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 La liberté a un prix [Rehan]

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London T. Emerson
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MessageSujet: La liberté a un prix [Rehan]   Mer 27 Mar - 17:53

Le couvre-feu. Une invention faite par les hommes et les chats obéissent. Absurde. Complètement. Aux yeux de London s'est se faire humilier. La nuit, c'est son domaine à elle -celui des prédateurs – celui de la chasse, de la fête. Cela fait trop de nuits où elle reste cloitrée dans le manoir à ne plus savoir que faire. Elle en a marre. Elle l'a décidé. Ce soir elle sort. Pas que dans la forêt. En ville aussi. Elle en a marre qu'on lui dicte quoi faire, quoi manger, où dormir. Rehan l'a laissé comme une moins que rien alors même qu'elle lui criait combien elle l'aimait. N'importe quoi. Elle l'a refilé à la maison des chats et a tout simplement disparue ! Trop facile ! La vie, ce n'était pas ça ! Celle d'un jaguar encore moins ! Elle n'avait pas compris tous les tenants et aboutissants – trop jeune – mais elle avait compris que des places étaient en jeu. Peut-être qu'un jour elle y jouerait – un jour ce sera son tour – tant elle ressemble à Rehan, c'est comme une évidence.

Elle attrape un jean noir qu'elle enfile prestement. Suivent un débardeur et un pull d'un gris foncé. Elle va devant son miroir et s'amuse à charbonner son regard afin de lui donner plus d'intensité. Tout son corps est excité. Elle a besoin de bouger, de sentir l'attraction qu'elle a sur les hommes. Dans ce manoir, personne ne la regarde, elle est trop jeune -indisciplinée – inintéressante et elle ne le supporte pas ! Sa crinière vient sublimer sa tenue des plus simples et sexy et elle enfile sa veste en cuir qui lui donne un côté motard très au goût du jour. Elle sait qu'elle doit être prudente, ne croiser personne, sinon la fête sera finie avant même d'avoir commencé. Ce serait fâcheux.

Elle regarde ses livres de cours – insignifiants – et n'arrive pas à s'enlever de la tête cette envie de faire la fête. Cela est toujours comme ça avec elle. Il doit y avoir une idée fixe – quelque chose qui la fait se sentir vivante – afin qu'elle ose aller au delà des limites. Pour elle, toute frontière se devait d'être dépassée – se surpasser – car c'est là où la vie se trouvait. Puis de quoi avaient-ils peur ? Elle était chanceuse, il ne lui arriverait rien de néfaste – hasardeux – elle en était persuadée. Elle n'alla pas en parler à Byron pour autant, préférant le laisser hors de ses envies. Il était sympa, mais était bien trop vieux pour comprendre ses envies à elle – ceux d'une jeune femme de 24 ans – qui avait envie de continuer à s'amuser.

Elle descendit les marches de l'escalier. Il est bientôt minuit. Personne ne traine dans les couloirs. Cela fait des semaines que London se trouve ici et elle n'a toujours pas compris comment les jaguar s'amusaient. Il ne fallait pas mettre de la musique à partir d'une certaine heure – respecter la tranquillité des locataires – au point qu'elle avait l'impression d'être dans une maison de retraite ! Elle en voulait à Rehan de l'avoir laissé là tandis qu'elle ne donnait plus signe de vie. C'était beau de la garder auprès d'elle pour l'enfermer. Ce n'était simplement pas juste à ses yeux. Alors elle n'avait aucune culpabilité en elle quand elle actionna la poignée et qu'elle ouvrit la porte. Elle accueillit la fraicheur de la nuit en fermant les yeux. D'autres fois, elle s'était contentée de courir dans les bois...Mais là elle voulait plus. La chaleur des bras d'un homme, juste pour laisser exprimer ses pulsions.

Elle mit un premier pied dehors quand elle sentir une présence...Sa présence. Se pouvait-il que Rehan soit la seule à la faire douter de sa chance innée ?

- Quel bon vent t'amène ?

Elle tourna la tête dans la direction où elle savait qu'elle la verrait – cette mère indigne – celle qui l'avait lâchement abandonnée, ne l'oubliant pas.
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M. Rehan O'Neal
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MessageSujet: Re: La liberté a un prix [Rehan]   Dim 31 Mar - 10:35

La nuit était particulièrement fraîche pour un début de printemps louisianais. En bonne irlandaise toutefois, habituée à la pluie et au froid, je m'en accommodais. Le temps n'avait jamais eu sur moi d'influence particulière. Je m'étais faite à la chaleur très vite, en venant même à l'apprécier ; mais j'aurais accueilli tout aussi bien la neige, et j'avais un faible pour les orages. Il grondait alentour depuis la fin de l'après-midi, semblant contourner la ville plutôt que d'y éclater. Un brin nerveuse en conséquence, mais pas moins attentive, j'effectuai ma ronde, fidèle à mon poste comme je l'avais juré.

Je n'avais pleinement repris mes fonctions que depuis quelques jours, et la nouvelle n'était pas encore tombée de façon officielle. J'étais seulement passée ici en début de week-end pour faire part de mes décisions à Byron. Les jours suivants, j'étais partie en mission pour lui, reprenant mes marques dans mon propre appartement plutôt que de reprendre mes habitudes au manoir. Je n'étais pas restée assez longtemps pour imprégner ses meubles et ses murs de mon odeur, mais les jaguars qui m'avaient croisée à mon arrivée étaient déjà au courant. Impossible de dire si oui ou non, ils avaient vendu la mèche. J'étais certaine en revanche, qu'ils seraient plus nombreux à déplorer mon retour qu'à le fêter. Ca m'était égal. J'avais ma place, j'étais sûre de moi et, pour faire preuve de bonne volonté, j'en avais déjà fait plus ces derniers jours qu'un autre en aurait fait en un mois. J'étais décidée à tout faire pour protéger les miens et à l'occasion, me faire respecter. Quelques heures de sommeil me manquaient, mais je serais bien à temps de les rattraper une fois les tensions apaisées. Si seulement elles venaient à se calmer un jour...

Et dernièrement, l'annonce du couvre-feu avait plutôt eu l'effet contraire. La nouvelle avait été dramatique pour la plupart d'entre nous. Heureusement, nous vivions à l'écart de la ville, et l'armée était encore loin d'avoir envahi les campagnes. Néanmoins, la surveillance était accrue, notamment en hélicoptère, et nos chasses aux alentours du manoir avaient été suspendues. Pour plus de discrétion, j'avais été amenée à dresser un pacte avec les loups, autorisant les nôtres à chasser sur leurs terres. La forêt restait un lieu bien plus sécuritaire que les plaines bordant le Mississippi. La restriction était sévère, et l'organisation maximale... mais tout jouait en faveur de la Race. De toutes, notre existence était la moins soupçonnée ; et j'étais d'accord avec Byron sur ce point : nous nous devions de préserver cet avantage.

22h. Ma montre avançait de quelques minutes, pour pallier mon affreuse tendance à toujours arriver en retard. Le goût de se faire désirer. Je jetai un coup d’œil alentour, quasiment certaine que plus aucun résident du Manoir ne se manifesterait, mais dressai l'oreille, l'attention dirigée vers une poignée actionnée. Sorties interdites, c'était la règle. Et ce soir n'était pas soir de chasse. A pas de loup, je contournai l'imposante bâtisse, et regagnai l'entrée, prête à prendre l'imprudent(e) sur le fait. Mais, je n'avais pas atteint l'angle principal de la maison, que son odeur vint chatouiller mes narines. London. Elle était mon sang, ma volonté parfois... je l'aurais reconnue entre mille, peut-être même à des kilomètres, moyennement un maximum de concentration. Vilaine fille. Elle m'avait manqué. J'avais eu quelques nouvelles par Byron mais rien de bien concret. Dommage que nos retrouvailles dussent débuter par une mise au point forcée.

« Quel bon vent t'amène ? » Elle s'apprêtait effectivement à regagner la ville, à en juger par sa tenue que j'examinai de la tête aux pieds. Une perle, un diamant brut. J'étais toujours satisfaite en la regardant. J'avais la faculté de trop bien choisir mes enfants pour regretter un jour leur transformation. Pourtant, celle-ci donnait une certaine quantité de fil à retordre...

« Bonsoir, London ». J'affichai un demi-sourire tout en prenant bien soin de lui barrer le passage. « Un vent définitif. J'ai repris mes fonctions pour de bon », annonçai-je avec fierté, un brin amusée. Je la sondai quelques instant, certaine qu'elle ferait des pieds et des mains pour passer et que, d'une façon ou d'une autre, j'allais devoir sévir pour l'en empêcher. « Tu vas quelque part ? »

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La liberté a un prix [Rehan]

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