse tant elle avait pleuré, ses bras et ses jambes la faisaient souffrire. « Elles disent avoir assisté au massacre de leur maison » Tonna celui qui m’avait maintenu prisonnière. Le lecteur ne s’interrompit même pas pour lever les yeux sur nous. « Ils ont tous été énucléés, continua l’autre. C’est encore une colère de Flavius ! Il faut le sanctionner désormais! Nous ne pouvons pas laisser ce genre d’emportement demeurer impuni. Il attire trop l’attention sur nous ! » « Oui il a massacré des paysans et après ? » Répondit le lecteur. « Pas des paysans ! La famille Hohenwald ! ».
Cette révélation eut l’effet d’un coup de tonnerre. Notre geôlier se redressa nous fixant avec un regard emplie de haine. « La famille Hohenwald dis-tu ? » Persifla-t-il. Puis il se leva violemment envoyant valser son livre dans l’âtre. Le feu gronda tout en crachant des étincelles. « Qu’on me l’amène sur le champ ! » Vociféra-t-il. Mon bourreau s’éclipsa en une fraction de secondes. Je ne savais quoi faire, et je me collai à Grete tremblante comme une feuille. « Que faisons-nous de ces deux là mon Ulfrik ? » Le brun sembla me découvrire pour la première fois. Il m’étudia pendant plusieurs minutes avant d’ajouter : « Débarrasses toi de l’ancêtre, mais surtout ne fait aucun mal à la fille, elle nous serra utile. » Je poussai un cri d’horreur enlaçant Grete autant que je pût. Le serviteur n’eut cependant aucun mal à nous séparer. Il l’arracha à l’étaux de mes bras et tandis que je tombai à la renverse et que Grete geignait, il lui brisa les vertèbres puis la nuque. Le craquement de ses os me pétrifia. Je sentis poindre des larmes au bord de mes paupières puis on me traîna jusqu’à une pièce à l’étage munie d’un lit et d’une meurtrière. Je n’osais me débattre tant j’étais traumatisée.
A l’époque on ne savait encore rien de l’hystérie et pas d’avantage à propos de la dépression. Pourtant je fis ce qui s’apparente à une décompensation. Incapable de faire autre chose que de rester assise dans un angle de ma cellule ; Me sustentant petitement de ce que mes tortionnaires voulaient bien me servire. La nuit j’entendais les hurlements bestial d’une meute de loups. Ils venaient courir jusqu’au pied du mur de ma cellule. Je percevais leur grognement et les grattements de leur griffes contre la paroi. A une ou deux reprises j’eus l’impression qu’ils étaient parvenus à rentrer et qu’ils rôdaient devant la porte de ma chambre. Il me semblais voir des ombres fuligineuses sous l’interstice. J’ignore combien de temps je demeurais dans cet état catatonique. Quelques fois ce fut un très jeune homme qui dût me donner la cuillérée. Il me parlait doucement, cherchant à s’enquérir de mon état physique et mental. Je ne lui offris pas même un regard, me contentant de dodeliner du chef. Il m’apprit que Flavius avait été abattu aux premières lueurs du jour le lendemain de mon arrivée et que nous allions bientôt devoir quitter le pays pour un autre plus neutre où l’on ne les suspecterait pas. Je les détestais. Je n’avais aucun moyen décent pour soulager ma vessie et je dû respirer à travers le masque de mes jupons pour ne pas sentir l’odeur abominable de mes excréments.

Et comme me l’avait annoncé le jeune gardien, nous partîmes. On me fit ma toilette, on m’habilla richement, puis on me chargea comme un bagage à bord du carrosse principale du convoi. Je n’avais pas la force de riposter ou de tenter quoi que ce soit. Je me sentais vide et engourdie.
L’homme aux boucles brunes m’attendait à l’intérieur. Il défit les liens qui m’entravaient les poignets puis me révéla s’appeler Wergil von Schäfer. Je lui lançai un regard indifférent. Il portait la moustache et le bouc, et avait un nez au profil aquilain. Son visage exprimait la force mais également une forme de juvénilité troublante. Dans ses yeux de jais brillait une étincelle mystique que je ne saurais décrire. « - Comment vous appelez-vous ? Me demanda-t-il, au bout d’un moment de silence.
Je ne lui répondis pas, restant parfaitement statique, seuls les cahots de la route venant brouiller mon immobilité.
« -Il est mort. Continua-t-il l’air mécontent. Je me suis assuré que son agonie ait été longue et douloureuse. C’était un fou qui…
« -Il leur a arraché les yeux ! M’entendis-je hurler. Il les a tous massacré !
Mon interlocuteur plissa les paupières comme s’il cherchait à comprendre quelle réaction adopter face à mon comportement.
« -C’était un fou, conclu-t-il.
De nouvelles larmes vinrent brûler mes joues.
« -Je vais avoir besoin de vous…
« -Allez au diable ! Crachai-je. Elles n’étaient que des enfants ! Elles étaient innocentes !
Il me gifla. Le choc fut si grand que je m’affalai sur la banquette.
« -Vous allez m’aider à créer une nouvelle race. Je veux que vous soyez la mère de mes enfants. Et vous le voudrez vous aussi. Tant que vous ferrez ce que je vous demande, il ne vous arrivera aucun mal, et je ferrai en sorte que vous ne manquiez de rien. Dans le cas contraire je vous réserve un sort pire que la mort… (nous nous toisâmes en silence). Mais d’abord, comment vous appelez-vous ?
« -Rosalinde Hassenberg… »
Le reste du voyage il me conta des histoires étranges traitant d’hommes capables de se changer en loup. Comme je ne le croyais pas, il me promis de me faire une démonstration quand nous serrions arrivés à destination. Ce qu’il fit…

Cela faisait un an que nous nous étions établis dans le royaume de Hongrie à Budapest. C’était en 1722, j’avais vingt-quatre ans, et à cette date la ville n’était pas encore réunie sous ce seul nom. D’un côté du Danube grimpait la capitale Buda et de l’autre s’étendait Pest, mais cela n’empêcha pas les deux villes d’être le centre d’un incroyable essors commercial.C’est cette prospérité que Wergil était venu chercher. Nous étions installé dans une splendide demeure du quartier du château. Moi-même y avait une chambre luxueuse, remplie de faste et de toute les commodités modernes. Force était de constater que Wergil me traitait avec courtoisie. Je ne manquais absolument de rien. Et pour couronner mon bonheur, j’étais devenue la mère d’un jeune garçon de un an : Edmund. A peine avions nous posé bagages sur ces terres florissantes, que Wergil m’épousa et me fit mon premier enfant. Il avait tout de même exigé de moi que je me convertisse au christianisme, ainsi que je change mon prénom par Virginia, de sorte à ce qu’aucun lien de mon passé en Allemagne ne subsiste.
Désormais baptisée Virginia von Schäfer j’avais beaucoup de pouvoir sur l’ensemble de la meute de mon nouvel époux. Je ne pouvais certes pas ordonner quoi que ce fut à sa lupa, mais gagner la confiance du restant de ses gens ne fut guère long. J’avais encore du mal à croire qu’il puisse exister pareilles créatures peuplant le monde, et en bonne dévote, je priais chaque jour à l’église Matthias pour le salut de leur âme. Action qui me valut souvent d’être sermonnée par Wergil, qui y voyait une offense personnel et qui imaginait que ce comportement m’attirerait plus d’ennuis que de reconnaissance. Seulement il connaissait mal ses loups. Bien loin de me mépriser pour cette attention, nombreux furent ceux qui me rendirent grâce.
Deux ans plus tard naquit mon second fils Hans, qui ainsi qu’Edmund ne révéla aucune spécificité lycanthrope. Cela rendait Wergil sceptique et de fait il commença à s’éloigner de moi. Je ne le voyais guère plus que trois fois par semaine, avant de n’avoir la faveur de sa visite qu’une fois par mois. J’éduquais mes fils dans la plus grande ferveur, leur inculquant les mêmes savoirs que je prodiguais autrefois à Abigail et Lisbeth. Je me félicitais qu’ils soient normaux et n’aient pas été affectés par la maladie de leur père, ce qui renforça mon sentiment qu’il s’agissait bien là d’une malédiction pour quelques exactions commises par mon mari et ses gens.
A vingt-huit ans je donnais naissance à mon troisième fils. C’était un petit être pur aux traits délicats. Mais j’avais dû pêcher, car pour me punir, le seigneur lui infligea ce fardeau. En le coupant délicatement avec une paire de ciseaux de la même manière que j’avais procédé avec ses aînés, je réalisai mortifiée que sa peau cicatrisait séance tenante. Wergil fut comblé par cette nouvelle. Il me prit Julian des bras, car ainsi fut-il nommé, et l’emmena pour qu’il soit mit sous la tutelle d’une louve de la meute. Celle-ci se chargerait de lui transmettre l’ensemble des connaissances de sa race pour qu’il ne lui arrive jamais rien de fâcheux. Ce fut l’une des plus douloureuse séparation qu’il me fut donnée de vivre. J’étais tellement accablée par le fait d’avoir commis un pêché qui eut maudit mon enfant.

Trois mois après qu’on me l’eut enlevé, alors que je partais me repentir à l’église avec mon chapelet, je fit la rencontre d’un jeune homme au visage familier. L’étudiant plus avant, je reconnus les traits du jeune homme basané auquel j’avais ouvert l’accès à la chapelle de Hohenwald. Il se présenta sous le nom d’Armio et m’expliqua que son maître, Olaf – celui-là même à qui j’avais remis le panier de victuailles – était aller rendre visite à mon mari. Il m’informa que depuis longtemps Buda était le territoire d’Olaf et que jamais il ne tolérerait qu’une autre meute ne prenne ses quartiers ici. J’essayais de le convaincre que nous n’en avions pas la moindre idée lors de notre établissement, mais il m’expliqua que je n’avais rien à craindre. Olaf se souvenait de ma générosité et avait donc décidé qu’il m’épargnerait, ainsi que chacun des membres du clan von Schäfer à condition qu’il quitte sur le champ la ville. Je le remerciai et m’apprêtai à rejoindre mes enfants, quant Armio me retint et m’apprit que Olaf avait également souhaité me garder auprès de lui. Il n’ignorait pas que Wergil m’avait enlevé aux miens sous la menace. Mes fils devraient partir avec leur père, car Olaf ne voulait surtout pas avoir de telles créatures dans sa meute. Je protestai, mais ma « libération » était non négociable.
A mon retour dans nos appartements, Wergil et mes fils avait déjà disparu. Olaf m’accueillit en m’apprenant qu’ils étaient partis pour la Russie où ils pourraient trouver refuge au sein d’une meute locale. Ce qui n’arriva jamais. A peine eut-il franchit les frontières, que Wergil fut assassiné par les loups de l’est. Quand à mes enfants, nulle ne sait ce qu’ils devinrent : néanmoins Armio m’apprit qu’on les avait aperçus sur les routes de l’Inde en compagnie de leurs nourrices lycanthropes. Ce fut un menu soulagement pour moi, et je ne désespérais pas de les revoir un jour.
Je restais avec Olaf jusqu’à la fin du siècle des lumières, duquel j’absorbais une quantité de savoir conséquent. Aucun des philosophes n’échappa à ma vigilance et je me nourrissais de leur science avec acharnement. Désormais j’étais devenue un membre à part entière de la meute d’Olaf. Un soir alors que je l’invectivai avec rage pour ce qu’il m’avait fait, lui signalant que cela ne valait guère mieux que les méthodes de Wergil, il me proposa de me laisser m’en aller. J’irai rejoindre mes fils. Pour les arracher à la garde de leur nourrices, il me faudrait néanmoins faire preuve d’une force surhumaine et ce fut naturellement qu’il me proposa de me transformer en lycanthrope. Je passais la nuit entière à y réfléchire. Comme il ne m’apparut pas de meilleure solution je consentis à me laisser métamorphoser. A cause de mon nouvel état à la stabilité précaire, je ne pu me défaire de leur compagnie avant de longues années…


1800


Je ne t’ais pas parlé de ma fiancée ! Une jeune femme délicieuse. Rosania von Hassenberg. Elle est l’héritière d’une immense fortune que lui ont légués ses parents, malheureusement décédés aujourd’hui. Je n’ai pas réussi à savoir ce que faisait son père de son vivant, mais il me semble qu’il était lui même l’héritier de son père etc… C’est par l’entremise de son cousin Mr Olaf Rosenstein que nous nous sommes rencontré.
Comment pourrais-je te décrire le bonheur qu’elle m’apporte ? Sa beauté est sans pareils : ses yeux bruns sont ceux hypnotiques d’un félin ; Ses lourdes boucles brunes sont soyeuses et brillantes ; Sa peau est claire comme la neige et son cou est aussi gracieux que celui d’un cygne. Elle me rend à ce point euphorique que je crains de devoir en payer le prix un jour. Une telle félicité ne devrait pas exister.
Nous prévoyons de quitter Montmartre pour acheter une villa à Neuilly-sur-seine. J’espère que nous pourrons t’y recevoir très bientôt toi et mes chers neuves.


Antoine Levaliant
Tendrement ton frère qui t’aime

1818


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NOUVELLES DIVERSES

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Jean Savier, le meurtrier de Mlle Schäfer n’a toujours pas révélé ce qu'il avait fait du corps. Rappelons que des cris et des coups de feu ont été entendus dans l’appartement de Mlle Rose Schäfer le vendredi 11 août dernier vers vingt-trois heures du soir. Ses voisins sont formels, ils ont tous certifié avoir reconnu la voix de Mlle Schäfer ainsi que son inimitable accent allemand. Selon certain elle aurait proféré des imprécations à l’encontre de son visiteur avant que les choses ne tournent au drame. Quand les gendarmes sont arrivés sur place, Mr Savier demeurait seul dans l’appartement, recouvert du sang de Mlle Schäfer, le revolver à la main. Le corps de cette dernière demeurait introuvable, mais selon les médecins il y avait beaucoup trop de sang pour qu’elle puisse être encore en vie.
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LE PAQUEBOT TITANIC EST ENTRE EN COLISION AVEC UN ICEBERG
LA CANTATRICE VIRGINIA HASSENBERG PERD LA VIE

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Paul Bothard
Une nouvelle épouvantable nous parvient jusqu’aux portes de Paris. Le Titanic, transatlantique de la compagnie White Star, aurait percuté un bloque de glace dans les alentours de Terre-neuve dans la nuit du 12 avril dernier. Fort heureusement bon nombre des passagers à bord du navire ont pu être sauvés grâce aux canots de sauvetages, échappant ainsi à l’étreinte glaciale des eaux canadiennes. Néanmoins la grande cantatrice, Virginia Hassenberg, qui se rendait aux Amériques pour de nombreuses représentations, aurait trouvé la mort lors du naufrage. Il n’est fait mention d’aucune chanteuse parmi la liste des survivants, et personne ne l’aurait aperçus depuis. Tout porte à croire que la remarquable interprète du si fameux opéra Euryanthe de Carl Maria von Weber, a péri durant la catastrophe.
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Les siècles ont passé, et à défaut de patiner mon visage ils enduisirent mon âme d’une neurasthénie enivrante, pareille aux délicieuses exhalaisons d’opium que nous fumions dans les tripots de la capitale française. Changer d’identité fut un véritable jeu d’enfant une fois que j’eus acquis les bases des règles que m’enseigna Olaf. Nous passâmes de longues années côte à côte, modifiant sans cesse nos liens en fonction des conventions qui jalonnèrent les époques : tantôt époux, tantôt frère et sœur ; Il n’y avait pas de limite à notre duperie. Le siècle des hommes apprenait perpétuellement à nous redécouvrire sous nos nouveaux portraits.
Je n’eus aucun écho de ce dont il était advenu de mes fils. Bien qu’à de multiple reprise nous traversâmes le continent de long en large à leur recherche, pas l’ombre d’un indice ne nous permit de retrouver leur trace. Je dus me résigner à ne les revoir qu’en songe ou bien dans les méandres capricieux de ma lointaine mémoire mortelle. C’est dans les bras d’Armio ainsi que ceux d’Olaf que j’ assouvissais les instances des chaleurs lunaires. Il était curieux de constater qu’Olaf, étant un véritable géant, faisait preuve de beaucoup de mansuétude, alors qu’il était généreusement pourvu, tandis qu’Armio qui avait la stature moyenne d’un humain lambda ainsi que ses attributs était un amant fougueux et excessif. Mais c’est avec régal que ma bête les saluait chacune des fois où nous ne pouvions réfréner nos ardeurs.
J’observais subjuguée le dix-neuvième siècle bourgeonner de nouvelles inventions, de nouvelles découvertes, de nouvelles idéologies qui meurtrirent l’Eglise dans sa chair, faisant voler en éclats ce qu’elle s’était si assidûment employer à bâtir. Je réalisais que nous, les lycans, n’étions pas les seuls êtres fabuleux à nous être échappés de l’éther pour venir peupler ce que j’avais toujours cru être la propriété des hommes de foi. Vampires, sorcières, ectoplasmes sortirent de l’ombre de mes croyances pour prendre consistance dans ma réalité. Je m’abreuvais de ce savoir dont je n’avais encore jamais entrevu les reliefs à travers l’innocence de ma vie d’humaine et me délectais de ses perles d’illumination qui pavaient ma route.
A l’aube du vingtième siècle je projetais de quitter le vieux monde. Les agissements toujours plus violents des partisans de la Main noire, n’augurait rien de bon, et de mon flaire d’observatrice avisée je sentais venir des heures sombres sur les terres de mes ancêtres. Olaf n’avait pas l’intention d’abandonner l’Europe pour l’Amérique, ni Armio. Tout deux avaient l’intention de partir pour la Scandinavie où ils savaient trouver leur salut. Je me refusais à les suivre, songeant que peut-être mes enfants avaient poursuivit leur destiné par delà l’Atlantique et qu’il n’y avait guère d’autre solution pour le découvrir que de m’y aventurer. C’est ainsi que je délaissais ma meute, et embarquais pleine d’espoir à bord du Titanic. Son naufrage m’offrit l’opportunité de changer d’identité : mon rôle de cantatrice célèbre commençant à devenir une entrave et à soulever bien trop d’interrogation.

Guère plus de signe de mes fils de ce côté-ci de l’océan. Leur sort demeurera un mystère jusqu’à ce jour et je sais qu’il ne me restera plus que Julian à enlacer, si la fortune lui aura permis de survivre toutes ces années. Guerres, innovations, doctrines naquirent au cours du siècle, amenant avec elles des progrès qui pour une femme de mon époque demeuraient inespérés.
De la même manière que j’avais procédé sur l’ancien continent, je changeais d’identité aussi souvent que cela m’était nécessaire, me greffant rarement à une meute. J’appréciais particulièrement d’enseigner la littérature dans une université canadienne durant les années soixante-dix. Mai soixante-huit avait opéré des miracles sur la condition des femmes même ici, à moindre mesure certes, mais ce qu’il me fallut pour me libérer du besoin impératif de toujours me trouver un mari avant de faire croire à ma mort.
Je m’installais en Louisiane aux alentours de 2008, car là s’y réunissait une surprenante conglomération de surnaturel. Je demeurais non loin de la Nouvelle-Orléans, de sorte à ne pas être trop loin des évènements, mais juste ce qu’il fallait pour ne pas avoir à rendre des comptes au chef de la meute locale : Connor O’Brien. Un Ulfric qui par ses actes ne m’inspirait qu’une maigre confiance. Quand la meute Thomas arriva en ville cependant, je fus très intriguée. J’oubliais la promesse que je m’étais faite de toujours rester indépendante et m’appliquais à entrer en contact avec leur meneur : Bartholomew. J’ignore si c’est parce qu’il venait d’Eurasie tout comme moi, ou parce qu’il semblait presque aussi âgé qu’Olaf, mais il me fit une remarquable impression. Il recrutait de nouveaux membres pour constituer une nouvelle meute. Naturellement je soumis ma candidature qui fut cordialement acceptée.
De nos jours j’ignore encore ce que projète vraiment Bartholomew, ou s’il a même quelques intentions en rapport avec un éventuel partage du territoire. Je sais qu’il est rusé, et je lui voue toute ma confiance. Si les choses devaient déraper, je ferrai en sorte d’être là à ses côtés pour le soutenir.



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Dernière édition par Rosalinde V. Hassenberg le Jeu 7 Fév - 10:25, édité 1 fois
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Asgard Alavon
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 10:21

Re bienvenue !
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Rosalinde V. Hassenberg
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 10:22

Merci Asgard ! What a Face
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Philip Griffiths
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 11:35

Ah bah ça y est une bonne chose de faite!
Bienvenue! What a Face
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Darius Von Verlagen
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 12:37

Il est trop mignon le gif de ta signa

Re-bienvenue Cassy ! hug

EDIT : han, une consoeur allemande ! ticoeur
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 12:44

Félicitations !


« Tu viens d'attraper le dernier train pour l'Enfer ! »
Officiellement bienvenue sur COB ! OMG BAVE je suis fan ! J'ai pas lâché une seule seconde, c'est juste magnifique, ta plume, la façon dont tu t'appropries les éléments historiques... bref, je suis conquise *-* Je fais juste une petite remarque (mais bon je t'épargne la modification) : les enfants nés lycans, ne le sont pas vraiment en réalité. Ils ne se transforment qu'à adolescence, avant cela le gêne n'est pas "déclaré", et ils n'ont donc aucune faculté lycanthropique (ils ne peuvent pas cicatriser comme les loups) Te voilà donc ajoutée chez les loups-garous ! Amuse-toi bien parmi nous, et n'hésite pas à contacter un membre du staff si tu rencontres un problème ou as besoin de renseignements ! ♥️ Ce qui suit a été rédigé pour te guider après ton arrivée tromimi

Se Préparer

A ce stade, t'as passé la validation, et ça mérite avant tout un bravo ! Tu fais officiellement parti de la famille, et tu vas pouvoir commencer à t'éclater. Mais avant, il y a encore quelques détails à régler.
Te voilà donc arrivé à la phase des obligations administratives ! Plusieurs étapes :
Pour commencer, il est prudent de faire recenser ta célébrité dans le Bottin des Avatars, en respectant le formulaire évidemment !
Si ton personnage est un Prédéfini ou bien un Scenario, n'oublie pas de préciser dans ce sujet que tu l'as choisi, afin qu'un Modérateur spécifie qu'il est désormais pris !
Pense aussi à réserver ton métier/rôle , histoire qu'on sache un peu qui est qui. De même, il te faut recenser ton pouvoir dans la Liste des Capacités. N'oublie pas de respecter le formulaire qui est proposé Wink
Puis, il est impératif de créer ta Fiche de liens, histoire de te faire quelques potes dans le coin. Tu peux aussi créer un sujet dans les Répertoires de topics, histoire de recenser tes futures aventures ! cinglé
Enfin, tu peux si tu le souhaites venir réclamer un Rang Personnalisé.

Une fois que t'as fait tout ça, t'es paré pour le jeu, soldat ! super

En revanche, il te reste encore des choses indispensables à savoir, et pour cela, on te donne directement rendez-vous dans le

GUIDE DU JOUEUR


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Rouge Ardent

« As-tu trouvé loin des vies, loin des larmes, ton idéal Rouge Ardent ? As-tu froid, trembles-tu quand tu dors ? Tu disais "tout s'évapore"... Tu as eu tort. Corps à corps j'en rêve encore. Le feu, le vent, mille volcans Rouge Ardent. Quand tu m'embrassais fort... j'en rêve encore. Le jour se lève... encore ♦️ »




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L. Temple Ablach
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 12:48

*est d'accord avec Tess, complètement fan* bienvenue ♥️ et jveux un lien **
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 13:05

Bienvenue ♥♥
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 13:12

Ooooooooooh Merci mes amours ! hug hug hug hug
*câline absolument tout le monde*

Donc ça veux dire que Roxy avait aucun moyen de réaliser que Julian était un lycanthrope et ça fait d'elle une mère juste parfaitement indigne qui taillade ses gosses à coups de ciseaux XD (on comprends pourquoi le père est partit avec Arrow ).
Merci de m'épargner la retouche Tessounette ! bisous

Temple : Bah bien sûr qu'on va avoir un lien ! On bosse ensemble ma poule ! What a Face
Bon je m'occupe de mettre tous ça en ordre ! cinglé
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 17:44

Re bienvenuuuuue ! ! Very Happy
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   Jeu 7 Fév - 17:47

Merci ma beauté ! ticoeur
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MessageSujet: Re: [Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace   

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[Terminée] Rosalinde Hassenberg ~ En amour la tiédeur glace

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