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 There is a Devil laying by your side - Philip Griffiths

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Andrew Osborne
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MessageSujet: There is a Devil laying by your side - Philip Griffiths   Dim 20 Jan - 15:33

Un souffle chaud qui se diffuse sur ma nuque. Des mains douces et fines qui parcourent mon corps avec envie. Des baisers qui m'embrasent et qui prennent place sur mon torse légèrement musclé. Mes orbes bleutées se ferment sous le désir incandescent que cette entité me procure. Ses lèvres me donnent envie, j'ai envie que cette personne, s'empare des miennes avec une certaine emphase ...
Mais elle me fait languir et elle sait son pouvoir sur ma personne. Puis vient enfin la délivrance, ses baisers fougueux qui s'emparent rapidement de mes lèvres entrouvertes sous le désir grandissant. Ses mains s'emparent de ma chevelure brune et redescendent sur mon torse, pour me faire d'autant plus flancher sous ses assauts diaboliques. N'en pouvant plus, j'entrouvre mes orbes bleutées pour enfin découvrir, quelle personne serait capable de me torturer tant ... Un visage qui ne m'est pas inconnu, se trouve en face de moi. Il me faut un léger temps d'adaptation tandis qu'il s'occupe encore de moi. Je dis bien "il", car l'entité est de nature masculine.
Dans un souffle je lâche son prénom que je connais tant. Philip ...


Philip ? Pourquoi ? J'aurais pensé à Alecto ou encore à Tess, mais à lui ? Pourquoi ? En même temps ce n'était pas la première fois que de tels rêves prenaient place dans mon esprit. Depuis mes cours dispensés, j'arrivais à penser à lui. Mais cela faisait bien longtemps que je restais cloitré dans mon bureau de la Maison Mère, sans qu'il ne me voit. Je n'en avais nullement envie étrangement, bien que mes rêves me signifiaient autre chose. Encore le souffle court, par ce rêve trop prenant, je retombais sans grâce sur mon grand lit. Mes orbes bleutées fixaient le plafond sans aucune pensée, si ce n'est celle de ce rêve ... Je me rappelais aussi fort bien, de certains détails quand je m'étais retrouvé coincé dans le Bayou Sauvage avec ce satané Jenkins. Dès que je m'étais mis à le toucher pour l'expédier plus loin par un sort très puissant, j'avais vu des bribes d'images peu catholiques.

J'avais vu en détail ce qui s'était passé dans cette chambre de motel à la couleur virginale, alors que ce qui s'y passait n'avait rien de chaste. Au contraire. Mon compatriote Talamascain s'était mis en danger sans raison aucune, et surtout ... Je serrais les dents, légèrement conscient d'une certaine jalousie qui avait éclos en moi. Me levant enfin, je me dirigeais d'un pas lent vers ma salle de bain, je devais me changer les idées. Me passant de l'eau sur mon visage déjà émacié, je remarquais avec une certaine déférence, la cicatrice que m'avait octroyé Tess lors de notre dernière entrevue. Non pas qu'elle me faisait mal, mais elle était dérangeante. Philip ne l'avait point vue lors de notre dernière séance, car elle avait été cachée par mon col de chemise. En même temps, personne ne devait la voir, car cela montrait qu'Andrew Osborne avait failli un soir de Décembre. Le reflet dans le miroir me renvoyait une mauvaise image, fatiguée, et surtout encore sous le choc constant de ce rêve ... charnel.
Comment dois-je interpréter cet étrange message ? Me plairait-il plus que ce que je ne pensais ? Visiblement. Car je n'aurais jamais fait cela. Je détestais être dans cet état de fébrilité accrue où je ne savais que penser. Mais me connaissant, il fallait que je tire cela au clair, sinon j'en deviendrais fou. M'habillant prestement, je décidais de donner rendez-vous à Mr Griffiths dans mon bureau à la Maison Mère. Mais m'y rendre serait un sacrifice bien trop rude. Alors quoi ? Je resterais un lâche toute ma vie ? Non, mes géniteurs ne m'avaient pas appris à fonctionner ainsi ...

Et c'était tant mieux.

J'eus du mal à remettre la main sur mon téléphone portable, dernière barrière présente pour le contacter. J'hésitais encore, les mains dans les poches à me regarder dans l'immense miroir du hall d'entrée. Soufflant pour évacuer mes tensions, je décidais de composer le numéro du jeune homme pour lui faire part d'un rendez-vous immédiat orchestré par son subordonné haut placé. J'eus de la chance que mon correspondant ne répondit pas, correspondant auquel je laissais un message concis.
Il devra me retrouver dans une demi-heure sans nul retard, sans quoi il serait sanctionné. Et je n'irais pas de main morte, qu'il en soit certain. Enfilant ma redingote noire, je sortis enfin de ma demeure pour me retrouver à la Maison Mère. Sur le chemin, je repensais encore à ce rêve absurde, témoignage d'une importance trop grande que j'apportais à Philip Griffiths. Rien que l'évocation de ce nom, irritait mon palpitant déjà mis à mal par mes relations amoureuses passées. Serais-je finalement amoureux de "lui" ? Ou n'avais-je qu'une sorte d'attirance parce que je m'étais perdu ? C'était bien pour cela que je devais tirer cela au clair, dussè-je y perdre au change ...

Arrivant enfin dans mon bureau, je saluais mes collègues, attentifs à mes allées et venues. M'enfermant dans mon sanctuaire, je me retrouvais assis sur ma chaise, devant mon Macintosh. J'avais encore du travail à y faire et encoder mes dossiers, me ferait oublier ce qui s'est passé. Perdu dans mes pensées, je ne voyais pas le temps passer, trop occupé à traiter mes affaires personnelles. Sentant qu'il serait bientôt l'heure, je regardais ma montre à gousset, avec une certaine tension. La refermant d'un coup sec, je pouvais déjà entendre ses pas claquer sur le carrelage de la Maison Mère.
Je me passais la main dans mes cheveux foncés, seul geste qui pouvait m'apaiser quand le stress était trop grandissant. C'est ce que me faisait ma génitrice lorsque je n'allais pas bien. Mais aussi quand mon paternel s'enhardissait à me faire travailler jusqu'aux premières lueurs de l'aube. Caché derrière mon écran, je ne savais pas faire face à cette foutue Réalité. Les aiguilles tournaient et tournaient encore, me signalant ma déchéance prochaine.

Mon téléphone me rappela à l'ordre, le réveil venait de sonner. Huit heures et trente minutes, il ne tarderait plus désormais.

Pitié, que cette entrevue se termine au plus vite.
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Philip Griffiths
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MessageSujet: Re: There is a Devil laying by your side - Philip Griffiths   Mer 6 Fév - 21:50

Il avait été réveillé en sursaut par la vibration de son portable sur sa table de chevet. Tiré des profondeurs du sommeil, Philip se redressa sur son séant pour vérifier qui cherchait à le joindre à une heure aussi matinale. Il jeta un coup d’œil à l’horloge en face de son lit et fut choqué d’avoir dormi jusqu’à si tard. Ca n’était pas dans ses habitudes de faire la grâce matinée ainsi. Il fallait tout de même dire pour sa défense que ses dernières nuits avait été relativement mouvementées.
Le nom du correspondant s’afficha sur le téléphone de Philip : Andrew Osborne. Le jeune sorcier haussa un sourcil, étonné que son professeur tente de le joindre. Il savait qu’Andrew n’arrivait à la Maison Mère qu’à partir de huit heures environ. Peut-être était-il déjà dans son bureau, au travail sur les nombreux dossiers qu’il avait à superviser. Philip l’imagina le nez plongé sur les milliers de feuilles éparpillées autour de lui. Il avait eu un aperçu du nombre incalculable de documents qui recouvraient son bureau et cette vision renforçait l’admiration du jeune érudit pour son supérieur. Il ne l’avait pas revu seul à seul depuis leur dernier cours, quelques temps auparavant. L’intimité avec Andrew commençait à lui manquer, générant en lui une sorte d’impatience qui ne lui était pas coutumière. De toute manière, depuis qu’il avait couché avec Seamus, Philip ne se reconnaissait plus. Les évènements se bousculaient autour de lui, que ce soit dans sa vie privée ou à la Nouvelle-Orléans, qui subissait les contrecoups d’incidents surnaturels à répétition.

Approchant son portable à son oreille, le jeune talamascain écouta attentivement le message laissé par Andrew. Son ton sec et la menace de sanction en cas de retard laissèrent Philip interdit. Il cru d’abord avoir mal entendu, ne comprenant pas pourquoi son professeur se montrait aussi froid soudainement. Avait-il manqué un rendez-vous ? Fait quelque chose qu’il n’aurait pas dû ? Tapé un mauvais rapport ? Aucune idée, et plus il se creusait la cervelle, plus le brun s’enlisait dans l’incompréhension. Seule l’interrogation demeurait, claire et limpide, à son esprit.
Ne perdant pas une minute de plus, Philip se leva de son lit, enfila un pantalon en lin gris, soigneusement rangé dans son armoire victorienne en bois massif, boutonna sa chemise d’un blanc immaculé et revêtit un gilet anthracite. Il plongea habilement son portable dans l’une de ses poches et attacha sa montre en cuire noire à son poignet. Le jeune homme était tellement organisé que même dans la précipitation, se préparer ne lui prenait que quelques secondes. Il passa la porte de sa chambre qu’il claqua brusquement et se mit à marcher rapidement en direction du bureau d’Andrew. Il se trouvait à l’étage supérieur au sien, et Philip dut rejoindre l’escalier principal de la vieille bâtisse pour pouvoir s’y rendre. Cela ne lui prit que quelques minutes pour atteindre la porte du bureau du sorcier. Il frappa timidement et le panneau de bois pivota sur lui-même sous l’impulsion des coups.

Philip hésita un bref instant avant de pénétrer à l’intérieure de la pièce. Il craignait la froideur de son supérieur, ne supportant pas l’idée d’avoir pu lui déplaire. Qu’avait-il bien pu faire qui justifie un tel rendez-vous en urgence ? Cela ne ressemblait pas à Andrew de programmer une séance de magie dans la précipitation. Il sentit la tension qui envahissait le bureau sans même avoir besoin de se concentrer. Seul la parole pouvait encore briser le suspens insoutenable, aussi décida-t-il de s’annoncer.

- Bonjour Andrew. Vous…Tu voulez me voir ? J’ai cru comprendre que c’était urgent ? Sa voix était faible et peu assurée. Le chef des érudits n’avait pas besoin d’user de sévérité pour impressionner Philip. Il en avait toujours été ainsi depuis qu’il l’avait rencontré. Pourtant les choses avaient légèrement changées au cours de leur dernière entrevue, alors que le jeune sorcier avait réconforté de son mieux son professeur.
Le souvenir de l’étreinte d’Andrew lui revint en mémoire, éveillant en lui le même désir qu’il avait déjà éprouvé à l’encontre de son interlocuteur. Il observa silencieusement ses mèches brunes qui retombaient élégamment sur son front, la couleur pure de ses iris et les traits solides de son visage. Par moment, la sensualité qui se dégageait du charisme du sorcier était une obscénité à elle seule. Mais l’heure n’était pas aux fantasmes ni même à la contemplation intéressé du corps d’Andrew. Philip n’avait pas oublié le message qu’il lui avait laissé sur son répondeur et c’est pourquoi il resta immobile, debout, au milieu du bureau, attendant patiemment d’être invité à s’asseoir ou que son supérieur lui annonce la raison de sa venue en ces lieux. Bientôt le suspens allait être levé.
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Andrew Osborne
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MessageSujet: Re: There is a Devil laying by your side - Philip Griffiths   Jeu 7 Fév - 20:41

Il n'allait pas tarder à arriver.

Celui qui par sa seule présence mettait à mal mes émotions premières. Celui qui par son absence parvenait tant à me manquer. Et cette dernière et amère pensée mettait tout mon moral en berne. Pourquoi parvenait-il à susciter tant d'interrogations chez le colosse Andrew Osborne ? Même si j'étais un Érudit, je n'en avais nullement la réponse.
Alors pour répondre à mes sempiternelles questions et attentes, je l'avais convoqué, ainsi, dans mon immense bureau. Par où commencer ? Je ne le savais pas moi-même. Que lui dire pour que cela ne paraisse pas suspect ? Mais en même temps, l'Ire commençait à me consumer de l'intérieur et cela était mauvais pour notre futur "entretien". Je l'entendais arriver, enfin. Un léger sourire étira mes lèvres fines, avant de redevenir mutisme. Il était évident que j'étais content de le revoir, surtout après mon cours dispensé de la dernière fois.
Même si par ailleurs, je l'avais évité un petit temps, j'étais là, heureux de revoir sa personne si proche de moi. Mais je n'oubliais pas cette sorte de jalousie qui prenait place lourdement en moi. Je ne saurais l'expliquer, mais quand j'avais vu ces images dans l'Inconscient du Vampire, je n'avais plus su me contrôler ... Instinctivement je touchais la blessure que m'avait infligé Tess, comme un exutoire à mes pensées les plus profondes. Je passais mes longs doigts fins sur la peau encore boursoufflée mais cicatrisée désormais. A chaque fois, cela me rappelait ce que Tess avait été pour moi, et cela, j'en étais marqué à vie.

Il était là.

Aussi vite que je venais de le faire, je laissais tomber ma main sur mon bureau. Mes iris bleutées venaient enfin de rencontrer celles de mon interlocuteur. J'arquais un sourcil interrogateur, car comme il m'arrivait souvent, je n'arrivais jamais à en vouloir à mes proches très longtemps. Or mon si gentil Inconscient venait de me rappeler à l'ordre, et de me faire penser encore aux ébats charnels qu'avait eu mon subordonné avec la créature des ténèbres. J'eus un sourire de façade, plaisant quand j'étais en société et par un geste las mais empli de politesse, j'incitais Philip à prendre place en face de ma personne.
Il m'avait parlé mais je ne lui avais pas encore répondu, parfaitement conscient que je pouvais le mettre mal à l'aise, mais je n'en avais cure. Je laissais encore cette tension planer dans mon bureau, un léger sourire étira mes lèvres pendant que je le regardais. Je me rappelais de mon étreinte donnée quelques semaines auparavant. Moi qui d'ordinaire rechigne toujours à toucher les autres. Mes géniteurs m'ont toujours appris à émettre de la distance avec mes interlocuteurs, pour leur bien, mais surtout pour le mien. J'avais toujours eu cette enfance solitaire à rester le nez dans les livres, et à briller en société par mon savoir trop présent. Au niveau de mes amitiés, cela avait été toujours le néant, il n'y avait bien que mes précepteurs qui me donnait un semblant d'amitié et surtout un semblant de leur temps.
Alors donner cette étreinte au descendant Griffiths, n'avait pas été chose aisée. Mais je l'avais voulu et finalement j'avais aimé ce contact que l'on m'avait refusé depuis longtemps. Lâchant un soupir exaspéré, plus pour ma personne que pour mon interlocuteur, je savais pertinemment que je devais me calmer car sinon cela allait mal finir. Pourquoi étais-je si passionné subitement ? Andrew Osborne est d'ordinaire connu pour son calme olympien et cela fait état de grâce chez mes Supérieurs.

Alors quoi ?

J'avais enfin décidé de briser ce silence pesant même si le jeune homme l'avait fait quelque temps auparavant. L'intonation de ma voix trahissait une Colère sourde et sous-jacente, mais j'avais trouvé une excuse si triviale que s'il y croyait c'est que ma foi, il était vraiment ... idiot.
Je tapotais mes doigts sur le bureau, geste oppressant s'il en est, avec ce même sourire arrogant scotché sur mes lèvres fines.


- Tu aimerais savoir pourquoi je t'ai convoqué. C'est simple. Dis-je en me levant subitement de ma chaise. Nos cours ne doivent plus s'arrêter à du pratique, il doit y avoir de la théorie aussi.

C'était vraiment ... de la shit cet argument. J'avais envie d'en rire tellement c'était à chier ? N'ayons pas peur des mots. OUI. A chier. Qu'est-ce que je pouvais me haïr par moments ! Pour me donner contenance, je scrutais le jeune Talamascain de mon regard le moins amène. Croisant les bras sur mon torse et faisant les cent pas dans mon bureau, je terminais mon laïus, peu convaincu tout de même.

- En d'autres termes, chaque semaine après nos cours tu dois me rendre une dissertation. Un peu comme quand tu étais à l'école en quelque sorte. Car c'est bien beau de lancer sortilèges sur sortilèges mais, comme je te l'ai dit, tu dois avoir de la théorie. Et pour cela, je ne te laisserais pas tranquille.

Le fait que j'avais l'air si impressionnant me faisait légèrement oublier mes intentions premières. Mais elles ne tarderaient pas à refaire surface, à mon plus grand déplaisir. Me rapprochant cette fois-ci de mon interlocuteur, sans aucun sourire, je ne pus m'empêcher de lui demander, au cas où il n'aurait point compris ...

- As-tu des questions Griffiths ?

Quand j'employais le nom de famille ce n'était jamais bénéfique pour la personne en face de moi. Évidemment j'aurais envie de le congédier, mais le garder entravé me plaisait fort bien. Lui tournant le dos cette fois-ci, et parcourant les armoires métalliques où étaient contenus tout mes précieux dossiers, j'en sortis néanmoins un, presque neuf. Je le montrais à Philip, toujours sans le regarder, sans émotions aucune.

- Sais-tu quelque chose sur Seamus Jenkins ?

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Philip Griffiths
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MessageSujet: Re: There is a Devil laying by your side - Philip Griffiths   Sam 23 Fév - 18:42

Malgré le doute et l’inquiétude qui habitaient Philip, il n’en laissa rien paraître, gardant son sang-froid légendaire. Andrew lui adressa un sourire et l’invita à s’asseoir sans même répondre à sa question. Ce silence trahissait une colère sourde, mais qu’est-ce qui avait pu provoquer un tel sentiment chez son supérieur ? Philip se repassa les derniers jours dans sa mémoire, essayant de se rappeler de la dernière fois qu’il avait croisé Andrew. Mais rien n’y faisait, il ne trouvait pas de réponse à sa question. Prenant place sur la chaise confortable qui faisait face à l’éminent sorcier, il posa ses mains sur ses cuisses, tentant d’adopter une attitude décontractée. Et puis la voix grave de l’homme brisa le silence ambiant et résonna contre les murs en bois.
La raison de la convocation en urgence tomba : ajouter de la théorie à leur séance de magie. Philip ne dit rien mais n’en pensa pas moins. Cette information aurait pu attendre, elle ne nécessitait pas de devoir en discuter à huit trente du matin. Si ? Incrédule, Philip fixa Andrew avec docilité. Son professeur savait pourtant que si le descendant Griffiths avait fait appel à lui, c’était pour s’entrainer à maîtriser ses pouvoirs. Et puis existait-il réellement des livres qui traitaient de la gestion des énergies magiques, tels les simples livres de cours d’un lycéen ? Cette nouvelle était bien trop saugrenue pour être vraie. Mais alors pourquoi Andrew lui mentait-il ? Avait-il simplement voulu le voir ? Cette hypothèse n’était pas pour déplaire au jeune érudit. Que son professeur invente un prétexte pour le voir et passer du temps en sa compagnie le flattait au plus haut point. Se pouvait-il qu’Andrew ressente la même attraction que Philip ? Il sentit une chaleur se répandre dans son corps et empourprer ses joues. Par chance, la faible lumière ambiante ne permettait pas directement à l’anglais de distinguer ce léger détail.

Andrew s’était levé et avait commencé à faire les cents pas dans son bureau, croisant ses bras musclés sur sa poitrine. Philip le suivit du regard, toujours aussi silencieux et docile. Il écouta attentivement son interlocuteur expliquer plus en détail son idée, développant alors ce que le plus jeune aurait à faire. Une dissertation ? Chaque semaine ? Mais les nombreux rapports qu’il rendait quotidiennement aux archivistes du Talamasca ne suffisaient-ils pas ? Quand bien même il ne s’agissait pas ici d’observations faites sur un sujet d’étude. Mais après tout pourquoi pas. Scarlett avait appris énormément de choses concernant la magie à Philip avant de mourir. Compte tenu du fait qu’il était pratiquement le seul à lui rendre visite, il était certainement le seul dépositaire de ce savoir. Peut-être le recueillerait-il dans les « devoirs » qu’il rendrait à Andrew. Mais cela n’expliquait toujours pas pourquoi soudainement l’anglais avait décidé cette nouvelle façon de travailler. Le maître se rapprocha de lui, augmentant de fait la tension déjà palpable entre eux. Philip se força à ne pas retenir son souffle, sous le coup de l’émotion.
Non, il n’avait pas de question, excepté peut-être celle concernant la raison de cet étrange changement. Mais il ne se serait jamais permis de remettre en cause l’enseignement d’Andrew. Il hocha donc négativement la tête afin de lui faire comprendre qu’il saisissait ce qu’il lui disait. Cela le troublait que son supérieur l’appelle par son nom de famille, chose qu’il avait quasiment exclu dès leur premier cours. L’anglais était décidemment bien surprenant aujourd’hui. Mais la singularité de cet entretien ne s’arrêta pas là. Philip regarda Andrew s’éloigner vers les étagères métalliques, fouiller parmi les documents qu’elles contenaient et revenir avec un dossier entre les mains. Son cœur fit un bon dans sa poitrine lorsque l’homme prononça le nom de Seamus Jenkins. Il ne put masquer l’expression de déconcertement qui habilla les traits de son visage.
Il y avait quelques nuits de cela, Philip avait couché avec Seamus, manquant de peu de se faire tuer. Et voilà que son supérieur, qui n’était pas au courant et qui ne devait pas l’être, lui servait le dossier de son erreur sur un plateau. Ses mains devinrent moites et il les frotta contre son pantalon tout en cherchant désespérément une réponse à donner à son interlocuteur.

- Et bien je sais qu’il s’agit d’un vampire. Sa voix était faible et mal assurée. Cela lui faisait étrange de mentionner l’existence de ces démons de la nuit devant l’un de ses confrères. D’ordinaire il parlait de ces choses là avec Néthi. Jusqu’où pouvait-il aller dans ses aveux sans trahir ses investigations secrètes ? Il n’en avait aucune idée mais savait qu’Andrew ne se contenterait certainement pas de cette réponse. Il me semble qu’il fait parti d’un clan de vampire qui s’est établit à la Nouvelle-Orléans, comme ceux qui ont fait parler d’eux lors des évènements tragiques de la maison Lalaurie durant la nuit de Samhain. Pourquoi me demandes-tu cela ?

La coïncidence était invraisemblable, trop aux yeux du descendant Griffiths. Pourquoi Andrew l’interrogeait-il à ce sujet alors que Philip venait tout juste de rencontrer l’immortel. Savait-il quelque chose ? Etait-ce la vraie raison qui l’avait poussé à le convoquer de si bonne heure ? Sa nuit de débauche avec le vampire était-elle à l’origine de la colère cachée de son professeur ? Allait-il le renvoyer ? Il n’en savait rien, tout ce dont il était sûr, c’est qu’il était complètement tétanisé sur sa chaise, incapable de se relever, sentant son cœur battre dans sa poitrine. Le souffle court, ses yeux sombres fixaient avec embrassement ceux d’Andrew. L’heure des aveux était-il arrivé ?
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MessageSujet: Re: There is a Devil laying by your side - Philip Griffiths   Dim 10 Mar - 19:24

Le dossier Jenkins ...

Il me brûlait les mains, comme s'il m'était presque impossible de pouvoir le toucher. J'abhorrais cet "homme" et ses manières exécrables de tuer les humains. J'y avais réchappé de justesse et je m'étais promis une chose : je le traquerais jusqu'à mon dernier souffle. Même si je dois passer par les pires ignominies et les pires bassesses, je le tuerais de mes propres mains.
Là était l'Ire incandescente que j'avais contre cette Créature de la nuit. Philip avait joué avec le feu et avait failli se brûler. J'avais failli le perdre idiotement parce qu'il avait cédé à cette tentation trop extrême qu'offrait Seamus Jenkins. Je jetais le dossier devant Philip, tout en offrant mon dos à sa vue. Je n'avais pas envie de le regarder, toujours embrasé par cette Colère qui n'en finissait pas de de grandir.
Pourquoi cela me mettait-il dans des états pareils ? Pourquoi arrivais-je si facilement à perdre mes moyens quand il s'agissait de lui ?

J'étais doublement énervé.

Je sentais cette tension palpable qu'il m'offrait. J'étais heureux, conscient qu'il était mal à l'aise, mais décidément j'étais trop gentil, car lentement je me retournais vers lui, offrant mes orbes bleutées si mélancoliques.
Il avait failli mourir, et j'aurais encore perdu un être cher en ce bas-monde. Il y avait eu Tess qui avait sombré dans les Ténèbres ... Tess. Je l'aimais et je l'aime comme un fou, mais je lui ai fait mes adieux, aussi durs ont-ils été. Et je n'aurais pas eu envie que pour Philip Griffiths, il en va de même. Je plantais mon regard bleuté dans le sien, toujours désireux de démontrer mes sentiments colériques envers cette situation que je ne comprenais pas. Ou que je ne voulais pas comprendre ...
Je posais mes mains fines et blanches sur mon bureau tout en me penchant vers mon interlocuteur, une voix douce s'échappant de mes lèvres, contrastant à merveille avec ce que je venais de lui offrir quelques instants auparavant.


- Tu as failli mourir. J'ai failli te perdre, comme Elle.

Reprenant contenance, car non, mon Ire ne s'était toujours pas assouvie, je m'empressais d'attraper l'un des poignets du jeune homme afin de constater ce que j'avais "vu" quelques jours auparavant. Il avait une marque sous son poignet, comme moi à mon cou, marque qui démontrait ma lâcheté et ma honte. Et que je garderais à jamais, parce que je l'avais perdue. Elle.

- Il t'a marqué ? Réponds moi ! Philip !

Je m'en fichais de savoir d’où ce satané Vampire provenait et à quel clan il appartenait. Tout ce qui m'importait, c'était de le dépecer pour des recherches plus ... personnelles. Mon cœur battait à tout rompre sous l'adrénaline qui s'insufflait dans mes veines, tandis que je prenais entre mes mains le visage de mon vis-à-vis. Guidé par des pulsions presque trop destructrices pour ma personne, je fermais les yeux tandis que mes lèvres s'approchaient de celles de mon subordonné avec une obscénité sans nulle autre pareille.

- Je me serais tué, si je t'avais perdu.

Non, je ne pouvais décemment pas faire ça. Pas maintenant. Pas ici. Pas à lui. Lentement je lâchais ce visage mais surtout ces lèvres que j'étais prêt à embrasser. Je le respectais trop pour tomber dans des mièvreries pareilles ...

- Pardon. Va ! Tu peux sortir maintenant.
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Philip Griffiths
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MessageSujet: Re: There is a Devil laying by your side - Philip Griffiths   Lun 29 Avr - 16:40

L’embarras s’était emparé de lui comme un prédateur de sa proie. Philip était transi d’effroi sur sa chaise tandis que son supérieur hiérarchique lui lançait à la figure l’ignoble vérité vainement dissimulée. Comment avait-il pu croire une seule seconde berner Andrew au sujet de sa rencontre avec Seamus ? Le pouvoir de clairvoyance de l’Anglais lui permettait assurément d’entendre plus loin que les mots, de voir plus loin que les fausses apparences que le jeune Louisianais tentait de maintenir. Oui, il enquêtait bel et bien sur un vampire vieux de plus de cent ans. Oui, il passait la plus part de ses nuits à circuler dans les rues obscures de la Nouvelle-Orléans, malgré le danger que représentait une telle attitude. Et oui, Seamus n’était pas le seul vampire à avoir défloré les lèvres émaciées du talamascain. Meredith aussi l’avait embrassé. Et quand bien même il avait été plus loin qu’une simple étreinte romantique avec l’immortel aux mauvaises manières, aujourd’hui sa vie n’était plus en danger. Mais au lieu de se soulever contre le mécontentement d’Andrew, Philip restait muet devant le parallèle que venait de prononcer son maître. Il avait failli le perdre, comme « Elle ». Depuis quelques temps, Philip savait à qui correspondait ce terme. Il s’agissait de l’une des seules femmes qui avait su ravir le cœur de l’Anglais. Être comparé à Elle revenait à tenir une place importante dans son estime. Le jeune sorcier ne savait donc pas s’il devait se sentir indigné, inquiet, ou s’il devait laisser la flatterie s’emparer de tout son être ; à commencer par ses joues rosies.

Mais bien sûr, comme toujours, les choses ne s’arrêtèrent pas là. Andrew s’empara de ses poignets et les dévoila pour faire apparaître la marque laissée par les crocs acérés de Seamus. Et le maître de disputer son élève en lui demandant s’il avait été marqué. Philip hocha négativement la tête tout en poussant un « non » honteux. Il retira sèchement ses mains de l’emprise de son supérieur et plongea son regard dans le sien. Ce geste n’était pas sans effort compte tenu de l’embarras qu’il ressentait face à ce qu’il avait fait. Mais il ne pouvait baisser les yeux au sol et nier avoir joué avec le feu. Son impudence méritait certainement une sanction et il voulait la recevoir la tête haute. Après tout, s’il avait pris autant de risques, c’était pour tenter de secourir un innocent. Cela, Andrew ne le savait pas et pourtant, il s’agissait bien d’un acte bien intentionné.
Son visage fut rapidement cerclé par les larges mains d’Andrew. Il ne comprit pas ce qui était en train de se passer. Il avait fermé les yeux et approchait lentement ses lèvres des siennes. Le cœur de Philip accéléra dans sa poitrine et il fut bientôt tiraillé entre le désir de s’esquiver et celui de répondre au geste inconvenant. Les lèvres charnues d’Andrew ondulèrent pour laisser s’échapper quelqu’uns des mots les plus touchants qu’il fut donné d’entendre à Philip. L’émotion le submergea, se rependant dans tout son corps. Cette phrase scellait à tout jamais dans son esprit l’attachement que son maître avait pour lui. Il aurait voulu l’embrasser, caresser ses joues, son menton et sa nuque. Mais déjà Andrew reculait, retirant de sa portée ce visage aux traits si séduisants. Et puis, comme si ce qui venait de se passer n’avait été qu’une illusion, un rêve éveillé, l’Anglais se détourna en lui indiquant qu’il pouvait partir.

- Je suis désolé. Je ne voulais pas t’inquiéter avec tout ça. Les bras toujours tendus en appui sur le bureau, Philip ne s’était pas écarté de son interlocuteur. C’était comme si l’attraction qu’il venait d’éprouver le maintenait en place. Je sais que c’était risqué de rencontrer ce vampire, mais je n’avais pas le choix. Si j’ai fais tout ça, ce n’est pas pour flirter avec la mort, ou pour me prouver de quoi j’étais capable. Si je suis allé dans ce bar ce soir là, c’est parce que suis à la recherche d’une personne disparue et que j’ai de forte raisons de croire que c’est Seamus Jenkins qui l’a tué. Philip marqua un temps d’arrêt, le regard fixe, les lèvres closes, le visage limpide. Il n’aurait jamais cru pouvoir parler aussi librement de cette enquête clandestine. Depuis plusieurs semaines, je le traque et je sonde la mémoire des corps qu’il sème derrière lui. Or une nuit, je n’ai retrouvé aucune victime, contrairement à ses habitudes. J’en ai donc déduit que quelque chose clochait. J’ai crains le pire et après avoir…affronté… Seamus en personne, il m’a avoué l’avoir vampirisée.

Le ton de Philip était grave et le dernier mot s’était étouffé au fond de sa gorge. C’était pour lui un échec de ne pas avoir pu aider à temps l’innocente victime de Seamus, devenue à présent un monstre à son tour. Peut-être l’amer vérité était-elle d’autant plus difficile à admettre qu’il n’avait rien pu faire pour sauver Meredith. Tout comme Andrew n’avait pas pu la sauver « Elle ». Les deux hommes partageaient finalement une déception en commun.
Les lèvres du jeune talamascain le brûlaient encore de la tentation cruelle qu’elles avaient ratée. Philip tendit une main qu’il déposa délicatement sur l’épaule d’Andrew, l’obligeant à le regarder.

- S’il-te-plait ne m’en veux pas. Moi aussi je ne supporterais de te perdre. Le regard toujours plongé dans celui de son supérieur, le jeune sorcier laissa son visage pencher dangereusement en direction de celui de son supérieur et l’embrassa timidement. Le choc électrique qui traversa son corps au contact des lèvres chaudes et charnues d’Andrew réveilla en lui le même désir physique qu’il avait ressenti avec Seamus ; mais cette fois, un sentiment plus profond se mêlait à l’envie qui le consumait intérieurement.
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