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 Promenons-nous, dans les bois, pendant qu'le lycan y'est pas ... (P.V M. Rehan O'Neal)

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Morgane G. Vidal
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MessageSujet: Promenons-nous, dans les bois, pendant qu'le lycan y'est pas ... (P.V M. Rehan O'Neal)   Mer 23 Jan - 15:55

- Tu sais, ma vieille, les gens normaux, lorsqu'ils sortent du boulot, ils ne s'amusent pas à crapahuter à travers la forêt pour retrouver un esprit paumé depuis des lustres ! Non, ils vont plutôt boire une bière avec leurs collèges ou leurs amis, ou faire un peu de shopping !

Seule ma voix résonna à travers la forêt, rompant le silence tout à fait relatif qui y régnait. Non pas que je m’attendais vraiment à ce que quelqu’un prenne la peine de me répondre. Le coin n’était guère fréquenté à cette heure tardive, si on en excluait les lycans, ou toute autre créature du genre sauvage, ceux qui les chassaient ... et les inconscientes comme moi, aussi. Une population pour le moins dangereuse à fréquenter ! Et ça, c’était sans prendre en compte la faune locale, et d’éventuelles bestioles encore moins susceptible de se retenir de vous sauter à la gorge que les lupins susnommés. On pourrait donc bien se demander ce qui poussait bien une jeune femme de presque trente ans à venir crapahuter là, en chaussures de randonnées, avec un sac sur le dos, et tout le matériel du petit parfait randonneur, en solitaire et alors que la nuit commençait à tomber. Oui, sauf que le hic, c’était que je n’étais pas à proprement parler une personne normale ...

Sur cette remarque, je décidais de m’accorder une petite pause. Être une sorcière psychopompe ne vous immunisait pas contre les ampoules, les courbatures, sans même parler du risqué de se paumer comme une vulgaire promeneuse ! Tout en grommelant, je m’assis sur une souche et déposa mon sac à mes pieds, tout en balayant du regard les environs. Pas la moindre menace à l’horizon. En même temps, je n’étais pas vraiment une pauvre petite chose sans défense ... Tout en buvant un peu d’eau, je consultais mon GPS. Et oui, même les sorcières savent se moderniser, vous savez ! Ce n’est pas parce qu’on manipule des forces mystiques considérées comme une absurdité par les scientifiques qu’on est pas capable d’apprécier leurs inventions pour autant ...

Bon, la cabane que j’avais choisit pour abriter mon corps tandis que je me mettrais en quête des esprits que j’étais venue chercher n’était pas loin. Enfin une bonne nouvelle. Il m’arrivait parfois de me demander si les âmes errantes ne prenaient pas un malin plaisir à se planquer dans les coins les plus compliqués d’accès ... En même temps, il y avait une logique indéniable : quitte à pourrir la vie d'autrui, autant le faire à fond !

Et quelques minutes plus tard, me voilà dans ladite cabane, occupée à barricader l'entrée contre un éventuel visiteur non désiré. Précaution basique, mais insuffisante. Je fouillais aussitôt dans l'une de mes poches, et en sortit une bourse brodée d'inscriptions grecques, d'où je sortis une petite pincée de poudre. Ma main s'empressa de la répandre dans la pièce, tandis que je me mettais à murmurer une petite litanie en grec. L'effet du sortilège : oh, fort simple, ma fois ... donner l'illusion d'un cadavre. En gros, le moindre péquenot qui tenterait d'entrer dans la bicoque aurait l'impression d'avoir une puanteur innommable dans les narines, comme si son corps était crevé depuis une bonne semaine ... avec un chouïa de phéromone d'Ulfrik, en plus ! Bref, de quoi éloigner la plupart des prédateurs. De la même manière, d'une autre bourse, je tirais un peu de sel, qui, répandu en cercle autour de moi et combiné à une autre petite incantation en latin, éloignerait un éventuel esprit. Il était temps de se mettre au boulot, maintenant !

Je m'allongeais au sol, près du coin opposé à l'entrée, et je fermais les yeux. Ma respiration se ralentit, et, d'un seul coup, je sus que j'avais quitté mon corps. Cette sensation si particulière et difficile à décrire, mélange de légèreté, d'apathie, d'apaisement. Tout ça à la fois, mais pas exactement la somme des trois ... Enfin bref, toujours fut-il que lorsque je rouvris les yeux, le monde avait changé. Composé de multiples teintes de gris, de noir et de blanc, flouté, brumeux ... si c'était vraiment ainsi que les spectres voyaient le monde, fallait pas s'étonner qu'ils virent grincheux, tôt ou tard ! Plus souvent tôt que tard, d'ailleurs ...

Après un dernier regard pour mon corps inerte qui reposait désormais à mes pieds (enfin, aux "pieds" de ma forme spectrale, vous l'aurez compris), je me mis en chasse. L'esprit dont je pensais avoir localisé la trace datait de plus d'une décennie. Un chasseur disparu dans le coin. Sans doute qu'il avait commis l'erreur de taquiner un lupin local ... Mais ça, ce n'était pas mon problème. Je n'étais ni juge, ni flic. Mon seul rôle était de lui faire quitter ce monde, rien de plus. Il fallait juste espérer qu'il ne se montre pas trop têtu !

D'ailleurs, quand on parlait du loup ... le voilà qui venait de me passer sous le nez. Un homme, dans les un mètre 85, tenue de trappeur, en pleine traque avec une arbalète à carreaux en argent, un couteau, un flingue ... la parfaite petite panoplie du petit chasseur. Oh, non, pitié. J'en avais ma claque des esprits coincés dans le passé, condamnés à revivre encore et encore leurs derniers instants ! C'était trop souvent les plus longs à convaincre ... Une vraie galère, moi je vous le dit, ma bonne dame ! Sans perdre un instant, je le rattrapais et lui agrippais fermement l'épaule. Sauf qu'il se dégagea d'un haussement et continua son chemin.

Exaspération. Je me passais lentement la main le long des yeux, dans un réflexe purement humain et futile, puis soupirais longuement. Une fois que je l'eût dépassé, j'armais mon bras et je lui expédiais une violente gifle en pleine figure. Avec succès. Il s'arrêta et me fixa, les yeux ronds. Mon habituel petit sourire "professionnel" sur les lèvres, je me plantais devant lui, détendue, et lâchais d'une voix douce :

- Contente que vous m'ayez enfin calculée. Monsieur Gordon Johnson, n'est-ce-pas ? Je m'appelle Morgane, psychopompe de mon état. Nous devons discuter, voyez-vous. Pour commencer ? Vous êtes mort.


Dernière édition par Morgane G. Vidal le Mer 30 Jan - 9:17, édité 1 fois
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M. Rehan O'Neal
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MessageSujet: Re: Promenons-nous, dans les bois, pendant qu'le lycan y'est pas ... (P.V M. Rehan O'Neal)   Dim 27 Jan - 9:43

Le bruit de l'herbe qui s’écrase à chacun de mes pas. La poussière qui s'élève en nuages derrière moi. Le vent qui taquine mes oreilles baissées afin de s'en trouver moins dérangées. Épousant les mouvements souples et précipités de mon corps athlétique, la Terre semble m'accompagner dans ma course effrénée. Les obstacles s'écartent ou s'affaissent devant mon impressionnante avancée. Haletante, ma respiration s'accorde aux battements de mon cœur tambourinant. Chaque détail, aussi fin soit-il, fait partie intégrante de cette ode à la perfection.
Le félin sanguinaire traque sa proie en plein bois, éveillant en sursaut les habitants sournois de ces terres immuables...

Plus rien n'a d'importance si ce n'est la vitesse. Même la future victime n'est qu'un prétexte au besoin d'exercice. Il me semble avoir attendu des mois avant de me livrer de nouveau à ce type d'excursion. La ville est devenue ma sombre prison, et je m'efforce d'atteindre un horizon toujours plus lointain, comme dans l'illusion de m'en délivrer définitivement. Pour avoir voyagé à foison, ma bête trépigne à l'idée seule de devoir rester ici. Toute en contradiction, elle affirme pourtant l'envie de s'entourer et de diriger. Fille de son père de Sang, elle ressemble en tout points à Byron dans cet habit d'indécision.

Perdue. En face du jaguar et de la biche s'étendent la nuit, et la verdure sauvage. L'herbe sèche laisse bientôt place à cette jungle humide et dense. Mais pas de crocodile, cette fois. C'est le Chat qui te poursuit. Elle fonce toujours. Son instinct de survie est aussi fort que le mien. Mais plus agile et plus fine, elle se faufile entre les buissons et s'évapore dans les méandres de ce territoire familier. Je pousse le vice à écraser quelques crapauds et éviter un imposant serpent, retrouvant sa piste à l'odeur et bientôt, à la vue. Sa proie se fatigue et le jaguar le sent. Alors qu'elle ralentit, se pensant à l'abri, le félin bondit tout en claquant des dents. Comme un étau se resserre avec vigueur, il referme ses mâchoires puissantes autour de la croupe de l'animal. Pour ne plus lâcher. Ses griffes déchirent rapidement la chair de ses flancs, tandis que le cervidé s'écroule et expire dans la mousse. Désormais immobile, elle excite mes sens plus que jamais, et je regagne sa gorge afin de l'étouffer. Viens enfin le moment de plonger dans cette montagne de viande et de s'abreuver du sang qui pulse encore de détresse dans ses veines exiguës. Suspendue à cette fontaine de jouvence, j'étanche ma soif sans me soucier du monde qui s'éveille alentour, du sang qui se déverse sur le sol, attirant tous les prédateurs du coin. Les loups n'aiment pas partager leur sombre forêt. Qu'importe, ils ont signé un traité. Les chasses de mes semblables se font rares sur leur territoire, et il y a bien assez de gibier pour tous. Que les indignés se présentent au Freki et à la Kali pour témoigner...

En transe, je ne pense qu'à dévorer mon dû. Pourtant, le monde alentour s'agite et quelques hurlements lointains s'apprêtent à interrompre mon royal Dîner. je m'échappe prestement et de justesse, la carcasse entre les dents. Désormais prudente et plus égoïste que jamais, je traîne mon dîner de toutes mes forces et tâche de regagner l'orée du bois afin de déguster en paix. La rivière de sang que je laisse dans mon sillage s'achève finalement à l'abri d'une grotte recouverte de branchages, plusieurs kilomètres après le lieu du crime. Calme et sereine, la bête avale sans compter, tandis que l'humaine pense déjà à rentrer. La Cabane n'est pas loin. Mes vêtements s'y trouvent, camouflés, et probablement accompagnés.

A quelques mètres, en contrebas, l'eau d'un ruisseau apaise ma soif et lave ma fourrure tâchée de sang. En partie seulement. L'humaine fera le reste en possession de ses moyens.
Puis vient le moment de mettre un terme à cette échappée nocturne, et je reprend nonchalamment le chemin de la maison. Le refuge n'est pas loin. Quelques mètres tout au plus, le jaguar le sent. Outre la puanteur bientôt insupportable qui s'en dégage...

Prudence.

Ses muscles roulent et la Bête s'avance avec méfiance. Elle écoute, se concentre... aucun bruit suspect dans les environs. Sa masse imposante se rapproche du cadavre avec courage, et voilà qu'elle pense aussitôt à un indésirable subterfuge. Quelques heures plus tôt, elle était là et il n'y avait rien. Quelqu'un donc était venu traîner un macchabée dans la Cabane pendant sa chasse ?
Elle hésite, elle tourne, elle réfléchit. Fuir reste la meilleure option mais sans ses vêtements, elle n'en a pas l'opportunité. Il serait pure folie que d'attirer l'attention des Hommes en ces temps difficiles, que ce soit nue, ou sous sa forme animale... Elle n'a pas le choix.
Bondissant lestement, elle brise une vitre et pénètre dans la vieille habitation par surprise. Là, rien ne semble l'accueillir de façon hostile. Absolument rien, si ce n'est cette odeur nauséabonde qui prouve bientôt son origine. Là, sous ses yeux, sous les miens, est étendu le corps d'une jeune fille. Humaine... qui semble davantage endormie que réellement morte, depuis des semaines...

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Morgane G. Vidal
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MessageSujet: Re: Promenons-nous, dans les bois, pendant qu'le lycan y'est pas ... (P.V M. Rehan O'Neal)   Sam 16 Fév - 15:13

- Ecoutez, Mr Smith, vous pouvez discuter, pleurer, me menacer ou me supplier autant que vous voudrez, cela ne changera rien à la situation présente. Votre place n'est plus dans ce monde !

Les chasseurs étaient loin d'être les âmes errantes idéales pour un psychopompe. Comme tous ceux qui vivaient dans une lutte quotidienne et sans fin, à laquelle ils se dévouaient corps et âme. Ils refusaient de s'avouer vaincu, d'accepter l'idée de partir sans avoir achevé leur travail pourtant interminable. Et celui-là ne faisait malheureusement pas exception à la règle ! J'avais eu droit à la totale : déni, supplications, jérémiades, cris, menaces, marchandage, et plus encore. Le plus ironique, peut-être, était encore le fait que toute cette belle énergie était déployée en vain. Primo, je ne pouvais pas lui accorder ce qu'il espérait. Un sursis sur terre n'était pas de mon ressort, ni même dans mes cordes. Deuxio, j'avais déjà vécu cette scène ... heu ... un certain nombre de fois. A vrai dire, j'avais perdu le compte depuis la trois millième. Bref, toute compassion que j'aurais pu éprouver à son égard était depuis longtemps réduite à néant. Et tertio, je n'avais vraiment pas la tête à écouter les lamentations d'un lâche refusant de voir la vérité en face. Pas quand mon corps était aussi vulnérable, avec comme seule défense des protections que je savais loin d'être infaillibles ! En avoir conscience ne contribuait en rien à me rendre plus patiente, vous pouvez l'imaginer !

- Vous voulez vraiment savoir ce qui vous attend, si vous refusez de lâcher prise ? Tôt ou tard, vous perdrez la raison. Vous en viendrez à haïr le monde entier, vous-même, les Humains, votre famille. Et puis vous vous en prendrez à des innocents. Ça viendra, c'est inévitable. Si un quelconque sorcier ou nécromant ne vous utilise pas avant pour décupler ses pouvoirs. C'est vraiment ça que vous souhaitez ?

Je m'échauffais, ma voix se chargeant peu à peu d'une colère difficile à contenir. Voilà qui était inhabituel. J'avais toujours su me contrôler dans mon travail, éviter de laisser mes émotions me dicter ma conduite. Mais la mort de mon frère était encore trop récente, la plaie encore à vif, pour que je puisse rester impassible. Je n'avais même pas pu faire mon deuil. Et pourtant, je devais continuer à avancer, sans prendre une pause pour accepter sa perte ... Bah, au moins, mes derniers mots avaient visiblement porté. Les paupières du spectre se refermèrent et il se mit à trembler, tandis qu'il finissait par accepter la vérité.

- D'accord. D'accord. Vous pouvez y aller. Je ... je suis prêt.

Je secouais la tête et me mis à rire. D'un rire sec et sinistre. C'était plus fort que moi. Il croyait vraiment que je n'attendais que son accord pour pouvoir l'expédier dans l'au-delà ? Bin non, j'étais loin d'avoir ce pouvoir, moi ! Je respirais profondément. Il fallait que je me montre professionnelle, maintenant. Ma voix redevint douce, avec un soupçon de compassion parfaitement simulé.

- Détendez-vous. Fermez les yeux. Concentrez-vous sur ma voix, ignorez le reste. Cherchez la paix. L'absence d'émotions. Plus de douleurs, plus de souffrances. Laissez tout ça derrière vous ...

Je répétais ces paroles, encore et encore, comme un mantra. Ma voix prit un timbre hypnotique, comme pour une berceuse. Puis, brusquement, il ne fut plus là. Il était partit. J'aurais pu me réjouir d'avoir apaisé un esprit de plus, si je n'avais pas conscience des centaines d'autres qui continuaient de rôder dans ma région. Un véritable tonneau des Danaïdes, la vocation de ma famille ...

L'alarme retentit dans mon esprit, carillonnant comme dix milles cloches. Intrusion. Quelqu'un, ou quelque chose, venait de faire irruption auprès de mon corps. Vulnérable. En un instant, je me projetai dans mon enveloppe charnelle, laissant mon âme la réintégrer brutalement. Trop vite. Le retour brutal de toutes les sensations et petites douleurs ... la souffrance qui en résultait était indescriptible. Quelque part, j'avais conscience de mon corps qui se recroquevillait sur le sol, des gémissements qui sortaient de ma bouche, mais j'étais incapable de réagir.

Je parvins pourtant à repousser la douleur et la désorientation en arrière-plan. Danger. Il y avait un danger. Je me relevais doucement, en chancelant. Et suspendis brusquement mon geste, restant à genoux. Lycan. Félin. Je déglutis péniblement. Si j'avais provoqué son courroux en pénétrant sur son territoire, ça n'augurait rien de bon ! Doucement, je levai mes mains bien en évidence.

- Toutes mes excuses, si j'ai fait irruption sur votre territoire. Ce n'était pas dans mes intentions.

J'espérais qu'elle allait accepter que les choses en restent là. Je n'avais aucune envie de déclencher les hostilités avec elle ou son éventuel pard ! En attendant, j'évitais de faire le plus petit geste qui pourrait la brusquer. Je ne pouvais rien faire d'autre qu'attendre sa réaction ...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous, dans les bois, pendant qu'le lycan y'est pas ... (P.V M. Rehan O'Neal)   Ven 15 Mar - 16:24

Bientôt, l'humaine esquisse un geste, et la Bête, par réflexe, recule de quelques pas. Elle ne cherche pas à fuir, pourtant. Curieuse -et téméraire, elle observe, prudente, se rapprochant de mes vêtements. Prête à bondir au cas où la situation deviendrait trop tendue ; plus que jamais, nous nous devons de rester sur nos gardes.

Depuis les attentats, le couvre-feu, nous n'avons d'autre choix que celui de partager le territoire des loups. Nous avons pour ordre de demeurer plus au sud, et les membres du Pard n'ont pas le droit de sortir en dehors des chasses organisées. J'ai seulement pris mes libertés en fonction du lien qui m'unit au Freki de la meute. Un avantage bien apprécié.

Soudain, je note que l'odeur nauséabonde, typique de tout corps en putréfaction, s'atténue doucement. La jeune femme émerge, ouvre les yeux, s'anime, et se redresse. Bien vivante. Je pousse un grondement à peine audible, un avertissement. Alors elle se tourne, chancelle, et s'immobilise un instant. La peur qui la gagne, que je sens, me redonne de l'assurance. La Bête en profite, dévoilant ses crocs sans adopter de posture menaçante. Elle sait que cela ne veut rien dire, que rien n'est gagné, mais elle se sent plus confiante ; le réflexe est de le faire savoir au potentiel adversaire. Adversaire qu'elle scrute, qu'elle sonde, de la même façon qu'elle est épiée, dans l'attente d'une éventuelle réaction. Et puis l'humaine se concentre, cherche ses mots, se rend. « Toutes mes excuses, si j'ai fait irruption sur votre territoire. Ce n'était pas dans mes intentions. » Le félin se calme et s'assoit, rassuré, peinant à découvrir ce qui se cache derrière ces manières insouciantes, ces obscures facultés...

Je n'ai jamais été douée pour discerner les auras. C'est un avantage dont je ne sais pas tirer parti. L'utilisation de ce « radar » me dépasse, et m'entraîner à le maîtriser ne m'a jamais intéressée. Il faut beaucoup de patience et de concentration pour obtenir de maigres résultats, quand on n'est pas sorcier. Pourtant, cette fois, je regrette de ne m'y être jamais penchée. Il s'agit d'un plus dont mon statut de Kali devrait pouvoir s'enorgueillir.

Toutes mes excuses, si j'ai fait irruption sur votre territoire. Ce n'était pas dans mes intentions. A moins qu'elle ait absorbé un sérum visant à me tromper, ce n'est que vérité qui s'échappe de sa bouche. Soyons logique. Qui voudrait déranger des garous en pleine chasse, sachant qu'ils existent ? Une chose est certaine : la demoiselle n'est pas humaine. Tendue, peut-être, mais nullement terrifiée comme l'aurait été n'importe quel mortel sans la moindre notion du Secret. Sorcière, probablement. Cela expliquerait son petit tour de passe-passe et son retour d'entre les morts...

Doucement j'approche, reniflant son odeur, tentant désespérément de déceler ses intentions. Rien. Inoffensive ? Soit. Je ne puis l'interroger ainsi ni rester la à la contempler durant des heures. Et la ramener au pard... mauvaise idée. Je finis donc par me lever, me tourner, et sans pudeur aucune, je reprends forme humaine. Sans la quitter des yeux un seul instant, je revêts mes affaires, robe courte et collants, fin gilet et ma paire d'escarpins. De dos, je la contemple dans les débris d'un miroir brisé, qui me renvoient son reflet par milliers. Mon acuité visuelle est néanmoins suffisamment exercée pour la laisser me doubler. Je penche ma tête sur le côté, passant mes doigts dans ma chevelue emmêlée ; « Ce n'est pas mon territoire ». Mais celui des loups, dûment partagé en ces temps obscurs. « Suicidaire, ou inconsciente ? » L'un ou l'autre, il faut l'être pour se trouver en ces bois de nuit. Si elle est de ce monde, elle doit bien le savoir.

Enfin, je pivote et la laisse admirer la finesse de mes traits. Quarante années figées dans une jeunesse irréprochable. J'aime trop inspirer la crainte pour ne pas en profiter.
Alors mes lèvres s'étirent, s'entrouvrent sur un sourire machiavélique, dévoilant une rangée de dents parfaitement alignées, moins terrifiantes mais rappelant néanmoins celles du félin. « Vous cherchez quelque chose ? Je serais ravie de vous aider » ...
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