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 Drago ♠ Blue fire ;

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E. Drago Falcone
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▌Citation : Don't chase the dragon ; Or the dragon will chase you.


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MessageSujet: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 18:06

Ezio Drago Falcone


« Un feu d'enfer ne saurait purifier. »

Jon Kortajarena © Tumblr



Identité


Je m'appelle Ezio Drago Falcone mais on m'appelle Le Flambeur, ou encore Shen-Long. J'ai 32 ans, j'en fais 28. Je suis né(e) le 12 juillet 1981 à New-York et je suis américain, avec des origines siciliennes. Je suis un humain, enfin, à peu de choses près hétérosexuel non-négociable et je suis tueur à gage.

Capacité Spéciale ; E'ko du dragon; D’après la légende, le feu ne saurait tuer un dragon. Eh bien, c’est vrai. L’esprit de la bête me gratifie d’une indubitable affinité avec ce dangereux élément. Je peux le créer à ma guise et, évidemment, le maîtriser quelle que soit sa source. Au contact des flammes, mes blessures se résorbent également plus rapidement ; mais il importe de préciser que je ne peux me soigner grâce à mon propre feu.
A cela s’ajoute un autre inconvénient. Un simple effleurement d’une flamme, et ma chair humaine devient celle d’un dragon. Inutile de dire qu’en ces temps troublés, un tel manque de discrétion pourrait m’être fatal.





Histoire


« 100 lignes minimum »



Don't try to chase the Dragon...
...Or the dragon will chase you.


Une obscurité absolue avait envahi les rues. La noirceur de la nuit, conjuguée à un temps on ne peut plus nuageux, semblait impénétrable. Le déluge étouffait la faible lumière des lampadaires ; et les gouttelettes, toujours plus abondantes, cinglant le bitume glacé, l’éparpillait de reflets en reflets aux quatre coins des rues. Depuis une bonne demi-heure, mes prunelles céruléennes fixaient le pare-brise de ma voiture. Et inlassablement, j’écoutais cette pluie en maltraiter la carrosserie.
A l’entente d’un bruissement suspect, mon regard glissa instinctivement vers le rétroviseur intérieur. Un type courrait dans ma direction, une mallette sur le crâne en guise de parapluie. Sa silhouette demeura floue quelques instants, mais dès lors qu’il pénétra dans le champ de mes feux stop, je le reconnus. Le client.
En toute hâte il ouvrit la portière ; et d’une façon on ne peut plus distinguée, d’une distinction qu’on eut dit semblable à celle d’un sac à patates vulgairement jeté dans une remorque, il s’installa à mes côtés. « Vous êtes en retard. » Dis-je solennellement, sans même le regarder. « Oui. Oui ! » S’exclama-t-il, reprenant tant bien que mal son souffle. « Un petit contretemps. Je m’en excuse. »
« L’argent ? » Rétorquai-je, le fixant subitement d’un regard oblique, on ne peut plus inquisiteur. « Comme convenu. » Les mains tremblantes, manifestement mal à l’aise en ma présence, il entra le code du cadenas et ouvrit la mallette. Alors se présentèrent à moi, une vingtaine de liasses de billets de banque, bien alignés sur deux rangées bien serrées. « Vingt-mille dollars. »
Jetant derechef un regard dans mon rétroviseur, je manifestai mon désintérêt ; « C’est pas suffisant. » Le client s’offusqua, me gratifiant de ses gros yeux surpris. « Mais ! C’était ce que nous avions convenu ! » S’exclama-t-il. « Le contrat ne prévoyait pas que ce serait une sangsue. Les monstres, c’est plus cher. » L’homme sembla dépité ; néanmoins, il se résigna ; « Très bien. Combien ? » « Cinq mille. » Après tout, ce banquier gras-du-bide avait largement de quoi me payer. Et c’était de bonne guerre. A cause de son manque de précisions, la sangsue m’avait bien malmené, et j’avais failli y laisser ma peau. Heureusement, en dépit de leurs nombreux atouts et facultés, ces saloperies n’étaient toujours pas ignifugées. « En cash, comme d’habitude. Demain, même heure, même endroit. » Enfin je tournai la tête vers son insupportable personne, le fusillant du regard ; « Compris ? » Déglutissant, le banquier hocha péniblement la tête. « Et je vous conseille d’être à l’heure. » Ajoutai-je en guise de congé. Il se retira bien vite, retournant se les geler sous la pluie.
Alors je démarrai, et disparus dans l’obscurité.

* * *

Un craquement retentit dans le couloir tout entier. Cet inimitable bruissement d’une clef, ou le cas échéant d’un rossignol, qu’on fait tourner dans une serrure. « C’est vous, monsieur Visconti ? » Demanda une voix rauque ; une de ces voix de vieille, de grand-mère dans l’attente de l’improbable arrivée d’un petit-fils. « Oui, madame Sharp. » Répondis-je d’un ton affable, contemplant d’un air faussement sympathique cette mamie toute bossue. « Vous ne devriez pas rentrer à des heures pareilles ! » Comme toujours, elle me gratifiait de son instant moralisateur. Elle allait encore me raconter combien les rues sont infréquentables, bourrées de criminels et autres types plus ou moins louches. Ah ! Si elle savait. Si elle savait qu’elle parlait à un assassin de la mafia, certes réformé, mais assassin quand même ; si elle savait qu’elle parlait à un type mille fois accusé de meurtre, a priori condamné à la peine de mort, mais enfermé à perpétuité fautes de preuves, et relâché cinq ans plus tard au nom de ces mêmes raisons. Ah ! Si elle savait, elle ne me demanderait certainement pas de l’aider à sortir ses poubelles. « Les rues ne sont plus fréquentables, de nos jours. » Et voilà. Ne l’avais-je pas dit ? « Ne vous en faites pas. Je sais me débrouiller. » Un sourire forcé, et j’espérais pouvoir me tirer de ce mauvais pas. « Retournez-vous coucher, vous ne devriez pas rester dans les couloirs à des heures pareilles. » Moralisai-je à mon tour, ouvrant la porte de mon appartement.
Et je la refermai bien vite.
Lentement je me dirigeai vers le salon ; enfin, vers le champ de bataille censé avoir un jour été mon salon. Les couvertures destinées à décorer les canapés traînaient en vrac, enrubannant les quelques oreillers qui ne s’étaient pas encore échoués à terre. La table basse était recouverte de chiffons, anciennement blancs, désormais noirâtres, tâchés de produits d’entretien destinés à tout mon arsenal. Un Beretta éventré traînait encore là, laissé à l’abandon, alors qu’un de mes indics m’avait contacté à la dernière minute. Et puis, il y avait cette bouteille de bière, à moitié pleine et dans laquelle se noyait un mégot. Signe irréfragable de mon incroyable sens de la diététique. « T’avais dit que t’en avais pour une heure. » Le geignement fatigué de ma conquête de la soirée, me rappela ô combien les femmes pouvaient être collantes. Elle était sortie de ma chambre, son corps dénudé à peine dissimulé sous un drap, et se tenait désormais à quelques mètres de moi. La lumière tamisée de l’halogène l’éclairait à peine, tandis ce que je demeurais dans l’obscurité. « Les affaires sont les affaires, bébé. » Répondis-je le plus simplement du monde, déboutonnant petit à petit ma veste et ma chemise. Sous la faible lueur de la lampe, apparaissaient mes divers tatouages. De nombreux dragons, de nombreux signes chinois, et de nombreuses images dénuées de sens aux yeux des profanes. Mon corps représentait tout un puzzle, une énigme, dont j’étais le seul à connaître la solution. Et toutes ces pièces étaient parsemées de cicatrices, de marques de guerre plus ou moins importantes. Parmi elles, les dernières commotions issues du « contretemps » de la dernière affaire. Quelques côtes certainement pétées, ou du moins fissurées, couvertes d’une chair bleuie, complètement tuméfiée. « C’est un sacré bleu, pour une simple rixe de bar. » Blonde, mais pas tout à fait stupide.

* * *

Dans un sifflement d’air comprimé, le coffre s’ouvrit ; les entrailles de ma voiture contemplant alors mon visage empli de sérénité. Une cigarette aux lèvres, ses effluves grisâtres embuant mon regard, je fixais l’absence de contenu de cet écrin, a priori et de façon sempiternelle, destiné à accueillir toute sorte de désordre. C’est en dévoilant le double fond, à l’aide d’un clip soigneusement dissimulé, que j’en exposai le réel contenu. Des armes, de tous les genres, de tous les calibres. De l’automatique basique au sniper –mon préféré. Et des munitions, de toutes les sortes, de tous les calibres encore une fois. De la balle standard à la balle censée exploser le crâne d’un bison ; sans oublier les modèles en argent et UV, diaboliquement phosphorescents. M’emparant du Remington Bravo 51, dernier sniper à la mode, je vérifiai dans un claquement d’acier malmené, son éventuel chargement. Les armes contenues dans mon coffre n’étaient jamais chargées, au cas où un petit malin quelconque tenterait d’en retourner une contre son propriétaire. Mais, sait-on jamais.
Pas de balles, comme je m’y attendais. Lentement je reposai le fusil et, me penchant vers le fond du coffre, cherchai deux petites boites de carton coloré, remplies à ras bord de munitions. D’un geste tout à fait professionnel, je chargeai l’arme, gardai quatre balles en réserve, et récupérai également deux de leurs consœurs spéciales. Les imprévus arrivent bien vite.
Dans ce même sifflement qu’à l’ouverture, le coffre se referma. L’arsenal disparut, ne laissant aucune trace. Et je m’évanouis dans l’ombre, un sac de sport étrangement lourd sur l’épaule. A présent, je me devais de mettre mon plan à exécution. D’un regard confiant, je fixai le sommet de l’immeuble, que cet escalier de secours était censé me permettre d’atteindre. Alors j’en enjambai les marches, en toute hâte, mes gants de cuir noir frôlant à peine la rambarde. Pas d’empreintes, je vous prie. Une fois en haut, la bise hivernale animant mon trench-coat et ma chevelure d’ébène, je jetai un œil au bâtiment d’en face. La bibliothèque, là où devait m’attendre la cible.
D’une traite, j’ouvris le zip du sac de sport, m’emparant d’une paire de jumelles. Pourquoi installer tout le matos d’abord, et risquer ensuite de me rendre compte de l’absence de la cible ? A une heure pareille, bien que l’hostilité de l’hiver ait déjà couvert la ville de son manteau d’obscurité, la bibliothèque restait accessible. Accessible, mais déserte. Seuls quelques étudiants la fréquentaient, des montagnes de livres dans les bras ; une sensation que je ne connaissais pas, tant les études m’avaient toujours répugné. Et puis, il y avait les gardiens. Une belle brochette de branleurs, dont la compétence se voulait inversement proportionnelle à la mienne.
Bref. Rien de susceptible de faire échouer ma mission.
La cible était assise à une table, bien en retrait, un rempart de bouquins devant les yeux. Comme atteinte d’un syndrome compulsif, elle feuilletait je-ne-sais quelle encyclopédie. Qu’importait. Elle était là, le contrat m’imposait de lui trouer le crâne, et c’est tout.

Méthodiquement, comme d’habitude, je sortis mon matériel de son sac et le mis en place. Le fusil d’installé, je m’allongeai et procédai aux réglages, jetant plusieurs coups d’œil dans la lunette, de manière à surveiller ma victime. Là, une silhouette féminine m’interpella ; et méthodiquement, comme d’habitude, je fouinai dans la poche de ma veste à la recherche de la photo. La photo de la fille de Francisco, qu’il m’avait donnée avant de passer l’arme à gauche. Le pauvre bougre m’avait supplié de la retrouver, quelque part à La-Nouvelle-Orléans, et de la mettre en sécurité. Quatre ans s’étaient écoulés depuis sa mort, depuis le démantèlement de la Famille, depuis mon incarcération ; mademoiselle avait certainement changé, beaucoup, mais je me devais tout de même de tenir ma promesse. Mais une fois encore, cette fille ne correspondait pas à la photo.
Fixant une bonne fois mon regard dans la lunette, je fis glisser le viseur sur le crâne de ma cible. Alors seulement je ne bougeai plus, respirant profondément, très lentement ; mon index sur la gâchette, attendant le bon moment.
Un coup de feu à peine audible, silencieux oblige, expédia une balle en travers du crâne de ma victime. La force du projectile était telle, qu’il avait percé les vitres de la bibliothèque comme s’il s’était agi d’un voile de soie. Les gardiens ne réagirent pas. Personne non plus d’ailleurs, tant le jeune homme était lui-même passé inaperçu. « Eh merde. » Grognai-je en le voyant relever la tête, en dépit de la balle encastrée dedans. Celle-ci fut expulsée tout naturellement, abandonnant derrière elle aucune once de souvenir, hormis une rancœur tenace.
Vampire, pensai-je. D’instinct, je me hâtai d’empoigner mon flingue et d’y glisser les deux balles UV censées servir de précaution. En espérant avoir le temps de tirer. L’âcre odeur de la poudre, du canon encore brûlant, mêlée à l’inimitable odeur de mon sang, permit au buveur de sang de me retrouver en un instant. A peine avais-je chargé mon arme, qu’il était déjà planté devant mon nez, le regard fou, animé d’une furieuse envie de me sauter à la gorge. Et il ne se fit pas prier. Usant de toute sa force il bondit, et m’écrasa à terre. Un bruit sourd assorti d’un gémissement de douleur retentit, marquant la violence du choc. Ma colonne vertébrale semblait vibrer, comme une corde que l’on s’amuse à faire osciller. Je l’avais échappé belle en réalité ; une pichenette de plus, et cette saloperie me paralysait à vie. « Ton odeur…tu sens le soleil et le feu, qu’est-ce que tu es ? » Murmura-t-elle, humant de plus belle mon parfum, tel un chien mal léché. « Rien de comestible. » Rétorquai-je, très calmement, en dépit de tout rictus de douleur. Et, bien déterminé à demeurer entier, tout en ne remplissant pas sa panse, je le gratifiai d’un coup de genou dans le ventre, me délivrant de son étreinte. Cette once de résistance dut l’énerver, car il me chargea de plus belle, feulant tout crocs dehors. Je l’évitai tant bien que mal, mettant en pratique mes nombreux enseignements d’arts martiaux ; hélas, il était trop rapide. Une bourrade magistrale en plein flanc eut raison de mon équilibre, et de moi, m’envoyant au tapis le temps d’un souffle. « Tu es trop agile pour être humain, et pas assez pour être lycan. Qu’est-ce que tu es ? » Je me remis difficilement de mes émotions, une douleur lancinante irradiant de ma blessure. « Sincèrement, je penses que tu n’aurais pas aimé le savoir. » Le vampire demeurait là, totalement pantois, et particulièrement dubitatif. Son front se plissa dès lors que nos regards se croisèrent ; dès lors que mes prunelles océanes, animées d’une étrange lueur flamboyante, défièrent ses iris émeraude. « Les chinois m’appelaient Shen-Long. » Dis-je calmement, de frêles flammèches commençant à poindre du bout de mes doigts. Du même temps, mes doigts parurent noircir, brûler littéralement. Rien ne s’en fut. Ils se couvrirent simplement d’écailles sombres, néanmoins luisantes, dont les mille et un reflets contribuaient à rendre le feu plus vivant qu’il ne l’était. Quant à mes ongles, ils étaient devenus griffes ; des griffes n’ayant d’ailleurs rien à envier à celles des vampires ou des lycans, en matière de longueur comme de tranchant. « Esprit du dragon. »

***

神龍


Cet avion sillonnait le ciel depuis tant de temps, que je m’étais habitué à l’insupportable ronflement de ses réacteurs. Il m’avait même été possible de m’assoupir ; seulement, à force ne jamais dormir sur mes deux oreilles, au diable les déformations professionnelles, un simple frôlement suffit à me réveiller. S’il m’avait été donné de rester armé, à n’en pas douter l’auteur d’une telle agression aurait été à la merci de mon flingue. Là, je me contentai de lentement ouvrir les yeux, et de jeter un regard froid sur mon voisin. Un gamin en bas âge, très occupé à maltraiter un petit camion de pompier tout en plastique. « Fais attention, Lucas ! » Siffla sa mère, ramassant l’une des pièces du jouet, implacablement arrachée et laissée à l’abandon. « Excusez-le, monsieur. » Me dit-elle alors, extrêmement confuse. « Y’a pas de mal. » Soufflai-je, encore a-demi endormi.
Elle me gratifia d’un sourire et, dépliant son journal, reprit sa lecture. Son visage affable perdit vite de sa couleur, pâlissant à la vue d’un article on ne peut plus déplorable.

    En 2007, un coup de filet des autorités newyorkaises a constitué une réelle avancée dans la lutte contre le grand banditisme et le crime organisé ; mais c’était sans compter sur les aléas de la justice, et sur l’infinie précaution dont savent faire preuve les membres de telles « Familles » ! L’exécuteur présumé de la Famille Clemente, a quitté vendredi dernier le pénitencier de Rikers Island, quatre ans après son incarcération. On se souviendra qu’en dépit de sa réputation, et des nombreux soupçons à son encontre, il n’avait pas été condamné à mort. « Je ne peux pas condamner à la peine capitale en me fondant sur des rumeurs et des préjugés », avait répondu le juge Adams, face au tollé qu’une telle décision avait provoqué. La justification de sa récente libération trouve sa source dans des motifs analogues. En effet, la seule et unique preuve qui avait permis de le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité, s’est avérée irrecevable. Ezio Falcone est désormais libre, n’en déplaise à une population profondément indignée. Il a néanmoins quitté le pays ; mais il y a fort à croire qu’il craigne bien d’autres ennemis que la police.


L’article était illustré de deux de mes clichés de prisonnier. Un de face, un de profil. J’avais vraiment une tête de tueur là-dessus ; les joues creusées, le visage morne et les yeux morts, on voyait combien j’en avais bavé avant d’en arriver là. J’avais vu la majeure partie de mes frères, de ma famille, mourir sous la mitraille. Tout ça à cause d’une rivalité entre Familles, et du manque de fair-play des Vinci. Pourquoi risquer la vie de ses hommes, quand on peut se servir de ses indics, et faire bosser la police ?
La femme, en toute discrétion, compara les photos à mon visage. Elle n’eut, évidemment, aucun mal à me reconnaître ; et dès cette prise de conscience, son bras se glissa autour des épaules de son fils, le ramenant rapidement contre elle. Un léger sourire s’esquissa au coin de mes lèvres, traduisant tout l’amusement qu’une telle situation provoquait chez moi. Tout ça me rappelait le bon vieux temps. Cette époque révolue, et ces victimes qui, espérant survivre, étaient capables de tout.

Soudain, la berceuse des réacteurs fut interrompue ; et le calme de la cabine, brisé. L’inimitable fracas d’un corps échoué contre une cuirasse de fer, retentit et ébranla toutes les ouïes. Il fut suivi d’une espèce de rugissement, tant rauque que suraigu, dont la tonalité assourdissante n’eut rapidement rien à envier à la clameur publique. Les passagers commencèrent à paniquer, à crier comme du bétail égorgé. L’avion tanguait dangereusement, comme s’il avait percuté quelque chose. C’aurait pu être plausible ; encore aurait-il fallu qu’il n’eût été en plein ciel, et à une distance on ne peut plus raisonnable d’un quelconque building.
Une autre secousse, plus puissante encore, expulsa quelques passagers de leurs sièges. Les cris s’intensifièrent ; et à cet insoutenable vacarme vint s’ajouter le tonnerre d’une centaine de bagages en chute libre. Comment survivre, dans tout ce chaos ?
M’emparant vivement de mon masque à oxygène, je tentai de reprendre mon souffle. Et, espérant stupidement déceler la cause de tous nos malheurs, je jetai un œil à l’extérieur. Alors j’aperçu quelque chose de franchement étrange, que j’attribuai volontiers à une hallucination. La queue d’une créature inconnue, d’une de ces bêtes mythiques inspirées des légendes chinoises. Elle ondulait dans la brume obscure, ses écailles sombres reflétant les loupiottes de l’appareil ; et son extrémité en forme de fer de lance, frappait la carlingue de manière continuelle.
Sous le choc, je m’évanouis.

Une vive sensation de froid m’extirpa de ma torpeur. Geignant de douleur, le visage empreint de souffrance, j’ouvris lentement les yeux. Allongé dans la neige, des débris de métal enflammé me réchauffant à peine, je me rappelai vaguement de l’accident. Les secousses, l’hallucination, le crash.
Encore groggy, je m’agenouillai…et retombai aussitôt, atteint d’une violente quinte de toux. La neige se teinta de rouge ; cela étancha ma soif de diagnostic. Je ne m’étonnais guère de souffrir de lésions internes. La chute avait été rude. Si rude, qu’il me semblait en être le seul survivant.
Je demeurai allongé un moment, reprenant mes esprits. J’écoutais le Silence. Le vent fouettant la carlingue éventrée, le métal qui craque, les flammes vacillantes. Et puis, mon attention alla à un débris tout à fait étrange, profondément enfoncé dans feu la queue de l’avion. Derechef je tentai de me relever, usant de la carcasse de la carlingue comme d’un appui, et me traînai courageusement vers ce curieux artefact. De toutes mes dernières forces je tentai de l’arracher, et j’y parvins, au prix de quelques gouttes de sang supplémentaire. Cette chose était diablement coupante, comme un véritable rasoir. Alors même qu’il s’agissait d’un simple croc.
Mon illusion lors du crash en avait-elle vraiment été une ?

***

Rêve ou réalité ?
A mon réveil, je clignai plusieurs fois des yeux, ignorant parfaitement où je me trouvais. Le plafond, que je fixais maintenant depuis de longues minutes, était décoré de splendides sculptures dorées. Des dragons, des étoiles, et des Hommes. Un travail de maître, sincèrement magnifique.
Des torches de cuivre soigneusement travaillé ; une œuvre de ferronnerie tout à fait notable, éclairaient la pièce. Longuement je fixai leur flamme, comme hypnotisé. Comme s’il m’était donné de comprendre cet élément au-delà de ses simples caractéristiques primaires. Comme s’il avait un rôle à jouer dans ma propre essence.
Sans plus attendre, je m’extirpai de mes couvertures. Mon buste tout entier avait été pansé, comme mon épaule et ma main droite. Mes blessures avaient été conséquentes ; mais là, tout de suite, je m’en fichais complètement. Je ne pensais qu’à ce feu. Alors je m’avançai vers la torche, tout doucement. Et une fois planté devant, j’approchai ma main blessée de sa flamme rougeoyante. Je l’approchai tellement, que j’en vins à l’y glisser complètement. Un homme ordinaire aurait dû ressentir une douleur insoutenable ; moi, je ressentis uniquement du bien-être. Mon bandage brûla, entièrement, tombant en cendres fraîches. Mais ma main, elle, demeurait parfaitement intacte. Ses multiples entailles se résorbèrent d’ailleurs, la flamme accélérant étrangement le processus de cicatrisation. « Le feu attire le dragon blessé comme l’eau attire le poisson qui s’étouffe. » Constata-t-on dans mon dos. Vivement je me retournai, croisant le regard d’un homme de petite taille, vêtu en moine tibétain. Sans doute en était-il un lui-même. « Tu es enfin réveillé, Shen-Long. »



Derrière l'écran


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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 19:03

welcome
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E. Drago Falcone
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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 19:34

Merci ma belle ! What a Face
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Lexy Williams
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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 19:42

Welcoumeuh What a Face

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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 19:49


Félicitations !


« Tu viens d'attraper le dernier train pour l'Enfer ! »
Officiellement bienvenue sur COB ! J'adore ♥ personnage original et très bien construit, tout en finesse Smile Te voilà donc ajouté chez les chasseurs (c'est bien le groupe que tu souhaitais ? ) ! Amuse-toi bien parmi nous, et n'hésite pas à contacter un membre du staff si tu rencontres un problème ou as besoin de renseignements ! ♥ Ce qui suit a été rédigé pour te guider après ton arrivée tromimi

Se Préparer

A ce stade, t'as passé la validation, et ça mérite avant tout un bravo ! Tu fais officiellement parti de la famille, et tu vas pouvoir commencer à t'éclater. Mais avant, il y a encore quelques détails à régler.
Te voilà donc arrivé à la phase des obligations administratives ! Plusieurs étapes :
Pour commencer, il est prudent de faire recenser ta célébrité dans le Bottin des Avatars, en respectant le formulaire évidemment !
Si ton personnage est un Prédéfini ou bien un Scenario, n'oublie pas de préciser dans ce sujet que tu l'as choisi, afin qu'un Modérateur spécifie qu'il est désormais pris !
Pense aussi à réserver ton métier/rôle , histoire qu'on sache un peu qui est qui. De même, il te faut recenser ton pouvoir dans la Liste des Capacités. N'oublie pas de respecter le formulaire qui est proposé Wink
Puis, il est impératif de créer ta Fiche de liens, histoire de te faire quelques potes dans le coin. Tu peux aussi créer un sujet dans les Répertoires de topics, histoire de recenser tes futures aventures ! cinglé
Enfin, tu peux si tu le souhaites venir réclamer un Rang Personnalisé.

Une fois que t'as fait tout ça, t'es paré pour le jeu, soldat ! super

En revanche, il te reste encore des choses indispensables à savoir, et pour cela, on te donne directement rendez-vous dans le

GUIDE DU JOUEUR


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Rouge Ardent

« As-tu trouvé loin des vies, loin des larmes, ton idéal Rouge Ardent ? As-tu froid, trembles-tu quand tu dors ? Tu disais "tout s'évapore"... Tu as eu tort. Corps à corps j'en rêve encore. Le feu, le vent, mille volcans Rouge Ardent. Quand tu m'embrassais fort... j'en rêve encore. Le jour se lève... encore ♦ »




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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 19:52

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Darius Von Verlagen
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▌ Code couleur : #8B0000 - darkred
▌Age du personnage : 103 ans
▌Rang : Membre du clan Blackstone
▌Job : Chasseur de primes et expert en armes à feu
▌Citation : There's a beast in every man and it stirs when you put a sword in his hand.


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement: Neutre à tendance maléfique
▌Relations:
▌Pouvoirs :




MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 20:02

Bienvenue ! =)
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http://cup-of-blood.1fr1.net/t2692-darius-von-verlagen-such-mich-find-mich http://cup-of-blood.1fr1.net/t2677-darius-von-verlagen-du-spielst-gott http://cup-of-blood.1fr1.net/t2691-darius-von-verlagen-kommst-du-mit-mir-spielst-du-mit-mir
E. Drago Falcone
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▌A débarqué le : 27/01/2013
▌Parchemins : 109
▌Quantité de sang disponible : 8610
▌ Code couleur : Firebrick
▌Age du personnage : 32 ans.
▌Job : Tueur à gage.
▌Citation : Don't chase the dragon ; Or the dragon will chase you.


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement:
▌Relations:
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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 20:16

Merci à tous !

&&thx pour la validation Tessou ! hug C'était bien ce groupe-là que je désirais, plus approprié. What a Face
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Cassandra Griffiths
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▌Age : 27
▌A débarqué le : 26/11/2012
▌Parchemins : 2466
▌Quantité de sang disponible : 11159
▌Age du personnage : 22 ans


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement: Neutre à tendance bénéfique
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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 21:09

Bienvenue ! What a Face
Sympas ta capacité spéciale !
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E. Drago Falcone
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▌Quantité de sang disponible : 8610
▌ Code couleur : Firebrick
▌Age du personnage : 32 ans.
▌Job : Tueur à gage.
▌Citation : Don't chase the dragon ; Or the dragon will chase you.


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▌Alignement:
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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   Dim 27 Jan - 21:20

Merci ! hug
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MessageSujet: Re: Drago ♠ Blue fire ;   

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Drago ♠ Blue fire ;

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