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 Where is my lamb? [Tyssandra]

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Tybalt Hughan
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MessageSujet: Where is my lamb? [Tyssandra]   Lun 4 Fév - 12:16

D'abord plantons le décor. Jeudi 31 janvier, pas loin de minuit dans un bar de la Nouvelle-Orléans. D'accord ce n'est pas n'importe quel bar. Le Lunatic Café. Non pas parce qu'il porte le nom de café et non de bar, ou encore pub, car on y boit les même dose d'alcool et il n'y a pas énormément de cafés servis le soir... Mais car celui-ci est le refuge d'une couche de la population plutôt discrète. Crainte et discrète. Les lycans, loup, jaguars ou autre (si autre existe) ont prit comme quartier général, et plus précisément la meute O'Brien. Enfin il n'empêche pas un autre mi-homme de venir s'y poser un soir pour boire un verre sans se faire ennuyer. Bien qu'appartenant à la meute Thomas depuis trois mois, Tybalt a toujours traîné au Lunatic en solitaire, et il ne perdra pas cette habitude. Accoudé au bar, habillé d'une veste en cuir et d'un pantalon beige, confortable mais qui le met aussi à son avantage, le plutot jeune lycanthrope sirote une bière en jetant des coups d'oeil sur la télévision allumée au dessus de lui. Une rediffusion d'un match de football américain passe. Miami contre New York. Aucun intêret pour lui en soit mais le bruit redondant des cris des supporters et la voix du présentateurs forment un fond sonore pas désagréable dans son esprit. Une sorte de bourdonnement qui lui permet de se donner à ses pensées sans pouvoir en sortir si facilement. Un peu comme quand on est enfant et qu'on aime poser la tête contre la fenêtre de la voiture et regarder le paysage, imaginant que sa vie est un clip, un film, quelque chose dont on serait le maître et la seule personne importante. Pourtant il n'avait pas le souvenir d'avoir fait ça gosse. Pendant sa plus tendre enfance à la réserve il ne bougeait tellement jamais qu'il ne pouvait pas être dans ce genre de situation tandis que plus tard, avec sa mère adoptive ils voyageaient dans un vieux pick up qui n'avait que rarement de vitres en bon état... Bref, complètement perdu dans ses pensées, le loup-garou ignorait tout ce qui se passait autour de lui à part le match de foot.

L'ex solitaire a toujours su se fondre dans la masse par ici et même lorsqu'une petite « baston » éclata dans le bar. Encore une occasion d'utiliser son don. Il aurait pu avoir la capacité d'arracher les membres ou de sortir à la pleine lune sans se transformer en créature horrible, ou bien de la rapidité, de la force en plus... Mais non. Tybalt était une vraie boule de tendresse, ce qui était particulièrement original pour un mi-loup. Ce soir là, il s'était juste interposé entre deux autres et avait à peine levé la voix pour que tout revienne à la normale. Jamais il n'éprouvait le besoin de se battre ou de montrer sa supériorité. Intérieurement il savait qu'il n'était pas totalement comme les autres et cela lui allait parfaitement. Il y avait que quand son loup se lâchait que là …Ce qui était le plus tragique à ce moment là c'est que toutes les pulsions qu'il gardait en lui pendant sa vie d'homme ressortait et en faisait un combattant redoutable. C'est sûrement pour ça que Thomas l'avait prit sans problème dans son clan. AU moins Tybalt ne risquait pas de se rebeller pour lui prendre sa place d'Ulfric, tant qu'il pouvait être tranquille ça allait. Il ne dirait rien et se laisser emporter par les ordres et par la vie. Le rebondissement de la presque baston vite calmée passée, quelque chose le sorti de ses pensées plus fortement que le reste. En effet, une … créature bien différente de la population actuelle du bar. Assez petite, menue, et avec le visage d'un ange. Pourtant elle semblait avoir souffert mais elle n'avait pas l'aura de quelqu'un de son espèce. Une humaine ? Qu'est ce qu'elle faisait là ? Il avait peur que les hommes autour ne veuillent … et bien, vous savez, les instincts, les envies, on aurait dit un agneau lâché dans une tanière de loup. La métaphore n'était pas … si métaphorique que ça si on y réfléchit. Sans savoir vraiment pourquoi et poussé vers celle qui incarnait la perfection, il l'aborda en posant directement sa main sur son bras. Si elle allait mal … elle serait au moins calmée par la chaleur de sa paume.
Je peux faire quelque chose pour t'aider ? Si tu viens juste pour boire un verre je ne pense pas que ce soit l'endroit approprié ...
Et pour la première fois il plongea son regard dans le sien, sans pour autant avoir rompu le contact de sa main sur sa peau.
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Cassandra Griffiths
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MessageSujet: Re: Where is my lamb? [Tyssandra]   Lun 4 Fév - 16:50


On entendait que la stridulation des grillons et le léger croassement rocailleux des grenouilles dans le fond du jardin près de la marre. Cassy écoutait la radio tout en coupant une rangée de carottes sur l’îlot central dans la cuisine du manoir des Griffiths. Ses actuelles occupantes, Nessma et Viliana étaient parties pour une visite à Chicago, où elles avaient affaires avec Lloyd Ferguson, avocat de la famille. Certaines clauses du testament de Scarlett restaient encore à éclaircir et pour ce qui était d’ordre pécunier, Nessma n’avait aucune confiance en le notaire de la famille qui exerçait ici-même à la Nouvelle-Orléans depuis plus d’une trentaine d’année. Cassandra lui aurait volontiers conseillé de se méfier d’avantage de son lointain parent Ferguson, mais il semblait qu’en ce qui le concernait, Nessma avait un avis bien tranché. Il apparaissait inutile, voir stupide, d’essayer de la mettre en garde envers les agissements plus que douteux de ce dernier, et c’est pourquoi Cassy n’avait accueilli la nouvelle de ce voyage que d’un haussement de sourcils désapprobateur. Elle avait consentit à s’occuper de veiller sur le manoir durant leurs absence en jurant qu’elle n’y inviterait aucun vampire ni être susceptible de revenir les hanter par la suite.
Cette précaution s’avéra vaine dans la mesure où bientôt la quiétude de la pièce fut rompue par le bruit mat d’une série de claudications suspectes provenant du couloir de l’étage supérieur. Cassandra suspendit son activité et s’empressa de faire rouler la molette de la radio pour en étouffer le son, quand un grand coup heurta le plancher juste au dessus d’elle. Levant la tête dans cette direction, la jeune femme sentit un frémissement lui filer le long de la colonne vertébrale. Elle patienta quelques minutes, la respiration presque inexistante. Comme rien ne se produisit, elle alloua les grincements au piètre état du bois, et son pressentiment au fait qu’elle se trouvait seule dans une si grande demeure. Mais alors qu’elle portait à nouveau sa main vers le poste bourdonnant, la porte de la cuisine se mouva doucement sur ses gonds, s’ouvrant sur le couloir qui accédait à l’escalier du premier. De l’autre côté du-dit couloir, la porte vitrée donnant sur la véranda était légèrement entrebâillée. On percevait difficilement les larges feuilles des plantes à travers l’opacité de la nuit, pourtant il sembla qu’une forme se découpait distinctement parmi les ténèbres : celle d’un corps voûté. Un mouvement lent semblait l’animer des pieds à la tête, presque comme si il avançait vers le centre de la véranda. Il marqua un arrêt, et sous le regard terrorisé de Cassandra, souleva haut au dessus de ses épaules son bras gauche. Sa tête jusqu’à présent invisible, roula sous son aisselle, révélant le visage moribond d’une femme noire aux prunelles voilées.
La jeune Griffiths lâcha une exclamation de terreur. Elle avait reconnut l’esprit de Naveah Parks, qui à présent amorçait un mouvement pour faire demi-tour et se diriger vers la cuisine. Le couteau glissa sous ses doigts moites de sueur, et sans perdre une seconde Cassandra se fraya un passage par la porte de la cuisine, remonta le couloir avant de bifurquer à droite dans le hall d’entrée. Elle attrapa son sac à main sur le guéridon, s’empara de son manteau puis se rua à l’extérieur, la porte d’entrée claquant furieusement sur ses talons. Elle parcourut l’allée au pas de course puis une fois dans la rue, se précipita dans sa voiture garée quelques mètres plus loin. Une fois à l’intérieur, elle verrouilla les portières et lança un coup d’œil sur la demeure dans son rétro-viseur. Ses fenêtres illuminées dardaient leur rayon vif sur l’herbe verte du jardin, semblant guetter son retour.

Sans réellement réfléchir, Cass enclencha le moteur. Elle s’engagea sur la voie et remonta la ville vers le Nord. Direction le Lunatic Café, où elle espérait bien rencontrer Ian. Il était le seul être surnaturel qu’elle était en mesure de trouver et qui soit encore en ville cette nuit.
Quand elle fut stationnée, elle s’empressa d’entrer dans le bar. Pour une fois depuis quelle y avait mit les pieds, y régnait une ambiance sereine, exempte de toute animosité. Bille en tête, elle franchit l’assemblée d’hommes de tous âges sifflant sur son passage, sans leur accorder même un soupire. Elle appréciait presque leur présence en cet instant, aussi agaçante et rustre fusse-t-elle. A peine eut-elle prit place au bar se hissant sur l’un des tabourets inoccupés, qu’une main épaisse et chaude entoura son avant-bras. Cassy se tourna immédiatement, faisant face à son propriétaire, qu’elle trouvait bien effronté de l’aborder aussi rapidement sans lui laisser le temps de s’installer. Elle allait protester quand elle découvrit le jeune homme. Ce fut comme si toute son agitation s’évanouit d’un seul coup. Elle demeura interdite un moment, étudia d’un vague coup d’œil son interlocuteur. Il étant grand et bien battit. Pas tout à fait un athlète, mais pas si loin. De lui se dégageait un charisme placide, de ceux qui vous mettent instinctivement en confiance et vous font perdre toutes vos velléité néfastes. Cassy se laissa bercer par la douceur euphorique de l’homme. Elle se sentait bien, en sécurité. Elle n’aurait su dire pourquoi, mais elle était persuadé qu’il ne lui ferrait pas le moindre mal. « Je peux faire quelque chose pour t'aider ? Si tu viens juste pour boire un verre je ne pense pas que ce soit l'endroit approprié ... » Dit-il tout en plongeant ses yeux dans les siens. Et quels yeux ! La jeune fille inspira profondément, les paupières papillonnantes. Il était beau à n’en pas douter, mais cette forme de beauté ne semblait pas uniquement le fait de sa lycanthropie. Car oui il s’agissait bien d’un lycan. Son pouvoir paranormal crépitait sur toute sa peau aussi chaud et vivifiant qu’une pluie de gouttes d’eau tiède. Cassy entrouvrit les lèvres pour lancer cette peur indicible qu’elle avait traîné jusqu’ici à travers son souffle. Son rythme cardiaque se fit plus docile, les muscles de ses épaules semblèrent fondre, envoyant leur douloureuse tension au pays de l’éther loin, très loin d’eux.
Elle dégagea délicatement son bras, se tournant sur son assise afin de ne pas à avoir à se tordre le cou pour le voir.
-Non merci ça ira… Murmura-t-elle, d’une voix qui disait tout le contraire. Je viens voir le barman, je suis une de ses amies.
Elle scruta l’autre côté du comptoir mais n’y vit pas trace de Ian. Il ne devait pas être de service ce soir. Mue par une nouvelle déception, Cassy apostropha tout de même le barman pour lui commander un White lady. Quitte à repousser son retour au manoir autant en profiter pour ensevelir l’image de Naveah sous une bonne rasade d’alcool.
-Tu prendra quelque chose ? Demanda-t-elle au lycan. Il semble que mon ami ne travaille pas, alors pourquoi ne pas apprendre à nous connaître ? Sans compter que tu m’a l’air d’être l’un des rares clients qui n’ai pas une envie furieuse de me sauter dessus ou de me mettre la main aux fesses.
Cass avait coutume de parler franchement, encore plus lorsqu’elle était en présence de personne de son âge. Et d’après ce que sa relation avec Ian lui avait apprit sur les lycanthropes, ils ne faisaient pas de chichis. Mais ce garçon avait-il seulement son âge ? Elle lui donnait deux à trois ans de plus qu’elle. Mais il aurait très bien put en avoir le centuple sans que cela ne fasse une quelconque différence d’ordre physique. L’intérêt de Cassy s ‘accrut en même temps qu’elle lui tendait la main droite, son verre dans l’autre.
-Enchantée, je m’appel Cassandra, mais tout le monde m’appel Cassy. Et tu es ?
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Tybalt Hughan
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MessageSujet: Re: Where is my lamb? [Tyssandra]   Lun 11 Fév - 11:49

Si une chose change bien lorsqu'on passe de simple humain à lycanthrope, en plus d'avoir un loup de compagnie interne en permanence avec soi, plus de poils, et la capacité de se gratter derrières les oreilles avec les pattes arrières – c'est la libido, la sexualité et tout le rapport au corps de l'autre. Les pulsions deviennent animales, et nombre de loups pensent qu'à forniquer à tout va, semant dans la nature des tonnes de gamins sans pères. Il n'est donc pas étonnant que lorsqu'une créature aussi divine entre dans une meute de loups affamés, elle se fasse dévorer du regard comme ça. Du regard pour l'instant, avant qu'un d'eux ne fasse un pas, un mouvement pour s'en emparer avant les autres. Très peu de femmes s'aventurent dans le Lunatic Café, ou alors elles sont aux bras de leur mâle et si un à le malheur de trop s'approcher ça fini en baston...comme d'habitude. Heureusement Hughan n'était pas tout à fait de ce genre. Les pulsions il les avait, et quelque fois son loup voulait profiter de son physique avantageux pour ne pas finir la nuit seul mais il savait au moins le maîtriser pour rester un minimum galant et courtois dans ses ébats. Il n'était pas non plus du genre à se jeter sur la première venue, il ne comprenait d'ailleurs qu'à moitié pourquoi il s'était approché de la jeune femme pour la prévenir que ce n'était pas un endroit très sur juste pour boire un verre. On ne sait jamais, si quelqu'un passe dans le coin, a un peu bu avant et souhaite continuer sa tournée des bars et se retrouve au milieu de loup-garou... cela à de quoi traumatiser...encore plus lorsqu'on est une femme. C'était presque un devoir de chevalier servant que de s'approcher d'elle, de poser sa main sur son bras et de parler proche de son oreille pour la prévenir. Elle avait l'air si jeune, et pourtant quelque chose se dégageait d'elle. Elle n'était pas comme lui c'est sur, mais elle n'était pas non plus du côté de Dracula. Remarque ça aurait été suicidaire pour un sang-froid de s'aventurer dans un tel endroit. On sait jamais, si il en avait marre de sa condition de chauve-souris, forcé à sortir la nuit uniquement pour se nourrir de sang humain. À leur place Tybalt se serait fait un bain de soleil depuis longtemps. La voix de la jeune femme disait presque le contraire. Elle n'avait pas besoin de son aide et pourtant elle resta à côté de lui et engagea la conversation au lieu de tout simplement l'ignorer et partir. Au moins sa présence n'était pas désagréable. Le brun passa sa main dans ses cheveux en l'écoutant parler, il gratta nonchalamment sa barbe naissante en l'entendant dire qu'elle venait voir Ian. Elle avait plutot l'air sure d'elle alors que son regard respirait l'inquiétude.
Non Ian ne travaille pas ce soir... mais tu viens souvent ici?
A première vue on pourrait croire à une phrase toute bateau de drague mais non, il ne l'avait vraiment jamais vu et en était à la fois surpris et curieux si elle se disait être une habituée du Lunatic. Autre chose de plus surprenant, il ne se faisait pas souvent inviter à boire un verre. D'habitude il offrait, alors bon, il lui sourit un peu et répondit en reposant sa main sur le bar et en faisant glisser son verre vide sur le bar jusqu'au barman.
Je prendrais la même chose oui s'il te plait.[b]Le barman le regarda un moment genre « et c'était quoi? » Il souffla un coup. [b][color]Hm un double bourbon, sans glace. [/color]Après un regard désespéré du barman, il se fit resservir pendant que Cassandra avait son verre. Étrangement le personnel était beaucoup plus agréable lorsqu'il s'agissait de servir une belle blonde qu'un vieux barbu. N'éxagerons tout de même pas. Il n'a rien de vieux et même si il avait gardé une évolution normale il n'aurait que 38 ans et paraîtrait plus jeune que la plupart de ses comparses accoudés au bar. La sagesse l'avait frappé, et tant mieux, ça l'aurait profondément emmerdé d'être bloqué à plus de 50 balais ou plus pour toute la durée de son existence. Son sourire s'élargit lorsqu'elle mentionna qu'il n'avait pas l'air d'avoir envie de lui sauter dessus ou de mettre sa main sur son postérieur.
Tu sais pas, peut-être que j'ai envie mais que c'est une stratégie d'être courtois pour que tu me laisse le faire plus facilement par la suite.
Il bu une gorgée de son whisky puis s'étira un peu avant de serrer la main qu'elle lui avait offerte. Si il avait écouté son côté romantique il lui aurait fait le baise-main mais il valait mieux garder ses cartouches plus plus tard, si plus tard il y avait.
Tybalt. Enchanté Cassandra. Je peux te demander pourquoi tu venais voir Ian ? Vous êtes... proches?
Et par là il voulait dire, est ce que vous couchez ensemble. Pas qu'il avait envie de prendre ce rôle là à ce moment précis mais comme on dit, les lycans sont plutot directs et elle semblait l'être aussi. Tybalt avait apprécié sa franchise auparavant. Il n'aimait pas les non-dits et les formules pour tourner autour du pot. La politesse d'accord mais poussée à l'extrême c'est une grosse connerie.
Il faut quand même une sacré motivation pour s'aventurer ici. Même moi des fois je me sens observé. Je pense que c'est pour ça que je me suis coupé les cheveux. Tu vois, pour éviter les confusions.
C'était évidement une plaisanterie. L'homosexualité est quelque chose de très mal vu au sein des lycans dont les relations au sein d'une meute sont basés sur un dominant, un dominé, et un sentiment de fratrie également entre les membres. Le regard penché vers son verre qui se baissait de plus en plus, Tybalt avait un léger sourire en coin qui faisait apparaître ses fossettes aux joues. Fossettes qui lui donnaient un air de gosse. Un vrai gosse dans un corps d'homme parfois.
C'est l'extérieur que tu as fui pour te réfugier ici ...j'ai raison?
La rue peut-être parfois effrayante la nuit. Surtout à la Nouvelle-Orléans, surtout lorsqu'on sait quelles créatures l'habitent.
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Cassandra Griffiths
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MessageSujet: Re: Where is my lamb? [Tyssandra]   Mar 12 Fév - 23:38


A présent que le manoir était loin derrière elle, Cassandra commençait à sentir la panique fondre en elle comme neige au soleil. Elle s’imaginait que c’était le fait du White lady dont la chaleur âpre venait réchauffer son organisme, en gommant par ses effluves discrètes l’image terrifiante du spectre de Naveah. La jeune femme n’arrivait toujours pas à croire ce qu’elle avait vu. Mais assise ici, à ce bar en présence du jeune lycanthrope, elle se sentait bien. Comme prisonnière d’une bulle invincible. L’univers tout entier aurait pu se désagréger derrière les remparts de l’édifice que cela n’aurait pas inquiété la sorcière outre mesure.
Lorsque le jeune homme lui demanda si elle était une habituée des liens, Cassy lui envoya un sourire taquin qu’elle dissimula ensuite par une gorgée d’alcool. Ca remarque semblait réellement emprunte d’une grande surprise ; Presque comme si la présence de la jeune femme dans un lieu dont la faune avait pour coutume de partir courir les bois chaque nuit de pleine lune, était inadéquate. Un avis que sa grand-mère aurait très certainement partagé : prendre un verre au Lunatic Café était une faute impardonnable. S’exposer ainsi en pure libertine, compromettait sérieusement la réputation si parfaite de l’empire Griffiths. Et presque aussitôt, la demoiselle se félicita de ne pas avoir divulguée son patronyme (ou plus exactement matronyme dans le cas présent) à son interlocuteur. Il y avait fort à parier qu’il n’ignorait pas qui étaient les Griffiths. Et dans ce cas, que pensait-il d’eux ? Tout en s’efforçant d’ignorer le trac qui commençait à poindre en son fort intérieur, et en laissant en suspend l’interrogation du loup, Cassandra l’écouta chastement commander un bourbon. Elle eut une moue amusée : rien que dans le choix de sa consommation, elle sentait le parfum de la force virile mise en exergue pour, sans doute, lui rappeler qui était l’homme. Et pour un homme il en avait tout l’air. D’abord par sa taille, qui si elle n’avait pas était en équilibre sur ce tabouret de guingois, aurait dépassé la sienne de quelques bons centimètres. Ses mains étaient grandes et suggéraient qu’il avait connu de nombreux efforts physiques. Il portait la barbe : un bon point pour lui. Cassandra avait toujours eu un faible pour les hommes barbus. Elle aimait caresser du bout des doigts les petits poils drus sur le menton de ses amants avant de les embrasser. Enfin il avait des lèvres si attrayantes, qu’elle se demandait quel goût elles pouvaient bien avoir. Hormis l’arôme brûlant du bourbon évidemment.
Il sous-entendit que peut-être ses manières cachaient un subterfuge destiné à la pousser de son propre chef dans ses bras pour lui réclamer une séance de pelotage. Un délicat sourire de connivence fleurit sur le bord de ses commissures. Cassy devait l’admettre, elle n’était pas insensible au charme du lycan. Et quand bien même, elle avait la fâcheuse manie de s’enticher de n’importe quel homme un tant soit peu masculin, un tant soit peu racoleur, avec lui il y avait quelque chose d’indicible et d’inédit. Alors même qu’ils ne se parlaient que depuis une poignée de minutes, tout dans sa dégaine était parvenu à attiser sa curiosité. Plus encore : son désir.
Quand il saisit sa main pour la serrer, son cœur eut un très léger sursaut. Une petite palpitation agréable contre son sein. Ainsi donc il se nommait Tybalt. Comme le personnage de Shakespeare ? Et aussitôt il s’enquit de l’état de sa relation avec Ian. De la façon dont il le demandait personne ne pouvait ignorer l’allusion à peine déguisée aux éventuels rapports sexuels qu’elle entretenait avec le serveur. Si elle avait été une jeune fille sans histoires, pudibonde comme ses parents l’espéraient, Cassandra aurait dû s’offusquer d’une telle ingérence. Elle aurait rougit en rétorquant que ça n’était pas ces affaires et qu’il pouvait aller se faire voir ailleurs. Mais Cassandra avait des histoires, elle n’était pas prude et encore moins contrariée qu’on puisse s’intéresser à elle ; Ou à son corps. L’un dans l’autre cela faisait-il vraiment une réelle différence ? Ils n’étaient pas légion ceux qui accordaient de l’importance à sa petite personne, alors qu’on en veuille simplement à ses charmes, ça n’était pas si dramatique. Qui pouvait considérer une petite bourgeoise dissimulée par l’étaux de sa famille pour autre chose qu’un bout de viande appétissant ?
- Nous nous connaissons depuis un certain temps. Et oui, nous sommes proches. Ce qu’il faut en tous cas pour qu’un homme et une femme s’apprécient suffisamment pour savoir où se trouver en cas de… besoin. Elle laissa mourir ce dernier mot sur le bout de ses lèvres, qu’elle s’empressa de tremper dans son verre, sous un regard facétieux.
- Mais Ian n’est pas là ce soir, et je vais devoir changer mes projets…
Cassandra lança une œillade au serveur en lui désignant du menton son verre aux trois-quart vide. Sans se faire prier l’employer le remplit derechef du liquide blanc et épais. Elle n’avait pas l’intention de se saouler. Quoi que ? Mais elle sentait qu’il lui faudrait d’avantage qu’une légère euphorie pour regagner le manoir sans s’abandonner à la paranoïa.
- Tu as eu les cheveux longs ? Demanda-t-elle un rictus peint sur les lèvres. Puis lançant un regard à la ronde. Evidemment il ne faudrait pas t’attirer des ennuis. On ne sait jamais un malentendus est si vite arrivé. Tu ne voudrais pas mettre mal à l’aise l’un de tes camarades.
Et tandis qu’il fixait son verre avec l’attention timide d’un enfant d’école primaire, elle scruta les traits de son visage. Il avait l’air doux. Derrière ses allures de mec sûr de lui, prêt à en découdre au moindre problème, il paraissait véritablement aussi doux qu’un agneaux. D’embarras, Cassy vint dégager une boucle de son visage. Rare étaient-ceux qui parvenaient à la troubler autant. Tybalt, était un beau mâle comme beaucoup de filles auraient adoré en avoir dans leur lit, mais il exhalait de lui plus qu’une bête de sex. Une sagesse un brin intimidante. Ou en tous cas de celle qui force le respect.
Elle leva ses iris caramels sur son interlocuteur lorsqu’il s’avisa de ce qui l’avait poussé à se réfugier ici. Le souvenir de Naveah dans la pénombre lui arracha un frisson. Elle but cul-sec son verre qu’elle plaça plus loin sur le comptoir.
- C’est un autre intérieur dirons-nous… Susurra-t-elle, se retournant sur son assise pour atteindre son sac à main. Par moment même un bon bol d’air ne suffit pas à repousser nos soucis.
Elle sortit de quoi payer les boissons, puis descendit le plus gracieusement possible de son perchoir. Elle avait besoin d’une cigarette. Ce qui signifiait que l’apparition l’avait plus traumatisée que prévu.
- Je sors fumer, tu m’accompagne ? Dit-elle en agitant une clope entre ses doigts.
Sans vraiment attendre de réponse – ou parce qu’elle savait déjà qu’il la suivrait – elle parcourut le chemin inverse. A peine fut-elle à l’air libre qu’elle actionnait déjà son briquet. La douce tiédeur de la flamme la rasséréna un tantinet. Tirant une bouffé de nicotine, elle soupira de soulagement, ses paupières frémissantes.
- Excuses-moi… J’ai de vilains tocs, et celui-ci en est probablement le pire. J’ai déjà essayé d’arrêter, mais il faut croire que je n’ai pas assez de volonté.
Elle enroula son bras libre autour d’elle, puis se cala sur l’une de ses hanches, ce qui eut pour effet de galber sa silhouette gracile.
- Mais dis-moi plutôt ce qu’un type aussi gentil que toi fabriques dans ce genre d’endroit ? Lança-t-elle retrouvant petit à petit son humeur taquine. Je sais bien que le Lunatic Café est le lieu idéal pour un lycan, mais tu ne me paraît pas du style à venir t’écrouler sur le comptoir d’un bar, ivre mort, juste pour passer le temps ; Je me trompe ? Serrais-tu à la recherche d’un peu de compagnie ?
Elle regretta immédiatement ses paroles : se trouvant l’aspect d’une prostituée en pleins racolage. Ses joues s’empourprèrent en même temps qu’elle réalisait que Tybalt aurait très bien put bénéficier d’une passe gratuite s’il la lui demandait.
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Tybalt Hughan
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MessageSujet: Re: Where is my lamb? [Tyssandra]   Mer 20 Fév - 10:58

Il ne l'espérait pas vraiment mais Tybalt avait vu juste en insinuant que sa relation avec le barman du Lunatic était plus qu'amicale. Les lycans ont vraiment quelque chose avec le sexe et sont incapables de s'en passer. Réellement. Il faut dire que Hughan ne fait pas exception mais au moins il ne saute pas sur tout le monde et n'a pas non plus des listes énormes de partenaires... La chose qui le chagrinait un tantinet est que la jeune femme devant lui et bien faisait vraiment... jeune. Belle et jeune, sûrement une toute petite vingtaine, majeure depuis une poignée d'années tout au plus. Décidément le vieux Ian ne s'embêtait pas. Le loup prit son verre dans sa main et en bu quelques gorgées sans la lâcher du regard. Même si elle était prise ils pouvaient quand même parler, et faire connaissance. Les amis sont trop rares dans ce monde que toutes les occasions sont précieuses. Un léger sourire naquit au coin de ses lèvres lorsqu'elle parla de changer ses plans. Si il en faisait parti c'était parfait, même si cette déclaration avait quelque peu un ton lubrique. Ce n'était pas pour déranger Tybalt qui fini son verre assez vite pour ne pas s'étouffer. Et puis pour briser la glace – et pas uniquement celle qui fondait lentement au fond de son verre – il fit une blague sur la soi-disant homosexualité de ses comparses et surtout l’intérêt qu'ils avaient pour lui lorsque ses cheveux descendaient au dessous de ses épaules.
Je les ai eu oui, pas super long mais je les ai eu long. En fait tellement long qu'à un moment j'avais des espèces de dreadlocks pendant quelques temps, avant de ne plus les supporter et de tout raser... là, je suis en phase de repousse.
Dit-il en passant sa main dans ses cheveux brun légèrement bouclés. Ils avaient repoussés oui et étaient à une longueur acceptable et au moins il n'attirait plus les hommes.
Ce sont des animaux des fois tu sais et sont attirés par la moindre créature qui rentre avec un galbe acceptable.
Oui, il venait de lui dire qu'elle avait un beau fessier. Ce qui était vrai. Les formes de Cassandra sont certes un peu timides mais agréables et bien équilibrées. La peur l'avait traîné ici. D'un autre intérieur donc quelque chose s'était passé chez elle. Il n'eut pas le temps de faire une quelconque remarque qu'elle s'était levée et avait prit son sac, paya son verre et sorti fumer. Le temps était passé trop vite que Tybalt n'avait pas eu le temps de remarquer ce qui s'était passé. Il était encore en train de calculer ce qu'il allait pouvoir répondre – peut-être une invitation à aller dans un autre intérieur pour finir la soirée, quelque part de moins effrayant, comme son appartement par exemple, mais non, elle s'était envolée, et en plus elle avait payé les verres. Quelques regards se posèrent sur lui lorsqu'il se fit laisser en plan par la belle brune. Il jeta un regard un peu agressif à un congénère puis se leva, remit sa veste en cuir et sorti du bar où Cassandra attendait, une cigarette entre ses magnifiques lèvres. Il lui sourit en s'approchant d'elle. Son sourire se transforma en petit rire. Alors comme ça ils partageaient une addiction. Tybalt sorti de la poche intérieure de sa veste un paquet de cigarettes et en mit une entre ses lèvres.
[color=brown]T'inquiètes pas je crois qu'on a le même problème...Je fume comme un pompier même si je comprend absolument pas le sens de cette expression. C'est vrai, un pompier éteint les feux il ne va pas s'amuser à en allumer un au sein de ses poumons. [color]
Quelle réflexion pleine de sens Tybalt ! Il sourit en coin en la regardant toujours, c'était mignon qu'elle avoue déjà avoir un problème, un toc. Le tabac est un fléau mais au bout d'un moment il est impossible d'y échapper. Hughan doit fumer depuis plus de 20 ans maintenant et encore, quand il vivait chez sa mère adoptive il aimait lui piquer ses cigarettes et il n'était même pas encore au lycée. La question suivante était plus intéressante. Il haussa les épaules tout en tirant quelques bouffées sur sa cigarette.
[color=brown]Qui te dis que je suis un type gentil ? Je suis peut-être juste gentil avec toi et comme j'ai dit plus tot c'est peut-être uniquement juste une technique pour que tu aies confiance en moi... [color] Il marqua une pause avant de reprendre. J'avais envie de boire un verre aussi et c'est surement moins pathétique dans un bar que tout seul ans mon appartement à regarder des rediffusions de western avec John Wayne à la télé... surtout que... Je sais pas toi, mais je déteste ces films. À part la Prisonnière du Désert... et encore, je crois que je le supporte juste parce que John Wayne est un parfait salaud assumé dedans.
C'était idiot de parler de ça, Cassandra était bien trop jeune pour connaître ces films là... et surtout pour les avoir vu et les avoir un peu analysé comme lui avait fait.
Je ne cherchais pas particulièrement mais en tout cas … j'ai trouvé la meilleure compagnie que j'aurai pu ce soir.
Il se pencha vers elle et déposa juste un baiser sur sa joue. Rien de très excitant, juste un simple pas en avant et ses lèvres sur la peau rougie par la gêne de son visage.
D'ailleurs, si ton intérieur est toujours aussi effrayant... je me dévoue pour t'y accompagner. Je suis pas mauvais en self-défense si un petit malin essaye de t’impressionner, ou si c'est vraiment mais alors vraiment trop impossible pour toi de m'amener chez toi on peut marcher jusqu'à mon appartement et boire quelques verres... offerts par moi cette fois.
Et pour ponctuer sa phrase, il lui tendit son bras, tel un gentleman. S'y accrocher était la promesse de continuer la soirée ensemble, et pourquoi pas, un peu plus.
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Cassandra Griffiths
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MessageSujet: Re: Where is my lamb? [Tyssandra]   Sam 23 Fév - 21:00


On lui avait souvent fait des compliments à propos de son physique, mais jamais aucun homme de sa connaissance n’avait qualifié sa chute de reins, de « galbe acceptable ». Cette appellation à forte connotation lyrique, la fit volontiers rire de la plaisanterie. Imaginer le beau garçon contraint d’éconduire des congénères un peu trop entreprenants était parfaitement hilarant. La jeune Griffiths se demanda quand même comment il était possible de confondre le lycan avec une femme simplement en se basant sur une chevelure, qui au dire de ce dernier n’était pas si longue que ça : à moins d’être fortement alcoolisé, toute sa physionomie était celle d’un homme en pleine force de l’âge. Mais Cassandra voulait bien reconnaître qu’il avait effectivement un joli fessier, même si dans cette position elle n’avait pas une vue idéale sur le postérieur de Tybalt. Chose qu’elle regrettait.
Une fois dehors, en le voyant s’emparer de son paquet de cigarettes avec un léger rire, la jeune femme sentit tout son être frémir en réponse à ce son doux et jovial. Elle resserra l’emprise de son bras autour d’elle, juste sous ses seins parce qu’autrement elle compressait sa poitrine de manière tout à fait inconfortable. Elle aurait voulu qu’il continue de rire délicatement comme il venait de le faire pour pouvoir profiter éternellement de la chaleur enivrante qu’il avait éveillé dans son bas ventre. Savourer le désire latent qu’elle éprouvait chaque fois qu’un homme lui faisait de l’effet. Les préliminaires commençaient ici-même, à l’aube de la rencontre, alors que rien n’est encore acquit et que l’esprit fantasme sur toutes les possibilités de la soirée, s’inspirant du physique, de la voix et du comportement de sa proie. Mais dans le même temps elle se sentait un peu sotte de ne pas lui avoir proposé d’en piocher une dans son paquet, comme ces avares qui comptent le moindre sous. Elle était partie du principe qu’il ne fumait pas parce qu’elle estimait que c’était un défaut dont elle avait un peu honte, et qui ne collait par conséquent pas à l’idée qu’elle se faisait du jeune homme. La faute à sa mère et sa grand-mère qui avaient prit soin de cataloguer tout ce qui aurait put leur coûter du soucis dans la catégorie « péché capital ». On devait dire merci à leur couardise !
Sans doute pour accentuer leur ressemblance et certainement se garantir ainsi un accès plus direct à son lit – ou peut-être tout bonnement la rassurer ; Il faudrait qu’elle cesse un jour de tout ramener au sexe – Tybalt lui avoua lui aussi « fumer comme un pompier » en ajoutant ne pas comprendre l’intérêt d’une telle expression. Un long filet de fumée bleue jaillit entre ses lèvres qui se fendaient d’un sourire fier. Elle n’aimait pas faire sa petite « miss je sais tout », mais elle déclara les joues empourprées :

-C’est parce qu’autre fois les pompiers n’avaient pas de costumes ignifugés et qu’on les arrosait d’eau avant de les laisser entrer dans un bâtiment en flamme. Sous l’effet de la fournaise donc, l’eau s’évaporait, et c’est de là qu’est née cette expression…
Cassandra détourna les yeux un instant en tirant une nouvelle bouffée : elle se sentait ridicule d’avoir fait étalage de son savoir. Pourquoi diable avait-elle cru bon de répondre à sa question qui était purement là à titre rhétorique ? Peut-être espérait-elle marquer des points dans l’estime du lycanthrope en lui montrant qu’elle n’était pas qu’une simple paire de jambes munie d’un décolleté pigeonnant. Mais il était plus probable qu’il considère qu’elle le prenait pour un imbécile.
Bien joué ma fille… Songea-t-elle.
Puis il revint à la charge en lui confessant qu’il n’était peut-être pas aussi gentil qu’il voulait le paraître et que cette technique n’était destinée qu’à l’attirer pour qu’elle morde… à l’hameçon. Le rire de la sorcière s’éleva dans les airs, bordait d’une auréole de fumée clair. Elle ponctua son action d’un mouvement de dénégation de la tête : comme si elle suggérait par ce geste qu’elle ne pouvait croire une minute à cette théorie. L’aborder dès son entrée au bar en s’inquiétant de ce qu’elle pouvait venir faire dans un lieu aussi peu recommandé pour les jeunes femmes inoffensives, était la preuve que Tybalt n’était pas le stratège mal intentionné qu’il s’amusait à lui dépeindre. Et c’est naturellement sur les vrais raisons qui l’avaient conduits au Lunatic Café qu’il renchérit. Ne manquant pas de glisser dans son argumentaire une note plus personnelle dans laquelle il lui révéla ne pas être un fervent adorateur de western, sauf peut-être du chef d’œuvre de John Ford.
-J’ai trouvé que ce film était plutôt raciste et plus ou moins misogyne en fait. C’est vrai, résumer les Comanches à de vulgaires ravisseurs qui enlèvent les femmes blanches pour en faire leurs épouses, et qui n’hésitent pas à abandonner la dépouille de Lucy sans sépulture, ainsi que limiter les actions des protagonistes féminins à simplement dire oui devant un révérend ou bien à obéir à leur nouveau mari amérindiens, ça n’est pas très innovant. Mais tu l’as très bien dis toi même : c’est un western.
Cass envoya un sourire chaleureux à son interlocuteur. Elle ne voulait pas le contrarier en dénigrant le film de la sorte. C’était à nouveau pour lui prouver qu’elle était capable de tenir une conversation plus sophistiquée qu’uniquement accepter un verre, faire des remarques pas toujours judicieuses sur sa présence dans un bar – qui tenait plus d’un appel du pied grossièrement explicité qu’autre chose – et rire à ses taquineries. Non, quelque chose en elle ce soir l’obligeait à faire bonne impression auprès du jeune homme.
Cassandra manqua d’avoir un geste de recule en le voyant se pencher sur elle pour lui embrasser la joue. Elle écarta sa cigarette de sorte à ne pas le brûler. Ça n’était pas une embrassade passionnée dans laquelle on sentait le désire du jeune loup pour la sorcière, non loin de là. Il y avait quelque chose de tendre et respectueux dans ce baiser. La jeune femme battit précipitamment des paupières tout en suivant le visage de Tybalt du regard tandis qu’il se redressait. La spontanéité dont il avait fait usage était troublante. Mais ça n’était pas désagréable. Elle avait aimé l’emprunte vive des poils de sa barbes contre sa peau, mélangé à celle plus chaude et moelleuse de ses lèvres.

-Je ne pense pas que tu puisses faire grand chose pour m’aider, répondit-elle en écrasant son mégot sur le rebord d’une poubelle qui flanquait la porte du bar. Mais je ne suis pas contre un peu de compagnie. Je préférerais aller chez-moi si ça ne te fait rien, j’ai oublié d’éteindre les lumières en partant précipitamment tout à l’heure, et je ne voudrais pas me retrouver avec une facture exorbitante.
Ce qui était vrai, mais pas que. La jeune femme voulait s’assurer que le spectre avait fini de faire de siennes et qu’elle pourrait réintégrer le manoir sans craindre de représailles. La présence de Tybalt, si elle ne lui garantissait pas une protection à toute épreuve contre une attaque ectoplasmique, aurait au moins le mérite de la soulager de sa solitude. Si elle avait besoin de quelque chose ce soir, c’était bien de se sentir en sécurité dans les bras d’un homme tout disposer à la contenter.
Elle passa son bras autour de celui du loup puis l’entraîna jusqu’à sa voiture. Le laissant s’installer à la place passager, elle gagna celle du conducteur puis engagea son véhicule sur la voie, suivant le chemin à rebours vers le sud de la ville. Dehors les lumières des maisons ainsi que celle des réverbères peignaient des ombres intimistes dans l’habitacle. Cassandra lui avoua qu’elle logeait actuellement dans le manoir de sa grand-mère qu’elle gardait jusqu’au retour de cette dernière. Désormais qu’elle avait quelqu’un à qui parler, le trajet du retour sembla être l’affaire d’une poignée de minutes. Elle se gara puis emboîta le pas à son invité jusqu’aux grilles du manoir. Rien n’avait changé depuis qu’elle l’avait quitté plus tôt : les lampes déversaient leur lumière par les vitres brillantes du rez-de-chaussée et pourtant aucun signe que quelqu’un ne se trouve à l’intérieur.
En ouvrant la porte déverrouillée, Cassy s’assura que rien ni personne ne l’attendait de l’autre côté pour lui sauter dessus. Le lycanthrope devait la prendre pour une folle, d’autant plus qu’elle ne lui avait rien dit au sujet de l’apparition, simplement que l’immensité de la maison l’avait à ce point angoissé qu’elle n’avait eut d’autre solution que de fuir pour respirer l’air pur du dehors. Comme rien ne se produisit la jeune femme poussa un soupire de soulagement puis fit asseoir son hôte dans le salon lui annonçant qu’elle allait chercher de quoi boire dans la cuisine le temps qu’il s’installe. Elle trouva la radio toujours allumée, diffusant un vieux tube des années soixante-dix, mais pas l’ombre d’une femme noire revenant de l’au-delà.
Elle se munit de deux verre à vin, ainsi que d’une bouteille puis rebroussa chemin jusqu’au salon.

-J’espère que tu aimes le vin rouge ? lança-t-elle à son entrée dans la pièce. Personnellement je ne suis pas une grande adepte, et je préfère le blanc. Mais il ne me reste plus que ça.
Elle s’installa sur le canapé, tout proche du loup, lui offrant la bouteille et un tire bouchon pour qu’il l’ouvre. Le savoir près d’elle la rasséréna énormément. Et si elle avait pu, elle lui aurait directement sauté au coup pour le remercier d’être là, tout en enchaînant sur la suite du programme. Mais quand bien même en mourrait-elle d’envie, elle voulait que les choses soient bien faites avec le loup. Prendre le temps de savourer un dernier verre avec lui avant de le conduire jusqu’à son lit serrait probablement aussi respectueux et élégant que le baiser qu’il lui avait offert devant le Lunatic Café.

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MessageSujet: Re: Where is my lamb? [Tyssandra]   Ven 1 Mar - 14:02

En plus d'être incroyablement belle, Cassandra se révéla être intelligente. En entrant dans ce bar ce soir, Tybalt était à des années lumières d'imaginer une telle rencontre – également d'imaginer qu'une telle créature pouvait exister. Ils étaient là, tous les deux, devant le Lunatic Café à parler de western en fumant une cigarette, juste après que bien sur, elle l'ai éclairé sur l'expression « fumer comme un pompier ». C'était une soirée pleine de surprise pour le lycan qui n'avait pas l'habitude de ce genre de rencontre. D'habitude, l'ex-solitaire passait ses soirées avec sa meute. Bart est de bonne compagnie ne vous détrompez pas mais il n'est rien de plus grisant que des moments passés avec une belle jeune femme. Le fait qu'elle lui réponde avec un tel naturel sur les pompiers d'autrefois obligés de se jeter dans les fournaises imbibés d'eau ne le vexa pas le moins du monde, il acquieça même avec un air qui disait « aaah mais c'est donc ça ! » !.
Tu viens d'effacer des années d'ignorance d'une seule phrase. Merci Cassandra.
Plutôt reconnaissant le loup, non ? Quand la conversation dériva sur la Prisonnière du Désert, il ne put qu’acquiescer une fois de plus. Surtout le côté raciste de l'histoire. Mais c'est un western, tous sont fondés sur le mythe de la destinée manifeste, comme quoi l'homme blanc supérieur a eu une mission divine en arrivant sur la terre qui aujourd'hui s'appelle États-Unis. Ils se sont tout approprié, terres, richesses, et même la vie des natifs présents depuis des siècles. Si les fondations de ce pays sont inondées par le sang, il est évident que son cinéma le plus populaire aussi. Sans oublier que les Westerns les plus populaires sont datés entre les années 50 et 70. Une autre époque, d'autres mœurs.
Bien sur que c'est raciste et misogyne... c'est un western... c'est des codes qu'on a l'habitude de voir, que les gens bouffent depuis gosse. C'est patriotique un western, tous retrouvent leurs origines et espèrent que leur arrière arrière arrière grand-père s'est battu à Fort Alamo... Il marqua une petite pause avant, cette fois, de faire son intéressant, pour une fois. Même si la plupart ne savent pas que la bataille d'Alamo opposait les Texan et les Mexicains et qu'aucun des deux camps ne voulait à cette époque, rejoindre leurs chers États-Unis.
Et là il espérait qu'elle ne le prendrait pas trop mal. Depuis toujours Tybalt s'est plus senti Cherokee qu'Américain à proprement parlé. Et depuis qu'il est loup le sentiment est encore plus fort. Pour ponctuer tout ça il osa embrasser sa joue. C'était simple et innocent et il ne pouvait imaginer ce qui se tramait dans la tête et le corps de la petite Cassandra. Ils décidèrent ensuite d'aller chez elle. Elle l'invita sous prétexte de ne pas payer une facture d’électricité exorbitante... C'était original comme excuse mais recevable. Pour une fois également, Hughan se laissa conduire et prit la place du passager avec plaisir. Pendant tout le trajet il écoutait parler Cassandra sans rajouter grand-chose à part peut-être une petite précision sur ses origines, lui dévoilant par la même occasion qu'il travaillait depuis des années pour le Cherokee Phoenix. Le premier journal Cherokee de l'histoire : le premier écrit par et pour des natifs, écrit aussi bien en anglais que dans leur langue. Aujourd'hui il n'y a plus de journal à proprement parlé mais un site internet nourri en permanence des nouvelles sur la communauté et sur l'actualité. Un point de vu différent sur le monde est parfois nécessaire.

L'habitat de Cassandra était inhabituel pour le lycanthrope. Il regarda autour de lui, le manoir était aussi vieux que beau. La grand-mère devait avoir un bon paquet d'années au compteur pour vivre dans un château pareil. Rien du mobilier et de l'intérieur ne ressemblait à la jeune femme, excepté peut-être le côté très classe et distingué de la décoration. Une femme intelligente dans un décor approprié : Tybalt était persuadé qu'il devait y avoir une immense bibliothèque ainsi que des passages secrets, vous savez, des portes dérobées, des trappes, des étagères qui basculent pour amener dans une autre pièce, plus secrète. On a beau avoir 37 ans et être une créature surnaturelle depuis deux décennies, cela n'empêche en rien d'avoir une âme d'enfant. Il sortit de ses pensées au retour de Cassandra avec une bouteille de vin rouge.
Bien sur, tout me va, j'ai plus l'habitude de la bière ou du whisky mais je me sentirai mal de décapsuler avec les dents une bouteille de Budweiser ici. Et en ta compagnie.
Sa tâche très compliquée consistait à ouvrir la bouteille à l'aide d'un tir-bouchon. Ne pas avouer que cela n'arrive pas souvent … et … essayer de ne pas tout casser. Heureusement ses prières furent exhaucées car il réussi à ouvrir la bouteille sans grands problèmes. Il servit ensuite Cassandra en premier.. une belle dose de cowboy d'ailleurs ! Les verres une fois bien pleins, il leva le sien pour trinquer avec la belle.
Je sais pas vraiment si on trinque avec du vin rouge, mais on peut célébrer notre .. rencontre, et notre addiction au tabac qui nous a sûrement rapproché ce soir.
Quand les deux verres s'entrechoquèrent, il ne pouvait s'empêcher de la regarder fixement, toujours avec le même léger sourire sur ses lèvres qui faisait ressortir ses adorables pommettes au creux des joues. Il porta ensuite la coupe à ses lèvres, en but quelques gorgées avant de le reposer sur la table basse et de se rapprocher de quelques centimètres encore de Cassandra. Il posa ensuite sa main chaude sur sa cuisse – pas trop bas , près du genoux qui pourrait signifier juste quelque chose d'amical ou qui requiert du réconfort – et pas trop haut non plus car, là, j'ai pas besoin de vous faire un dessin. Il se racla la gorge avant de reprendre la parole.
Parles moi de toi, tu vis seule dans un manoir, tu sors dans un bar rempli de lycans... Si ne ne sentais pas la chaleur de ton corps et ton souffle si régulier, les battements de ton cœur... je me dirais que tu pourrais être … tu vois.. de l'ordre des Nocturnes... Mais je sais que non. En plus tu n'aime pas le vin rouge et il est évident qu'un suceur de sang doit adorer le vin rouge … tu sais, habitude visuelle.
Par là il voulait dire qu'il sentait quelque chose de différent en elle. Une mèche de cheveux était retombée sur le visage de Cassandra, obstruant quelque peu le chemin entre leur deux regards. D'un geste délicat, Tybalt passa cette mèche derrière l'oreille de la jeune femme, sans lâcher son regard, même si parfois il dérivait pour regarder ses lèvres. Qu'est ce que ça ferait de l'embrasser là maintenant ? Prendrait-elle mal l'allusion à quelque chose de surnaturel chez elle ? Il ne le pensait pas vraiment, sinon pourquoi elle l'aurait invité chez elle ? Tant pis pour les questions. Il se pencha vers elle et posa ses lèvres sur les siennes, restant quelques secondes immobile, attendant l'autorisation de franchir ses lèvres pour approfondir le baiser et lui donner un aspect moins formel et plus passionnel.
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Cassandra Griffiths
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MessageSujet: Re: Where is my lamb? [Tyssandra]   Jeu 7 Mar - 10:33


Etait-ce la providence qui l’avait guidé jusqu’au bar ce soir là ? Aucune idée ! Quoi qu’il en soit la coïncidence qui l’avait faite rencontrer Tybalt au Lunatic Café était bien généreuse. Non pas qu’elle s’estime chanceuse d’être la proie d’un spectre qui l’aurait chassé de chez elle sans cérémonie, mais si elle n’avait pas pris cette initiative peut-être leur route ne se serraient-elles jamais croisées. Ca n’était pas la première fois qu’elle faisait la connaissance d’un homme beau et intelligent de surcroît, mais d’ordinaire aucun de ceux qu’elle fréquentait n’avait su éveiller en elle une telle passion. Elle se contentait de les considérer comme de charmants amants tout juste bons à satisfaire son appétit boulimique de rapports charnels. Non cette fois-ci quelque chose était différent. Ca n’était pas une vulgaire passion mue par le désire, mais plus une forme d’admiration, de celle qu’éprouve les visiteurs de musée devant une remarquable œuvre d’art.
Oui Tybalt lui inspirait du respect. Il avait suscité en elle cette part de curiosité qu’elle réservait à ses études d’Histoire de l’art et de Lettres. La façon qu’il avait de parler sans prétention de ses connaissances en matière d’histoire, relevait de la modestie la plus élémentaire, ce qui ajoutait à son charme un semblant de timidité en brillant contraste avec la force physique que présentait son corps d’homme mûr. Accrue par le fait qu’il la laisse le conduire jusque chez elle pour terminer la soirée. Personne n’était dupe : ça n’était pas dans l’unique but d’éteindre les lumières ou de vider une bonne bouteille de vin rouge qu’elle l’avait invité à la raccompagner. Mais ils auraient bien le temps de s’intéresser à cette partie de la nuit une fois qu’ils auraient fait plus ample connaissance. Cassie aimait la conversation du lycan, et elle n’était pas pressée d’y mettre un terme pour se lancer dans des ébats, au demeurant terriblement attractifs, mais qui ne répondraient pas à son besoin actuel de partager un moment plus serein avec quelqu’un d’extérieur à sa famille.

La jeune femme laissa un sourire peindre les contours de sa bouche en voyant l’application avec laquelle le loup s’attachait à déboucher la bouteille dont elle lui avait légué la charge. Habitué à décapsuler les bières à coup de crocs virils il semblait que faire usage d’un tire-bouchon était un exercice parfaitement inédit chez lui. Elle lui trouva l’attrait attendrissant d’un petit garçon en pleine concentration, souhaitant s’y prendre au mieux pour épater son entourage. L’envie grondante de caresser ses joues couvertes de duvet pour ensuite y apposer les siennes dans la promesse d’un baiser sulfureux le tenailla jusqu’à ce qu’il ne réussisse son office et remplisse presque à ras bord leur verres scintillants. Ses lèvres charnues s’ourlèrent sur un sourire lumineux lorsqu’il lui proposa de trinquer en l’honneur de leur rencontre.
-On peut trinquer avec tout ce qu’on veut, pour vu que la cause soit sincère, minauda-t-elle en plongeant son regard dans celui hypnotique de son compagnon. Elle frissonna en voyant réapparaître les fossettes candides sur le visage de Tybalt. Son corps lui criait d’envoyer son verre par delà le canapé pour se ruer librement sur l’homme qu’elle avait en face d’elle, mais elle résista puis s’abreuva à son tour à sa coupe. Elle sentait peser sur elle le regard du lycanthrope en train de la détailler des pieds à la tête. Elle aimait particulièrement qu’il la contemple, certaine, qu’il ne trouvait rien à redire sur son allure. Même si ce soir la jeune femme ne s’était pas attendue à recevoir quelqu’un, et par conséquent n’avait pas investis beaucoup d’énergie dans son apparence, elle n’avait pu s’empêcher d’attacher du soin à sa tenue. Comme chaque jour elle considérait qu’il était préférable d’être à son avantage, au cas où, ce fameux jour se révélerait être le dernier. Présentement, elle se félicitait de tenir un tel raisonnement, qui lui permettait de toujours être mise en valeur quelque soit la situation : même si cette obsession s’avérait souvent être un labeur épuisant.
Elle allait enchaîner sur la suite de la conversation lorsqu’elle le sentit, plus qu’elle ne le vit, se rapprocher doucement d’elle pour venir déposer une main caressante sur sa jambe. Le contact lui donna la chair de poule. Elle retint son souffle une courte seconde puis releva ses iris caramels sur les traits de son interlocuteur. Son geste n’avait rien de pressant ou de déplacé ; Ô bien sûr il n’était pas anodin, mais Cassandra n’y reconnut pas la demande impérieuse d’un homme qui veut faire savoir à sa partenaire que le moment est venu d’aller plus loin. La preuve étant faite qu’il lui demanda ensuite de se dévoiler un peu plus, suggérant que sans l’ardeur de vie qui la parcourait il aurait très aisément plus la confondre avec un vampire. Elle poussa un léger rire puis se délesta de son verre à son tour. Elle voulait avoir les mains libres pour lui faire valoir qu’elle ne se sentait pas offensée le moins du monde. Généralement les gens avaient tendance à se cacher derrière un objet – régulièrement un verre – pour bâtir une limite entre eux et leurs condisciples quand ils souhaiter couper court à la conversation. Ici, le naturel avec lequel il lui avoua ne pas parvenir à la cerner aussi bien qu’il l’aurait voulut, enhardi la jeune femme au point qu’elle croisa les jambes – chassant par ce fait la main du loup qu’elle récupéra dans la sienne de manière plus douce et tendre.
De cette façon elle tordait son buste de sorte à ce qu’ils se trouvent bien en vis-à-vis. Comme sa main était grande en comparaison de la sienne, et comme elle irradiait de chaleur. Elle se mordilla la lèvre inférieure, tout en appréciant la force qu’elle éprouvait dans les doigts de Tybalt.
-Je n’ai pas la chance de posséder le pouvoir hypnotique des vampires, souffla-t-elle. Autrement tu serrais déjà nu comme un ver et moi de même. Ou alors j’aurais trouvé plus succulent de te perforer la jugulaire pour m’y abreuver plutôt que de glisser ma main dans la tienne. Dit-elle sur un ton badin. Or ça n’est pas le cas.
Elle hésita une minute à lui révéler la vérité sur sa nature de sorcière et la richesse de sa famille, ne sachant pas comment il pourrait réagir, et puis elle décida qu’il valait mieux assumer. Quoi qu’il advienne elle éprouvait comme une besoin impérial de ne rien dissimuler au jeune homme sur ce qu’elle était. Elle redoutait qu’il s’emporte, certes – bien qu’il n’ait absolument pas l’aspect de ce genre de personnage – mais elle espérait surtout qu’il l’apprécierait d’avantage. C’était peut-être un pari risqué, mais qu’importe.

-Je n’ai pas peur des lycanthropes parce que je les connais assez bien, ou en tous cas suffisamment pour savoir qu’aussi impétueux puissent-ils être j’ai les atouts nécessaires pour les calmer. Elle l’étudia sous la frange de ses longs cils. Dans ma famille nous utilisons la magie depuis si longtemps qu’elle n’à presque plus aucun secrets pour nous ; Exceptées les nouveautés qui éclosent suivant les époques au même rythme qu’évoluent les Hommes. Nous sommes une longue lignée de sorcières ce qui nous donne un avantage considérable sur nos compères vampiriques ou lycanthropiques.
Cass se mit à tracer de petits cercles du bout de l’indexe sur le dos de la main de Tybalt, comme si elle cherchait à apporter une forme de douceur à ses aveux.
Elle allait balayer une mèche venue se perdre devant ses yeux, quand il la devança et partit la glisser de lui-même derrière son oreille. Sa grande main chaude venant ainsi nicher son visage au cœur de sa paume. Elle s’immobilisa pour le voir tout à coup se pencher sur elle et appuyer sensuellement ses lèvres moelleuses contre les siennes. Elle s’abandonna à se baiser chaste et timide qui hésitait à forcer l’allure et précipiter la suite des évènements. Sans plus attendre, elle entrouvrit ses lèvres pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas contre d’approfondir leur étreinte et vint machinalement glisser ses mains contre le torse du loup. Elle courba le dos dans une volonté de réduire plus encore l’espace qui les séparait, puis se mit à embrasser plus goulument la bouche tant appétissante de son invité. Elle le sentait fort et chaud tout contre elle, et l’odeur de sa peau enivrait ses narines, la poussant à humer discrètement d’avantage de son parfum. Elle le désirait plus que tout désormais, et l’image éthérée de Naveah n’était plus qu’un pâle souvenir froid à côté de l’image si vivace et brûlante de l’homme qu’elle était presque en train de commencer à dévêtir sans réellement s’en apercevoir.
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MessageSujet: Re: Where is my lamb? [Tyssandra]   Sam 16 Mar - 16:11

Aller chez la jeune sorcière car oui, c'était une sorcière, était la meilleure décision qu'il avait pu prendre ces derniers mois. Ou dernières années ? En tout cas sa compagnie était délicieuse tout autant que le vin qu'ils étaient en train de partager. Il s'en voulait presque néanmoins de l'avoir prise pour un vampire. Du moins pour avoir penser qu'elle aurait pu être un vampire. Il sentait quelque chose de surnaturel chez elle mais pas maléfique. Un pouvoir bénéfique, une aura particulière qui entourait tout son être. Cassandra avait les pouvoirs d'une sorcière de la famille Griffiths. Si il connaissait se nom ? Oh oui que trop bien. C'était celui de son meilleur ami Philip, il savait que le brun faisait parti de l'organisation du Talamasca mais était-il lié aux sorcières de Garden District ? C'était fort probable mais à cet instant ses pensées étaient occupées intégralement par le visage de la belle. Et de ses lèvres qu'il avait terriblement envie d'embrasser. Il buvait ses mots mais quand elle finit de parler il ne put plus se retenir. Leur baiser fut doux et déjà passionné. Comment être passionné après seulement quelques heures de rencontre ? Et bien demandez à Tybalt et Cassandra car c'était exactement ce qu'ils faisaient. Aux lèvres se joignirent les mains et commencèrent à se débarrasser des couches de vêtements superficielles. Une fois son torse dévoilé, Tybalt passa ses mains dans le dos de Cassandra et descendit avec le plus de délicatesse possible la fermeture éclaire de sa robe sans lacher ses lèvres. Il se recula légèrement ensuite pour reprendre la parole.
Heureusement que tu n'as pas peur des lycanthropes... je voudrais jamais te faire peur en fait... et c'était pas mon but tout à l'heure dans le bar. Mais tu comprends, je ne pouvais pas te laisser finir la nuit avec quelqu'un d'autre que moi ce soir.
Hughan s'empara à nouveau de ses lèvres et rendit le baiser encore plus appuyé. Il avait réussi à lui retirer toute la partie haute de sa robe et avait dévoilé son buste fin et magnifique, ainsi que sa poitrine, pas proéminente mais d'une taille respectable qui lui donnait tout simplement envie de continuer et d'en découvrir encore plus …
Si l'on passe toute la scène où les deux futures amants se déshabillent mutuellement dans le salon du grand manoir Griffiths, on se retrouve devant un spectacle des plus intéressants. Le lycans au corps puissant, allongé sur le corps délicat et fin de la sorcière, parcourant son échine de baiser plus brûlants les uns que les autres, faisant monter la température de plusieurs degrés. La cheminée peinait même à l'égaliser. Une fois complètement à nu, Tybalt s'arrêta un moment avec l’irrésistible envie de reprendre la conversation. Pourquoi ? Oh sûrement comme ça pour enlever la légère gêne qu'il y avait toujours la première fois que l'on s'apprêtait à se donner à quelqu'un. La première fois, même lorsqu'elle fait partie d'une immense liste de premières, deuxième ou plus, a toujours quelque chose de spécial. Et puis quel age avait-elle ? Était elle aussi jeune que son physique laissait l'envisager ou la magie lui permettait d'avoir l'air comme ça ? Peu importe.
Tu veux qu'on reste ici ou tu as une chambre ? Ici j'aime bien, il fait bon, et … j'ai pas envie de bouger de peur que tu n'ai plus envie de moi tout de suite après.
Ben quoi, c'est tout à fait possible comme situation...L'envie peut mourir au fur et à mesure de leurs pas pour s'éloigner du salon. Non, il ne tenterait pas l'expérience et continuait d'embrasser la belle et de la couvrir de caresses, se faisant de plus en plus intimes jusqu'au but ultime de tout ça...

[HS : excuse moi c'est court et puis …je savais pas comment raconter tout ça alors tu peux raconter tout les ébats par exemple ça me dérange pas !! ]
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Where is my lamb? [Tyssandra]

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