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  Suis moi, je te fuis - Garrett Morgan

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Soledad Lorente
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MessageSujet: Suis moi, je te fuis - Garrett Morgan   Lun 25 Mar - 14:53

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    Couvre-feu. Couvre-feu obligatoire à nous créatures de la nuit, et maudites de surcroit. La prolifération des bestioles à longues quenottes ou à crocs acérés dans la ville, et aussi dans l'état entier, a mit la puce à l'oreille des humains... Quoiqu'ils nous cotoyaient, mais le changement de gouvernement a fait ressurgir de vieilles peurs. Je ne dis pas que ce nous sommes tend à la sécurité, ni même à être rassuré, puisque nous sommes les créatures qui logent dans les cauchemars des enfants. mais quand même, nous ne sommes pas dénués, pour la plupart de sens moral et nous avons aussi une éthique. Comment faire comprendre ça, à de tels puristes, tendance rétrogrades et vindicatifs? Tout ça, c'est de leur faute, aux vampires j'entends. Et vas y que je te suce, que je te goute, que je t'avilis... Je suis certes une bête féroce, je sais bien, mais au moins je tue avec plus de justesse et c'est droit au but. Ou du moins, je tuais. Je fais partie de la meute depuis quelques années maintenant, toujours la gamine à qui l'on reproche sa fougue excessive et ses frasques grandiloquentes, mais je me suis assagis, et maintenant je me gère parfaitement! Une partie de jambes en l'air fièvreuse avant les trois nuits de pleine lune et hop je me sens beaucoup mieux! Plus de crise de fièvre lunaire, qui me rendaient irracible, colérique et incontrôlable, j'ai bien changé quand même. Je dis quand même, parce que, oui c'est moi qui suis en train d'escalader la façade du manoir pour me tirer de là, et aller profiter de la nuit, malgré le couvre feu. ça me vaudra une correction probablement, mais je n'en serais pas à ma première, ni à ma dernière!

    Je sautais pour rejoindre le sol, le plus silencieusement possible, me glissant entre la végétation à l'arrière du manoir, ne me restait qu'une cloture à enjamber et je serais libre! Elle me manque cette liberté, on ne peut pas enfermer une bête indéfiniment, et j'ai besoin d'aller gambader, pas forcément sous ma forme de louve, je n'ai pas envie de croiser la brigade anti bestiole ce soir. mais juste sous forme humaine, aller m'allonger quelque part dans les hautes herbes, oui les marécages ne sont pas de grandes plaines verdoyantes, et mes amis les alligators veillent au grain, mais mince, un peu de plaisir ce soir ne me ferait pas de mal. Je prends mon élan et arrive sur le haut du mur qui borde la propriété, je regarde vers la demeure, rien ne bouge et je ne sens aucun autre de mon espèce aux alentours. Je quitte le mur, pour retomber en bas, de l'autre côté. J'ai envie de hululer, mais je n'en ferais rien, ce n'est pas le moment d'attirer l'attention, un peu plus loin, je pourrais faire comme bon me semblera. Je n'ai pas peur ce soir, le fantôme de mon passé, est séquestré quelque part dans la ville et si je le croise ce soir, je pourrais me dire que oui effectivement, je suis maudite et à plus d'un titre!

    Je traverse rapidement, d'un pas léger les quelques mètres de bouillasses pour rejoindre le coeur du bayou. Les insectes et autres bestioles de la nuit m'enveloppent de leurs chants si spéciaux. Je suis loin de la ville, loin du brouhaha, aujourd'hui éteind par les restrictions gouvernementales. La ville doit être sacrément lugubre ces temps ci. Je saute d'une petite branche sur le sol, et un déchirement de tissus derrière moi, se fait entendre, ma longue jupe s'est accrochée. Un accroc de plus, dans ma garde robe... A croire que je ne suis pas foutue de garder un habit correct. n'étant en plus, pas une fervente admiratrice de mode et de shopping... Une petite brise me chatouille la nuque, mes cheveux sont attachés en un chignon indiscipliné, quelque chose me gêne. J'écoute, immobile, et mon visage se tourne vivement sur la droite, quelque chose est passé à vive allure. Pas un cerf, pas une créature sur 4 pattes, autre chose. J'hume l'air, une odeur de mort, un vampire. Bordel! Les marécages, à certains endroits, sont à l'ombre de grands arbres décharnés, je grimpe à l'un d'eux. Scrutant les environs, silencieuse, prête à l'attaque.

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Garrett J. Morgan
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MessageSujet: Re: Suis moi, je te fuis - Garrett Morgan   Dim 31 Mar - 20:00

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It's electrifying Where he stops
nobody knows


Couvre-feu à la con. Nous voilà comme des animaux en cage à tourner et tourner dans ce manoir autrefois assez grand aujourd’hui étouffant. Se débrouiller pour se lever tôt, chasser avant qu’il ne soit trop tard, se dépêcher. Chose difficile avec un nouveau-né dans les pattes. La patience me faisait défaut, je n’allais plus pouvoir rester cloîtré ici très longtemps. D’ailleurs mes mauvaises ondes atteignaient tout le monde. Une vraie pile électrique, je n’arrivais pas à m’empêcher d’électrocuter tout ce que je touchais, faisant sauter les plombs du manoir une fois ou deux sur la soirée, faisant suite aux grognements ignobles du chef, dérangé à faire je-ne-sais-quoi et je-ne-veux-pas-savoir. Je ne pouvais pas non plus m’approcher de Seamus, il devait être aussi agacé que moi, et si son don disjonctait comme le mien quand j’étais énervé… je ne voulais pas être dans les parages. D’abord parce que je ne peux pas affronter ça une nouvelle fois, ensuite parce que l’idée me faisait peur je l’avoue. Presque trois cents ans d’existence et une crise identitaire dans la tête. Mon Dieu quel phénomène. J’ai annoncé que je sortais. Je crois qu’Asher n’a pas trop rouspété. Sa maison ne risquait plus d’être plongée dans le noir absolu pendant quelques heures. J’ai choisi le Bayou pour ses étendues, sa distance avec la ville et ses alligators. Euhm, oui, alligators. Enfin, depuis le temps, ils ne m’amusaient plus beaucoup. Devenus trop prévisible. Bien que j’allais pouvoir à présent emmener Meredith. Jeune infant que j’avais laissé au manoir… du moment qu’elle ne m’en veut pas à mon retour. Je n’avais pas envie de la mettre en danger avec les humains qui se réveillaient. Ce n’était franchement pas le bon moment pour apprendre la vie à un vampire nouveau-né. Si j’avais su, j’aurais continué mon chemin et choisi une autre ville moins mouvementée. Oh, pas pour moi. Ces histoires m’amusaient. Mais c’était ça de devenir responsable d’une vie, on fait attention à la sécurité de l’autre. Moi-même ça me faisait tout étrange dans le ventre en pensant que je ‘prenais mes responsabilités’ envers Meredith. Personne n’y croirait si je l’avouais.

La demi-lune haute, les quelques nuages présents dans le ciel noir pas une lueur excepté les deux manoirs du bayou. Si isolés, éloignés, d’apparence si vide. Et pourtant je savais que l’un abritait un vieux chat grognon et l’autre une meute de loups fraichement débarquée. Ils avaient bien choisi leur moment, n’est-ce pas ? Je ne m’étais pas intéressé à eux, les considérant plus faibles que la meute O’Brien puisque ne l’ayant pas défié et donc, inintéressant pour ma personne. Enfin, je savais bien qu’en trainant ici, à force, je finirais par attirer l’attention. Qui sait si je ne finirais par trouver un peu d’amusement dans ces marécages. Je m’enfonçais toujours plus, en courant tranquillement, par simple envie de me dépenser plus qu’à but sportif. Courant, sautant, oh je ne nierais pas laisser mes mains trainer sur quelques buissons sauvages brûlant des feuilles à cause d’un trop haut voltage. J’accumulais trop ces temps-ci, il allait falloir que j’évacue tout ça. Bien loin, je m’arrêtais et commençais à jouer avec l’électricité qui suintait de mes mains. Je me concentrais pour l’évacuer, je produisais de petits éclairs qui reliaient mes mains, augmentant la densité, puis la diminuant, travaillant mon don pour l’atténuer – et éviter ainsi de continuer à faire sauter les plombs du Manoir BlackStone. Par moment, je devais lâcher prise, je pouvais me brûler moi-même à tout canaliser. Je sentis le cœur d’un pauvre petit gibier décoller face à une décharge puis s’arrêter devant la trop grosse dose. Pauvre petit lapin. C’est alors que – alors que je jouais avec mes éclairs – je sentis une présence pas loin. Une odeur musquée. Un loup. Je cessais les éclairs et cherchais la source de cette odeur. Je ne sentis plus que je ne vis la louve dans l’arbre. « Descend de là, louve. » Il n’y eut pas un bruit, pas un mouvement. « Si tu m’observes, tu dois savoir ce que je sais faire… sais-tu que ton arbre a les pieds dans l’eau ? » Sourire malicieux. Tranquillement, je m’accroupis, la main se rapprochant dangereusement de l’eau qui rejoignait l’arbre du marécage. Mais je n’eus même pas le temps d’en effleurer la surface que la jeune louve sortit de sa cachette et… je me figeais net. « Soledad… ? » Je m’assis par terre, stupéfait. C’était bien elle, debout devant moi. Droite et fière, le regard hautain et méprisant, farouche. Un tas de sentiments me submergea tout d’un coup, impossible de les identifiés, de retranscrire ce que chacun de ces sentiments me faisait. C’était confus, douloureux, mais doux à la fois. Un drôle de mélange dont je ne me remis pas sur l’instant, les sourcils froncés et le regard comme subjugué devant une apparition de la sainte mère de Dieu, ce n’était pas loin d’être un miracle pour moi. Soledad était bien la dernière personne que je pensais revoir un jour, dont je redoutais aussi le retour dans ma vie. Ca n’avait pas été bon la dernière fois. Extrême – bien qu’un peu plaisante, mais néanmoins de la folie pure. J’hésitais entre un sourire et un regard noir. J’optais pour le petit sourire évidemment. Mais timide. Si j’avais été dur quand je l’avais chassé, je n’en oubliais pas moins ses accusations, et la certitude qu’on en était là par ma faute. Je restais assis, là. Incapable de dire ou de faire quoi que ce soit. Comme le grand enfant que je suis. Elle pouvait bien me sauter à la gorge que je n’étais pas prêt à me méfier ou à contrecarrer.
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Soledad Lorente
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MessageSujet: Re: Suis moi, je te fuis - Garrett Morgan   Dim 31 Mar - 20:59


    Perchée sur ma branche, humant l’air, je n’ai pas l’air de comprendre qui et quoi… Au bout de 144 ans de vie presque humaine, on penserait que peut être, je capterais l’odeur reconnaissable du passé, mais non ! Que nenni ! Il approche, et mes doigts resserrent leur emprise sur l’écorce, le couvre feu, fait perdre la boule déjà sensible, des vampires de la ville. Il faut dire, qu’interner des êtres ne vivant que pour le sang, en les éloignant de ça justement, est pure hérésie ! Mais je ne prône pas la cause vampire, loin de là. Je peux presque entendre la voix de Celestina dans mes oreilles, me rabattant les mêmes phrases sur eux, elle a su taire à la meute mon lien passé avec l’un d’entre eux, mais lorsqu’elle est seule avec moi, elle ne s’en prive pas. On ne peut pas refaire ce qui est passé, une leçon de la vie justement, si j’avais pu changer plein de choses, je l’aurais fait. Déjà je… non en fait, à y songer de mon passé, malheureusement ça aurait été maman ou moi, et ni l’un, ni l’autre n’aurait changé quoique ce soit. Ce ne sont que les élucubrations de l’esprit, ça ne sert à rien de songer à tout ça, et d’ailleurs je l’ai pas vu approcher, il me parle, je baisse les yeux, dans la demie obscurité, il ne peut me voir, par contre… Je suis saisie. Littéralement saisie, je n’ai pas d’autre mot pour l’heure, d’ailleurs tous les mots se sont fait la malle. Il lève les yeux vers moi, et tout me frappe d’un coup, ma première transformation devant lui, notre rencontre en France, le chuchotis de sa voix à mon oreille, le frisson de plaisir lorsque nos doigts s’effleuraient, la férocité de nos baisers comme si nous pouvions en mourir, le sentiment de déchirure lorsqu’il planta ses crocs en moi pour la première fois, et chaque sourire, chaque dispute, chaque réconciliation qui avaient fait trembler les murs… Tout. Il me menaça, je le retrouvais bien là, n’avait il donc pas changé en ces quelques années de séparation. Je déglutis, la séparation me revint en mémoire, voilant tout le reste, comme une ombre sombre et menaçante, je pus même revivre la mort douce et sinueuse de mon cœur lorsqu’il me congédia. Sa main se rapprocha de l’eau, je ne pouvais décemment pas le laisser me cuire comme à la broche. Il m’avait parlé de savoir ce dont il était capable, ces éclairs avaient été prit par mon esprit, pour des signes de futurs orages. Attrapant ma jupe dans une main, je bondis de la branche, pour atterrir sur le sol avec grâce, me relevant droite comme un « i », le regardant sans le quitter du regard, l’eau éclaboussa quelque peu, et je lâchais ma jupe qui allait rencontrer celle-ci. Lorsqu’il prononça mon nom, me reconnaissant instantanément, une pointe terrible me déchira les entrailles. Pire qu’un brasier, pire que la torture, pire que tout ce qui est déjà désagréable ici bas. Oui, je suis maudite. Maudite d’avoir aimé de tout mon être, la créature de l’enfer qui se trouve à quelques mètres devant moi, assis par terre, estomaqué au demeurant. Dans mes oreilles, le vide d’un cœur qui aurait pu battre, lui devait entendre le mien, régulier mais rapide, le cœur de la bête avec qui je partage quelques nuits. Le visage levé, lui adressant une expression de mépris, il ne pourra jamais savoir tout ce qui s’entrechoque en moi en cet instant. L’envie, le désir, la haine viscérale, l’envie de revanche, tout un tas de choses qui ne se marient pas forcément bien. « Garrett. » Dis-je alors d’une voix douce mais ferme. Ne pas me laisser envahir, ni submerger. Je fis un pas de côté, sans le quitter du regard. « Tu n’as rien à faire ici. Ce n’est pas ton territoire. » Tranchais-je avec détermination, pas prête à me faire happe. Seuls les bruissements de l’eau, provoqués par mes mouvements, troublaient la scène. Je m’arrêtais à son côté. « Relève toi, tu n’es pas un chien que je sache, enfin… » Je ne terminais pas, songeant à l’ironie de mes propres paroles… Il avait été un chien avec moi, ça c’est sur, je devrais peut être lui arracher la gorge, je ne suis plus la petite louve stupide et influençable qu’il a rencontré jadis. Même n’étant que Lukoi de la meute, ce qu’il ne sait pas heureusement, n’en ressort pas moins de prestance de ma bête. Les bras le long du corps, les mains ouvertes, je suis en posture de défense, s’il tente quoique ce soit pour me nuire, il en paiera le prix fort. Celestina, me dirait de ne pas croire un seul mot qui sortira de la bouche d’un homme qui a fait partie de notre passé, le venin ne tarit jamais, la rancœur non plus, j’en suis la preuve vivante. Son petit sourire sur sa bouche si attirante autrefois, me laissa perplexe. Son regard ténébreux, une vague de désir grimpait du tréfonds de mon être, pour mordre comme feu sur chair, ma colonne vertébrale. Je refoulais tout ceci, laissant les griffes acérées courir sur mes mains, pour apparaître à la place de mes ongles d’humaine. Je peux me transformer à ma guise, hors pleine lune j’entends, et les forts sentiments me provoquent quelques changements, ça arrive. « Je pensais que l’une de tes succubes tant appréciées, finiraient par te planter un pieu en argent entre les côtes… Comme quoi les salopes mortes vivantes sont décevantes. » Lui dis-je avec beaucoup de mépris, lui adressant un sourire cruel et mutin.
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