Aller en haut
Aller en bas



 
RETROUVEZ-NOUS A CETTE ADRESSE ♥️

Partagez | 
 

 This is how the world ends [Tess]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Darius Von Verlagen
« »





avatar



▌A débarqué le : 28/12/2012
▌Parchemins : 1516
▌Quantité de sang disponible : 11721
▌ Code couleur : #8B0000 - darkred
▌Age du personnage : 103 ans
▌Rang : Membre du clan Blackstone
▌Job : Chasseur de primes et expert en armes à feu
▌Citation : There's a beast in every man and it stirs when you put a sword in his hand.


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement: Neutre à tendance maléfique
▌Relations:
▌Pouvoirs :




MessageSujet: This is how the world ends [Tess]   Sam 9 Fév - 17:10

    Le Bloody Mary n'était plus. Plus d'une centaine de morts et de blessés, rapportaient les journaux. Pulvérisés à coup d'explosifs et d'argent.

    Bande de salopards.

    Il n'y avait tout d'abord pas cru, pas vraiment, il avait eu besoin d'une preuve. Bien sûr, une partie de la population savait que le Bloody Mary était un "repère à vampires", et il y avait eu toutes ces campagnes d'informations sur les CESS qu'on filait sous le manteau...mais il n'aurait jamais imaginé les humains avoir assez de cran pour attaquer la communauté vampire au cœur.

    Et pourtant, sous ses yeux s'étalaient les ruines de ce qui avait été autrefois la boîte la plus réputée du centre-ville. Un champ de ruines qui n'avait rien à envier à tous les champs de bataille et villes détruites par les bombardements et les chars qu'il avait vu dans sa vie. C'était le premier signe d'une guerre, la première agression réelle qui allait mener à une boucherie sans nom. Et même si les ouvriers s'attelaient à nettoyer le carnage, le gouffre profond qui remplaçait ce qui avait été le Bloody Mary, personne ne pouvait effacer ce vide qui hurlait à la haine génocidaire. On soufflait même que l'Église était impliquée. Pire, que les chasseurs s'étaient à présent regroupés en organisation. Et ça, ça ne signifiait rien de bon pour les buveurs de sang.

    Au bout d'un temps qu'il n'aurait pas su quantifier, il se détourna finalement du tas de gravats pour se faufiler dans des rues moins suspectes, à l'abri des regards soupçonneux. A présent, tout le monde se méfiait de tout le monde et quiconque s'intéressait de trop près à la tragédie du Bloody Mary devenait un élément suspect. La communauté vampire était sur les crocs, nourrissait des plans de vengeance à la mesure de l'affront qu'on leur avait fait. Il ne faudrait pas longtemps avant que les premiers buveurs de sang finissent en brasiers géants ou que des chasseurs se fassent démembrer en lieu public. Cependant, lui, tenait à rester discret. Il n'avait pas envie de finir comme toutes les victimes de cet attentat. C'était exactement ce qu'ils recherchaient.

    Il regagna du pas le plus naturel qu'il put sa moto, garée à quelques rues de là. Pas de regards interrogateurs ou louches, non, il s'agissait juste d'un type lambda qui enfourchait sa moto pour filer vers l'extérieur de la ville. A moins de le suivre, personne ne pouvait deviner qu'il se rendait au manoir Blackstone.

    Sa tête fourmillait de pensées lors du trajet. Was jetzt ? Quelle conduite à adopter, que faire ?
    Les choses avaient changé depuis qu'il avait intégré un clan, il y avait quelques mois de cela. Auparavant, il n'aurait eu de compte à rendre à personne. Ça aurait été une guerre comme une autre, une dans laquelle on prend part, tire parti, jusqu'à ce que le vent tourne en sa défaveur, jusqu'au moment critique où il devrait s'envoler vers une autre ville, un autre pays. Jamais attaché à un même endroit, jamais fixé à quoi que ce soit. Seulement voilà, il faisait partie d'un clan maintenant et ce n'était pas un conflit d'humains, c'était un conflit qui visait son espèce, pour autant que ce mot lui répugne.

    Il n'avait jamais énormément fréquenté le Bloody Mary avant la déflagration, préférant chasser que de se servir de réserves de sang consentantes, préférant éviter de trop se mêler à la communauté de dents longues. Mais tout de même, c'était étrange de penser que cet élément qui avait tant fait partie du paysage était à présent rayé de la carte, purement et simplement effacé. Il savait que la gérante faisait partie du clan Blackstone. A quel point le clan avait-il été affecté par cet attentat ? Il supposait qu'il allait assez vite le découvrir...

    Asher lui avait demandé de passer au repère afin de surveiller Tess. Avec les événements récents, la survie du clan était la priorité numéro une et il se devait de trouver des réserves de sang pour les plus jeunes qui ne pouvaient chasser sans tuer et, partant, attirer l'attention sur le clan. Darius n'était pas enchanté par la perspective mais il n'avait pas vraiment d'autre choix. Asher était son chef de clan et plus seulement un vampire aîné, à présent. Il devait obéir, même si cela blessait son ego.

    Une fois arrivé devant la lugubre bâtisse qui abritait le clan Blackstone, Darius coupa le contact et gara sa moto sur le terrain de la propriété. Une fois entré à l'intérieur, il put remarquer que le clan fourmillait d'activité, les vampires étant bien plus nombreux que pour les rares occasions où il avait passé le seuil de cette porte. Et l'ambiance semblait tout sauf à la détente, également. La tension dans l'air était palpable, quasi électrique. Combien de temps avant qu'un membre, plus tête brûlée que les autres, déclare unilatéralement la guerre aux humains ? Bientôt, si l'on ne faisait pas attention. Blackstone, Alesi, Newrewell, il y aurait forcément un faux pas quelque part. Il y avait toujours un faux pas avant le début d'un massacre.

    Il entendit une ou deux remarques sur son passage, des vampires qui ne l'avaient jamais vu ou qui connaissaient sa réputation de "traître à son espèce", mais n'y prêta pas attention. Il n'était pas là pour alimenter les chamailleries débiles de vampires survoltés cherchant un exutoire.

    Annonçant le but de sa visite au majordome qui servait les Blackstone – il ne comprendrait jamais comment un humain pouvait servir volontairement des vampires –, on l'emmena sous peu jusqu'à Tess, le faisant passer par les longs couloirs décorés de la grande bâtisse. Parfois, il se demandait si le cliché avait été construit suite au goût douteux des vampires ou si ceux-ci se délectaient à vivre dans de telles conditions. Si les humains n'avaient pas encore compris que le manoir Blackstone renfermait une communauté de vampires, l'aspect lugubre de la bâtisse finirait bien par aiguiller même les plus aveugles.

    Se retrouvant finalement dans la même pièce que l'infante du Maître, il attendit que la porte soit fermée derrière lui par le majordome avant de saluer la jeune femme blonde, laconiquement :

    « Bonsoir. »

    Puis, comme s'il devait encore justifier sa présence dans ces murs – et en même temps, montrer que ce n'était pas par pur plaisir qu'il venait ici :

    « Asher m'a demandé de veiller sur toi. »


Revenir en haut Aller en bas
http://cup-of-blood.1fr1.net/t2692-darius-von-verlagen-such-mich-find-mich http://cup-of-blood.1fr1.net/t2677-darius-von-verlagen-du-spielst-gott http://cup-of-blood.1fr1.net/t2691-darius-von-verlagen-kommst-du-mit-mir-spielst-du-mit-mir
Tess E. Littleton
« SERIAL KICKEUSE »





avatar



▌A débarqué le : 22/07/2010
▌Parchemins : 12385
▌Quantité de sang disponible : 11552
▌ Code couleur : #5F9EA0 - cadetblue
▌Age du personnage : 28 ans
▌Rang : Loque dépressive
▌Job : Maman perdue


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement: Bon
▌Relations:
▌Pouvoirs :




MessageSujet: Re: This is how the world ends [Tess]   Sam 16 Fév - 21:41

Bombe. Explosion. Drames. Victimes. Secours. Cadavres. Débris. Bloody Mary. Vampires...

Je quittai la Salle Commune du Manoir sur ces mots, regagnant ma chambre au sous-sol. Je n'avais aucune envie de demeurer auprès de mes congénères et de partager leur rage. Mes propres sentiments à l'égard de la nouvelle, étaient partagés. Tout au fond de moi, je n'étais pas encore Vampire, mais bel et bien Humaine, attachée à sa condition de mortelle. Je n'avais pas beaucoup de respect à l'égard de ma désormais Race et le drame ne m'atteignait pas de la même façon que les autres. J'éprouvais de la pitié pour les Hommes piégés à l'intérieur. De la sympathie à l'égard des esclaves de sang, soumis à leurs maîtres pour leurs bons plaisirs et cloîtrés à l'intérieur pour nourrir les clients. Mais ma légendaire compassion peinait à s'étendre aux buveurs de sang eux-mêmes. Quelque chose, profondément ancré en moi, comme une petite voix, me répétait les mots suivants : tu n'es pas comme eux. Tu as du respect pour autrui. Ils le méritaient. Et peut-être, en effet, que ces disparitions allaient être bénéfiques à quelques vies humaines. Mais à quel prix ? Combien d'innocents avaient péri pour défendre cette cause ? Quels qu'en soient les responsables, ce geste épouvantable avait été mal calculé. Il allait faire plus de victimes qu'il n'aurait dû en sauver, et avait déjà parfaitement commencé. Blessé dans leurs cœurs de pierre et dans leur orgueil, les Vampires préparaient déjà leur vengeance. Une nouvelle guerre devenait imminente, et cette fois, le mur du Secret menaçait de s'écrouler, emportant avec lui toutes limites à une confrontation meurtrière. La lutte s'annonçait terrible. Elle le serait davantage encore si n'avions plus rien à cacher.

Mon sens de la justice était mené à mal par ma tolérance extrême et ma sensibilité exacerbée. Ma facilité à m'attacher, et puis, mon amour inconsidéré pour un certain Vampire en particulier, m'empêchait d'être tout à fait en paix avec moi-même. En soi, Asher ne méritait pas davantage ma considération que les autres. Mais je connaissais son histoire, et sa part d'ombre. J'avais aussi eu le privilège de connaître l'homme, de le comprendre et de trouver en lui du bon. Je m'employais chaque jour à le rendre meilleur, même si tout était devenu plus difficile depuis ma transformation. Je devais veiller à le rester moi-même, ce qui n'avait rien d'aisé. Mais je l'aimais, et craignais pour sa vie, ce qui rendait mon jugement à l'égard des autres particulièrement ingrat. C'était comme ça. J'espérais toujours qu'il changerait pour moi. Que nous nous en irions un jour, loin des autres et de tout... chose impossible, car il y avait Ocean. Ocean et son père, que je ne pouvais décemment pas lui enlever. Et ma fille devait rester ma priorité. Elle l'était, même si mon cœur se tournait aisément vers d'autres cibles.

« Où es-tu ? » Je ne résistai pas à la tentation d'appeler mon amant pour m'enquérir de son état. Il accompagnait Athénaïs depuis le drame et patrouillait à l'extérieur, cherchant d'éventuels coupables, des confrères à rapatrier et quelques proies à rapporter. A lui seul, ce mot m’étreignait la poitrine. Mais c'était ainsi que cela devait se passer, et je n'avais pas la carrure pour protester. Seul mes propres repas n'avaient pas été directement prélevés à la source, et je savais qu'Asher prenait de gros risques pour cela. Je lui en étais reconnaissante, mais tout était compliqué. « Rentre, je n'aime pas te savoir dehors. » Évidemment, il répondit qu'il était bien obligé, et qu'il se dépêcherait. Que je devais rester prudente et prête à fuir. A bien y réfléchir, il devait être plus inquiet pour moi que je ne l'étais pour lui.
Une énième promesse faite, je raccrochai, et rangeai le téléphone dans la poche de mon jean. Pour des raisons pratiques, et également pour cause de déprime et de dressing indisponible, je ne m'habillais plus comme avant. Mes tenues restaient souples, simples, quelques fois négligées... et puisqu'une autre activité ne se présentait, que j'étais cloîtrée ici et qu'il était absolument hors de question que je rejoigne les autres pour m'abrutir avec eux devant des informations rediffusées en boucle, j'attrapai l'énorme sac envoyé à mon attention par Dimitri. En vrac, il contenait la moitié de ma penderie. J'entrepris de ranger le tout dans l'armoire ancienne de la chambre aménagée pour moi, occupation qui me prendrait une bonne partie de la nuit si je prenais le temps de réessayer et d'examiner mes affaires dans le but de reprendre de bonnes habitudes.

Piètre soirée. Piètre nuit. Assombrie par la présence d'un baby-sitter indésiré.
J'avais conscience d'être jeune, considérant mon espèce, mais sachez qu'il n'y a rien de plus agaçant pour une mère d'être soi-même prise pour une enfant. Et pourtant, Asher m'envoyait -encore- son garde du corps. Un vampire discret, mais peut-être encore moins apprécié que les autres, étant donné ses occupations.

Lorsque Richard l'annonça, je serrai les dents. Je l'accueillis néanmoins sans protester, lui rendant son salut poliment. Asher m'envoie. Qui ne s'en serait pas douté ? De quoi avait-il peur ? Je n'allais pas m'aviser de quitter le Manoir. Et l'allemand était-il obligé de me surveiller de si près ?!

« J'espère que tu t'y connais en petites culottes », lançai-je, amère, en jetant un coup d'oeil à la montagne de sous-vêtements entassés sur le lit. Le cynisme achevé, je libérai quelques robes, rapidement alignées sur des cintres. « Il s'inquiète trop », ajoutai-je à l'adresse du Traqueur, d'un ton pensif. « Je ne sais pas ce qu'il s'imagine, mais je n'ai pas besoin d'être gardée ». Asher craignait sûrement que le Manoir soit attaqué. Et, il était vrai que, si ses suppositions prenaient vie, la présence de Darius à mes côtés serait précieuse. Mais j'imaginais mal les catholiques venir à bout de la propriété et de ses résidents. Combien étaient-ils, dehors, à patrouiller ?

« Bref. Avec l'attentat, et tout ça... c'est quoi, le plan ? » Y en avait-il seulement un ? La surprise se lisait encore sur tous les visages, s'annonçant surtout la débandade.

_______________________________________




Rouge Ardent

« As-tu trouvé loin des vies, loin des larmes, ton idéal Rouge Ardent ? As-tu froid, trembles-tu quand tu dors ? Tu disais "tout s'évapore"... Tu as eu tort. Corps à corps j'en rêve encore. Le feu, le vent, mille volcans Rouge Ardent. Quand tu m'embrassais fort... j'en rêve encore. Le jour se lève... encore ♦️ »