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 J.O & HARLAN △ Hide your face so the world will never find you

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Harlan Dereham
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MessageSujet: J.O & HARLAN △ Hide your face so the world will never find you   Sam 19 Jan - 18:15


Le grincement de la porte du vieux bar miteux passa inaperçu. Ses pas sourds pénétraient le brouhaha brumeux de l’enceinte du bâtiment tandis qu’il y préservait son anonymat. A partir de ce moment là, le temps lui était compté et il le savait, d’un regard furtif, il la chercha un instant du regard, sans résultat. Rehaussant alors sa capuche de sur ses épaules, il s’assit sur près du bar, patient et calme, imperturbable comme à son habitude et attendit. Combien de temps passerait-il ainsi, à attendre un geste, un écho, un courant d’air porteur de nouvelles –bonnes ou mauvaises, qu’importe ? Jusque là, on lui accordait peu d’importance, mais sitôt son identité révélée, serait-ce avec la même certitude qu’il resterait assis ainsi. Le temps fut long. Rares étaient les étrangers qui pénétraient dans l’endroit sans être assommé de ragots en tous genre, sans être accusé à tort et à travers de mille et une fourberies qui n’ont peut-être jamais eu lieu. Epris d’un élan d’audace, ce fut lorsque le barman s’approchait de lui pour lui demander sa commande que ses sens se réveillèrent. Commandant un bourbon, il humait l’air qui venait de s’enfler d’une touche plus délicate. Elle était là.

Voilà un moment que le cadavre ambulant souvenir d’un triste être inoffensif déambulait en ville, flirtant avec les frontières des territoires lycans. Jusque là, sa démarche n’avaient fait qu’attirer l’œil avisé du skoll. Improductif, le jeune vampire, abandonné par son géniteur et livré à ses instincts les plus primaires de bête finirait bien par franchir la deadline. La faim devait lui grouiller au ventre, sa langue devait se dessécher au point que chercher une chair à rompre et à déchiqueter devenait sa primaire obsession. Finalement, ce soir là n’était qu’un soir de plus. Ses pas mal assurés le conduisaient vers sa fin. Son rire mesquin et sadique retentissait froidement dans les rues endormies de la ville et, comme un fou hurlant à la lune sa passion, ses mots fouettaient vulgairement l’air, avertissant tout autour de lui de sa présence. Harlan étaient de ceux là. Patiemment niché entre buissons et arbres morts, sa fourrure grise tapis sur le sol n’était que fumée éparse. Observant d’un œil alerte et en même temps focalisé sur leurs frontières, il guettait ce moment où ses crocs acérés métraient enfin terme à l’errance de la bête et au danger qu’elle était à elle seule. Intérieurement même, il jubilait de connaitre ce moment où ses rires sarcastiques, irritants et exaspérants finiraient par se taire. Pour ça, il n’attendait qu’une chose, un motif valable, histoire de ne pas déclencher de guerre si son géniteur venait soudainement à retrouver un intérêt à son égard.
Les grognements sourds du skoll commençaient à témoigner d’un certain empressement quand, finalement, une petite tête blonde se profilait à loin. Petit chaperon rouge victime d’un changement de scénario ou non, il ne fallut qu’une poignée de secondes pour que la bête ne sente l’odeur de sa chair fraiche, et qu’un ridicule centième de millième de seconde pour que, affamé, il ne se jette littéralement dans la gueule du loup. L’instant fut court, vif, et imparable. Le skoll, impitoyable, jaillissait du brouillard épais en une immense masse d’une musculature impressionnante. En moins de temps qu’il ne le fallut pour que la sangsue ne se rende compte qu’elle avait mis les pieds en territoire lycans, d’un habile coup de mâchoire, le skoll mettait fin à ses hivers. Qui c’était cru immortel plus que de raison finissait par périr, et Harlan, après un dernier regard meurtrier sur sa victime, levait une patte puis l’autre, et se faufilait entre les branches regagnant l’endroit où il avait déposé ses affaires.
Effrayée par ce qu’elle avait cru être son imagination un peu trop débordante, la petite tête blonde s’était enfuie vers l’Est, il l’avait senti, son parfum fruité et sucré l’avait trahi, et pourtant, un courant d’air et il y eu une autre odeur qui attira son attention. Se retournant prestement, Harlan guettait là l’échappée d’une femme. De dos, il n’avait ses cheveux châtains brillants sous les reflets de la lune et son parfum boisé pour témoin de son identité. Néanmoins, il resta pourtant là, immobile, quelques secondes supplémentaires. Sa démarche bien que rapide n’était pas celle d’une fuite, sereine, la jeune femme s’envolait, agacée peut-être ? Mais pourquoi ? Les yeux couleur topaze orangé du skoll s’élevaient un dernier instant parmi les branchages gelés de la forêt et puis, à mesure que la silhouette s’estompait dans les rues sombres de la ville froide et endormie, il se tapit et reprit sa route, silencieux et calme comme à l’aube d’un nouveau jour.


Ses talons claquèrent dans l’entrée et firent taire les rumeurs jusque là incessantes. Comme si la mort ou la vie personnifiée avait fait son entrée, chacun ce tut, plus abasourdis que respectueux. Son lèvre porté à ses lèvres, son esprit toute fois porté sur ce qui se déroulait derrière lui ne manqua pas ce parfum boisé insistant qui tendait à se rapprocher. La chasse débutait, une chasse d’un type qu’il avait presque oublié. Ses années d’expérience en matière d’espionnage lui revinrent en un coup de fouet et c’est ainsi qu’il restait posté ses deux coudes sur le bar, la capuche fièrement juchée sur le haut de son crâne, faisant mine de n’avoir jamais rien remarqué de ce parfum, de cette entrée, du respect que l’on vouait à la dame. Les prochaines secondes furent pourtant d’une importance capitale : d’un bref regard en coin, tournant à peine la tête, il tombait sur le visage de la femme dont il ne connaissait que le dos et la nuque dégagée. Impassible, il reposait son verre, et en dessinait soigneusement le contour en le fixant. « Quel silence religieux… Qu'avez-vous donc fait pour animer en eux tant d’angoisse ? » dit-il, brisant le silence d’un voix grave et basse, comme s’il ne s’adressait qu’à lui-même.


Dernière édition par Harlan Dereham le Mer 23 Jan - 21:15, édité 1 fois
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J.O Saldaña Núñez
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MessageSujet: Re: J.O & HARLAN △ Hide your face so the world will never find you   Lun 21 Jan - 21:50

    « Juanita ! J’ai un problème avec une potion. » La petite voix de Luz me parvint alors que je parcourais un article très critique sur la situation actuelle. Le journaliste tournait en dérision cette chasse aux sorcières moderne, la décrivant comme une nouvelle ruée vers l’absurde, comme seuls les Américains savaient le faire. Il terminait son article en abondant dans le sens du gouverneur de la Louisiane. Je restai dubitative face à cette article, me demandant si ce n’était pas une tentative de Talamasca de prendre le contrôle des médias. Ces derniers jours, la presse ne parlait que des vampires et de leur possible existence, mais je n’avais encore jamais lu d’article qui soutenait la thèse de l’imaginaire collectif trop stimulé. Mais peut-être bien qu’il existait encore des journaux qui préféraient s’en tenir à des sujets concrets et sérieux, et cette simple pensée me rassurait un peu. Je me levai finalement pour rejoindre Luz, qui se débattait à couper des racines. « Qu’est-ce que tu nous mijotes encore ? » « Une lotion pour désinfecter et soigner les plaies profondes. Et contrairement à la potion de guérison, elle aurait un effet instantané. Un peu comme la régénération vampirique. » « D’où tu tires ça toi ? » « Une vieille sorcière m’a laissé un livre à la boutique. Elle n’a pas de descendance directe et ne voulait pas laisser son précieux à ses nièces qu’elle juge indignes. Comme elle a toujours été satisfaite de mes produits, elle a décidé de me léguer ses secrets. C’est passionnant tout ce qu’il y a à l’intérieur ! Certains sorts remontent aux sorcières de Salem ! » Je haussai un sourcil, et voyant qu’elle n’obtenait pas plus de réaction, elle poursuivit. « J’arrive pas à les tailler. Il me faut juste le centre, on peut stocker l’écorce. »

    Sans dire un mot, j’exécutai la tâche en utilisant mon poignard, dont la lame d’argent était si tranchante qu’on l’eût cru magique. Ce qui n’était pas si loin de la vérité, puisque grâce à une potion dans laquelle je laissai tremper mon arme, elle retrouvait l’éclat et le tranchant de ses premiers jours. A défaut de pouvoir ensorceler directement l’arme, je me contentai de ce procédé. Pendant que je coupais les racines, séparant soigneusement l’écorce du centre, Luz entreprit de m’interroger. « Tu pars en chasse ce soir ? » Je secouai la tête pour signifier que non. Pas après l’échec de ma dernière mission. Ma proie, qui était à ma merci dans ce territoire où l’odeur des loups allait finir par le rendre fou, a été chassée sous mes yeux par un garou. Je ne savais pas si c’était l’œuvre d’une malédiction qui s’abattait sur moi ou alors si j’étais malchanceuse au point de me voir subtiliser un contrat. La première fois avec Kathleen, ensuite avec Rowan qui voulait être celui qui mettrait fin à la vie de son ex-femme, et maintenant ce loup qui se chargeait de mon boulot. Voilà de quoi bien me mettre en rage. Mais je devais redoubler de vigilance en ce moment. Avec toute cette polémique autour de l’existence ou non des CESS, doublée de la haine inter raciale qui s’était ancrée plus profondément depuis la nuit de Samhain, il y avait deux fois plus de travail pour les chasseurs. Nous n’avions aucun intérêt à voir les surnats faire leur coming-out, puisque nous même devrions alors exposer notre activité ou alors faire face à une horde de pseudo justiciers mortels qui courrait à leur perte. De ce fait, il était d’ordre général pour notre communauté de faire attention à nos fesses et de se charger en priorité de ceux qui pourraient compromettre le Secret. « Tu vas aller au Bayou encore ? » « Il faut que j’aille prendre un peu la température sur le terrain… En ce moment, ça regorge de ragots là-bas sur la manière dont s’organisent les humains pour faire face à la rumeur des surnats. Je préfère me tenir informée de leur démarche, au cas ils deviendraient nos ennemis… » Je vis une lueur d’inquiétude briller dans les yeux bruns de la Mexicaine, et après avoir marmonné un merci, elle reprit l’élaboration de sa lotion miraculeuse. Je savais qu’elle s’inquiétait de cette alternative, et je n’en étais pas plus réjouie. Mais je me savais largement capable de mettre les restes de scrupules de côté si la race humaine commençait à se montrer trop dangereuse. Sans un mot de plus, je filai me préparai pour ma virée nocturne.


    Un silence impérial m’accueillit quand je posai les pieds à l’intérieur du bar. Je lançai un regard à la volée, à cette population ivre et habituée à supporter l’inconfort des banquettes déchirées du bar. Cette population inchangée qui m’avait vu déjà arriver le mois dernier, cherchant un endroit pour me ressourcer après un combat assez laborieux avec un vampire bicentenaire. J’étais arrivée avec le désir de me reposer un peu avant de reprendre la route, mais il semblait que quelques malotrus n’étaient pas de cet avis. C’était un endroit assez mal fréquenté, et la population féminine se résumait à quelques vieilles harpies et des pseudos rebelles qui s’étaient livrées à la prostitution pour financer leur indépendance. Comme j’étais apparemment de la chair fraîche et inconnue à ces vieux routards aussi usés que les sièges dans lesquels ils s’asseyaient, ils étaient venus me tourner autour, après quelques whiskys de trop. Suffisamment sur les nerfs pour perdre de mon impassibilité, j’en avais mis au tapis quatre comme ça. En me tournant autour, ils ne s’attendaient sûrement pas à tomber sur une pratiquante de plusieurs arts martiaux donc l’apprentissage s’avérait chose aisée grâce à mon don. J’avais froidement prévenu le reste des alcooliques qu’un sort similaires les attendait s’ils m’approchaient de trop près avec de mauvaises intentions. Depuis, le Bayou Beer Garden me craignait farouchement, ne comprenant pas comment un bout de femmes comme moi pouvait être aussi redoutable.

    « Quel silence religieux… Qu'avez-vous donc fait pour animer en eux tant d’angoisse ? » Mes yeux se posèrent sur l’homme qui avait prononcé ces mots, brisant le silence dont j’étais maître. Lui ne figurait jamais dans le tableau que composait le Bayou. Sûrement fréquentait-il cet endroit très rarement, voire jamais. Pour moi en tout cas, c’était une nouvelle tête. Et une nouvelle tête humaine si j’en croyais l’aura qui se dégageait de lui. Aucune énergie surnaturelle n’émanait de lui, ce qui me força à la prudence. Lentement, je m’approchai aussi du bar, chaque pas résonnant dans l’antre où je m’étais imposée. Je demandai au barman de me servir une Margarita en augmentant les doses de Tequila. « Je leur ai juste expliqué à ma manière qu’il ne valait mieux pas m’agacer. » Je ne mentais pas en disant cela, mais je préférais ne pas révéler la vérité à ce parfait inconnu. Il gardait délibérément sa capuche sur la tête, entretenant un mystère qui aiguisa ma curiosité. Que me voulait-il ? Allez savoir, mais il n’avait pas froid aux yeux, à prendre la parole ainsi dans un terrain inconnu. « Rien de bien méchant, en somme. Mais ici ils aiment bien exagérer un peu les choses. Mais vous ne le savez sûrement pas encore, puisque c’est la première fois que je vous vois ici.»
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Harlan Dereham
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MessageSujet: Re: J.O & HARLAN △ Hide your face so the world will never find you   Mer 23 Jan - 21:15


S’il était des créatures surnaturelles passionnées par l’homme, sa philosophie, sa culture et son mode de vie, Harlan n’en faisait clairement pas partie. Son humanité l’avait quitté depuis suffisamment longtemps pour qu’il ne souvienne plus réellement ce qui l’avait tant attristé lors du passage à sa nouvelle identité. L’homme, créature naïve, ennuyeuse et heureusement pour elle mortelle. Vivre humain ou vivre les yeux fermés dans le fond, quelle était la différence ? A en voir ces les débris éparpillés dans la pièce, il n’y en avait pas grande. Abrités derrière un ventre béant de bière moisie, leurs doigts sales s’enroulaient pour une grasse poignée de main moite. La voix railleuse et le rire gras, les moucherons déguisés en grand requin blanc se la jouaient à toute occasion, la venue d’une jeune femme en était traditionnellement une. Cette fois pas, quoi que surprenant, le silence était bon à attendre, et l’air plaisant à humer, même s’il n’était pour autant pas question d’évincer l’objectif primaire du moment. La chance souriait enfin, l’interrogatoire pouvait enfin débuter. « Je leur ai juste expliqué à ma manière qu’il ne valait mieux pas m’agacer. » m’expliquait-elle simplement, avant de reprendre, posée, sereine. « Rien de bien méchant, en somme. Mais ici ils aiment bien exagérer un peu les choses. Mais vous ne le savez sûrement pas encore, puisque c’est la première fois que je vous vois ici. » A ma manière. Evasive sur la méthode employée, la jeune femme entretenait le mystère qui ne fit que me conforter dans mes positions. Elle n’était pas une commune humaine ou du moins, pas du même bord que ces troupeaux imbéciles fixés à leur radio hurlant à l’idée que d’autres races puissent surplomber la leur. Elle était différente. Les gros ventres bidonnés de bien des hommes ici pouvaient être secoués de bien des manières par un rire éloquent, face à l’animal que cachait Harlan, en eux ne resterait qu’une mince poussière de fillette affolée. Du reste, la curiosité du mâle n’était pas sans vouloir montrer le bout de son nez, cette femme cachait sûrement bien des secrets, sûrement trop même pour qu’une réflexion pleine de préjugés puisse en aborder le dixième. Le loup ne s’y méprenait pas. Bien qu’il était plutôt loin d’être habitué à ce genre d’endroit et même, au genre de personnages qui l’entouraient, il avait suffisamment observé jusque là pour imiter leurs comportement. Il lui aurait été aisé de claquer quelques phrases machistes purement indélicates dans le but de provoquer la jeune femme –il avait même déjà souvent assisté à de telles scènes chez ses semblables, néanmoins il n’en fit rien. Provoquer ainsi la jeune femme d’entrée de jeu n’était certainement pas la meilleure des stratégies à adopter, ou il pouvait dire adieu aux réponses qu’il attendait. Prenant alors son verre entre ses doigts, il laissait ainsi sa curiosité de côté et, une fois encore, compterait sur sa patience légendaire. Embrayant alors sur lui pour un court instant c’était certain –il n’était pas venu s’enterrer dans un endroit aussi miteux pour finir par s’étaler en abrutissantes politesses qu’il auxquelles il n’accordait déjà aucune attention même en dehors, il acquiesça doucement sous sa capuche, le visage toujours caché. Cet entretient, il s’y était quelque peu préparé, il avait cet avantage. Dans la peau d’un humain à la recherche de ragots, c’était elle qu’il avait choisi pour les lui donner. « Quel sens remarquable de l’observation… C’est vrai, c’est la première fois. » Perdait-il cyniquement, laissant volontiers trainer la conversation et oubliant le sablier qui s’écoulait au dessus de sa tête, avant de reprendre, évasif, incertain. « Voyez, la réputation de cet endroit n’étant plus à faire, je me suis dit que, par les temps qui courrait, et étant donné la menace surnaturelle qui pèse sur la Nouvelle-Orléans, un repère d’imbéciles tel que celui-ci serait bon bouclier. » Brumeux dialogue appelant à souhaits rumeurs et ragots. Un tel sujet n’était pas à aborder avec n’importe qui. N’importe lequel des abrutis ici présents se serait empressé de rire grassement, emprunt d’une stupidité sans bornes, et puis d’une voix forte relâchant son haleine de chacal, se serait mit à hurler lourdement de vagues menaces en l’air destinées à la « soit disant population surnaturelle ». « Laquelle de ces créatures perdrait son temps à vider un bar aussi miteux dans lequel les discussions de comptoir ne sont rien de plus que de grasses blagues machistes et perverses ? » s’expliquait-il mielleusement avec à la fois un regard en coin à destination du tavernier qui, pris en flagrant délit de regards en coin sur le corps le plus féminin qu’il n’eut jamais vu en la jeune femme assise au comptoir, se remettait à essuyer ses verres à bière nerveusement. Sans attendre un mot de la jeune femme, le Skoll se redressa alors quelque peu, déroulant sa colonne vertébrale pour finalement laisser échapper sa capuche avant de tendre la main vers la jeune femme. « Harlan. » finit-il par lâcher simplement, poliment, histoire de rester stratégiquement dans la normalité –dans l’humanité.
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MessageSujet: Re: J.O & HARLAN △ Hide your face so the world will never find you   Jeu 24 Jan - 12:20

    Mon verre arriva et je me mis à le tripoter, troublée par la présence de l’homme à mes côtés. Quelque chose d’étrange se dégageait de lui, ou peut-être était-ce son assurance qui me perturbait. Pour un humain, il n’avait pas l’air le moins du monde inquiet ou intrigué, alors qu’en général, ma présence suffisait à en impressionner plus d’un. Je soupçonnais mon énergie surnaturelle d’influencer sur l’instinct de survie des humains et de leur donner envie de s’éloigner. Sauf bien sûr, quand ceux-ci étaient trop alcoolisés pour réagir. Mais lui restait là, confiant, jouant de son air mystérieux pour m’affecter. Je le soupçonnais aussitôt d’être un agent du Talamasca, puis renonçai à cette idée. Le Talamasca n’aurait aucun intérêt à traîner là, et surtout ce n’était pas leur genre de jouer les solitaires cachés. Le mystère s’amplifiait, devenait palpable autour de cet étrange humain. Qui pouvait-il bien être ? Et surtout, que faisait-il là, dans ce bar immergé dans l’alcool et la bêtise humaine ? La majorité des clients était une bande de porcs sans aucune manière, se donnant l’image de gros durs mais sachant à peine se battre. Ils se pensaient invincibles mais n’avait pour seule protection contre le monde de la nuit que quelques menaces en l’air et l’épaisseur de leur couche de graisse. Ils se vantaient de pouvoir tuer n’importe quel vampire se montrant à leur porte mais n’avaient aucune idée de la méthode avec laquelle procéder. Ils pensaient pouvoir se fier aux vieilles histoires et sauver leur espèce grâce à quelques gousses d’ail et des pieux en bois. Si seulement ils pouvaient savoir que tout ce qui touchait à la mythologie vampirique qu’on voulait bien dévoiler aux humains n’était en fait qu’une manipulation des suceurs de sang, ils rigoleraient peut-être moins.

    Non vraiment, cet homme n’avait nullement sa place ici, et la suite de son discours me le confirma. Il commença d’abord par flatter ironiquement mon sens de l’observation, mais il n’avait sûrement aucune idée de quoi il en retournait vraiment. « Voyez, la réputation de cet endroit n’étant plus à faire, je me suis dit que, par les temps qui courrait, et étant donné la menace surnaturelle qui pèse sur la Nouvelle-Orléans, un repère d’imbéciles tel que celui-ci serait bon bouclier. » Cette remarque me glaça le sang, mais comme à mon habitude, je ne laissai rien transparaître. Le fait qu’il aborde le sujet du surnaturel ne fit que me conforter dans l’idée qu’il n’était vraiment pas là par hasard et qu’il n’était pas un simple humain lambda. Son ton indiquait qu’il en savait plus qu’il n’en laissait paraître, mon instinct de chasseresse me poussa à doubler de prudence quant à mes propos. « Laquelle de ces créatures perdrait son temps à vider un bar aussi miteux dans lequel les discussions de comptoir ne sont rien de plus que de grasses blagues machistes et perverses ? » Cette remarque m’arracha un sourire. Je fis semblant de me détendre, et bien que mon corps parut se relâcher un moment, j’étais toujours aussi tendue et sur le qui-vive. Il ne me laissa pas le temps de répliquer quelque chose, et se redressa. Je pus enfin mieux jauger à qui j’avais affaire. Assez grand, développé juste ce qu’il fallait, plus que charmant et l’air terriblement énigmatique, il me tendit une main que je serrai aussitôt. « Harlan. » Voilà qui soulevait légèrement le voile. Je lui offris un sourire franc et me présentai ensuite. « Juana Olimpia. » Et même après en avoir appris légèrement plus, je me sentis pas plus en confiance. Je bus une gorgée de mon verre, ce qui me permit de réfléchir à quelque chose à dire pour commencer à créer ma couverture.

    « Vous me parlez d’êtres surnaturels Harlan, mais que savons-nous vraiment des intentions de ces créatures hein ? Peut-être que quelques caractères impétueux enrobés d’une enveloppe charnelle bien fournie comme on en trouve ici sont au goût de ces êtres ! » Mais je savais bien qu’aucun des messieurs présents ne trouverait grâce aux yeux d’un suceur de sang, leur précieux liquide vital devait être gâté par l’alcool et par toutes les autres insanités qu’ils ingurgitent quotidiennement. J’avais préféré joué la carte de celle qui ne se montrait pas totalement ignorante de la situation actuelle et qui n’exprimait pas d’opinions quant aux CESS. Tant que je ne savais pas ce qu’il voudrait de moi, il ne valait mieux que je lance dans le radicalisme. Et puis ma phrase allait peut-être l’encourager à s’étendre un peu plus sur le sujet, me permettant ainsi de juger de ce qu’il savait vraiment. Mais quelques empressements me poussèrent à jouer un peu plus le jeu, à tenter la séduction pour essayer de faire tomber ses gardes. Avec un petit sourire en coin, je lançai donc. « Et qui me dit que vous n’en êtes pas une en chasse de quelques chairs délicieuses à goûter ? » Ma foi, son aura me le disait. Il n’avait rien de plus humain, mais toujours quelque chose en plus. Peut-être que le fait que nous ne soyons pas du tout appropriés au décor le pousserait à me laisser installer une certaine connivence.
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MessageSujet: Re: J.O & HARLAN △ Hide your face so the world will never find you   Ven 1 Fév - 19:38


D’une manière générale, la dame était audacieuse. Qualité fortement déprécié et durement sanctionné chez une femelle de sa race, Harlan dû bien l’avouer, de tels tempéraments lui plaisaient. L’audace était le trésor des leaders, l’arme fatale des meneurs de troupes, fut-ils même seuls dans leurs propre armée. Là où se trouvait une raison de redoubler de vigilance, il y voyait aussi l’occasion de se divertir, aussi serrant sa main il accueillait sa présentation avec un léger sourire, le premier depuis le début de la soirée. « Juana Olimpia » S’accoudant de nouveau sur le bar et guettant d’un œil le barman un peu trop curieux à son goût, Harlan sirotait lentement son scotch quand la jeune femme reprit la parole faisant suite aux quelques suppositions évasives et brumeuses qu’il avait prononcé quelques secondes plus tôt. « Vous me parlez d’êtres surnaturels Harlan, mais que savons-nous vraiment des intentions de ces créatures hein ? Peut-être que quelques caractères impétueux enrobés d’une enveloppe charnelle bien fournie comme on en trouve ici sont au goût de ces êtres ! » Se détacher de sa part de surnaturel était un exercice bien difficile pour Harlan qui, depuis près de quarante ans, avait largement laissé de côté son humanité et tous les sentiments qui y étaient liés. Comment les humains pouvaient-ils bien réagir à l’annonce de l’existence de telles créatures ? Combien y croiraient, combien seraient effrayés, combien, comme ces tristes imbéciles derrière lui, considéreraient ces bêtes là comme des rats d’égout qu’on extermine à coup de quelques produits peu travaillés ? Un Harlan humain, du plus profond de sa campagne texane, n’aurait sûrement pas prêté attention à de tels racontars et serait sans doute resté en dehors de toutes ces spéculations maladroites, celles-là même auxquelles il se laissait aller à présent. Il lui faudrait décidément se trouver loin de toute humanité connue, loin même du morceau mortel qui se terrait quelque part en lui. S’apprêtant à riposter quelques vagues théories spéculatives sans intérêt même pour la conversation, la jeune femme lui sauva la mise, lui qui préférait toujours s’épargner l’effort que constituait une conversation vide de sens et d’intérêt. « Et qui me dit que vous n’en êtes pas une en chasse de quelques chairs délicieuses à goûter ? » Surpris d’abord par la remarque, mais tentant néanmoins de ne pas lui en faire part, Harlan tourna légèrement la tête, guettant la jeune femme du coin de l’œil. Fort heureusement pour lui, ce sourire sur le coin de ses lèvres en disait long : pure supposition non fondée, sûrement du type boutade ou jeu de séduction typiquement féminin, dans le fond qu’en savait-il vraiment ? Finissant alors par tirer un léger sourire, il figea son regard en face de lui, sur les vieilles étagères prêtes à s’écrouler du bar, en faisant tournoyer le fond de son verre de trois doigts. « Parce qu’à leur place c’est cet endroit que vous auriez choisi histoire de … goûter à quelques chairs délicieuses ? » rétorqua t-il, usant du même ton mielleux. Répondre à une question par une autre question n’était jamais très bien vu parmi les siens, pure témoignage d’insolence et de fourberies vampirique, il n’était pas conseillé d’entrer dans ce jeu là avec un dominant et, bien qu’il ne se sentait en aucun point dominé par la jeune femme, il finit par répondre à la question, sans doute plus parce qu’il était dans son intérêt d’aller dans son sens que par réelle marque de respect. « Permettez-moi d’en douter ; Juana Olimpia. Leurs chairs sont aussi concentrée en éthanol qu’une bouteille de Whiskey, et ; quant à la vôtre… » expliquait-il amusé et las dans le même temps, désabusé par cette humanité naïve et bornée que représentait si bien ce pub. Ayant laissé le fin mot de l’histoire en suspend, il finit par tourner le regard vers la jeune femme, jetant un regard du haut vers le bas rapidement suivi de son retour, avant de reprendre amusé… « Il me semble ne pas être assez vaillant pour tenter de vous agacer. » et puis de s’en détourner en souriant, reprenant son verre entre ses doigts et l’approchant timidement de ses lèvres. « Beaucoup ici semblent en avoir déjà fait les frais, et je tiens à la vie. avouait-il à mi-mots avant de terminer son verre de scotch et de le faire glisser en travers du comptoir en direction du barman. Il n’était pas question pour lui de chercher le courroux de la jeune femme toute fois, une partie de lui ne pouvait s’empêcher de la provoquer gestuellement, cette dernière aurait payé cher pour observer l’uppercut de la jeune femme, et qu’importe s’il lui fallait pour cela en être la victime. Toutefois Harlan n’était pas entier pour cette méthode là, main armée de l’Ulfric, il refusait de se lancer dans un combat dont il ne pouvait prouver l’utilité, lui n’en était plus au stade où les jeunes louveteaux aiment à se confronter à l’homme par pur plaisir de voir leurs pupilles se contracter de terreur, par pur jouissance de tant de force soudainement leur. Alors non, il n’avait pas réellement de plan et oui, il savait que bientôt il devrait s’éclipser de peur de trahir son identité au cas où elle aurait été capable de la lire, mais pour autant, il gardait cette même attitude calme, légèrement ouverte et en même temps très renfermée, c’était ainsi qu’il se sentait à l’aise, ainsi qu’il se sentait en mesure de négocier.
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J.O Saldaña Núñez
« Sociopathic Huntress »





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▌A débarqué le : 23/12/2012
▌Parchemins : 664
▌Quantité de sang disponible : 9732
▌Age du personnage : 26 ans.
▌Rang : Hunting vengeful bitch
▌Job : Valette de pied au casino
▌Citation : Il faut parfois savoir tirer un trait sur certaines personnes. Ou une balle.


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement: Neutre à tendance bénéfique
▌Relations:
▌Pouvoirs :




MessageSujet: Re: J.O & HARLAN △ Hide your face so the world will never find you   Mar 12 Fév - 23:24

    Je dus admettre une chose, il savait jouer. Il savait tellement bien jouer que j’avais perdu le fil entre l’illusion et la réalité. Si au début j’avais pu distinguer son vrai discours du faux, maintenant il m’était impossible de savoir s’il était sincère ou non. Encore une raison de penser qu’il n’était vraiment par normal. Ce genre de contact, j’en avais l’habitude. Créer une couverture, faire semblant d’être quelqu’un d’autre… tout ça je l’avais appris de mon père. C’était parfois nécessaire pour la chasse. Quand on appréhendait de grosses proies, il fallait pouvoir s’immiscer dans leurs vies sans qu’ils ne s’en aperçoivent, devenir un élément du quotidien. Caissière, barmaid dans un bar connu, valette de pied dans un casino, autant de couvertures que j’avais endossée et que je porte toujours, autant de couverture qui assurent mes arrières. Je peux devenir qui je veux parfois, m’inventer une vie et y donner tellement de crédit que moi-même je pouvais finir par y croire. Même si pendant quelques années j’avais mené une vie normale, le contact avec la chasse m’a renvoyé dans ma schizophrénie volontaire. Et je ne savais pas si sous cette couche de personnalités imaginées, il restait encore une part de moi, à moins que cette part n’ait jamais existé.

    Ce soir devant lui, non seulement je ne savais qui j’étais, mais je ne savais pas non plus qui il était. La situation prenait un cours un peu différent des plans que j’avais, et ça ne me plaisait pas du tout. Toute seule dans ce bar miteux, bien sûr que je pouvais gérer, mais avec cet élément inconnu, je devais réviser toutes mes perspectives. Surtout que l’inquiétude grandissait en moi, puisque cet inconnu semblait anormalement sûr de lui, alors que tous les autres humains se terraient avec des armes chez eux, effrayés par ce qu’ils ignoraient. Il ne devrait pas rire autant du surnaturel… A moins qu’il ne sache tout. L’idée qu’il soit initié ne m’était pas venue à l’esprit, car pour moi, ce n’était qu’un humain, point barre. Mais il n’était pas rare de trouver des humains chasseurs, ou des humains au courant de ce qui se passait dans l’ombre. Ça pourrait être n’importe qui… un adorateur ? Un fou à la recherche de sensation magique ? Mais il m’avait tout ce qu’il y a de plus stable … Et mon intuition ne me trompait jamais ! La curiosité me clouait sur place, m’obligeait à en apprendre plus. Et il était entré dans mon jeu, avait mordu à l’hameçon, affamé d’informations lui aussi. « Permettez-moi d’en douter ; Juana Olimpia. Leurs chairs sont aussi concentrée en éthanol qu’une bouteille de Whiskey, et ; quant à la vôtre… » Mon nom sonnait délicieusement bien dans sa bouche, mais ce n’était là qu’une réponse à mon appel mielleux. Il marqua une pause, braqua son regard sur moi, et ses yeux épousèrent ma silhouette l’espace d’un instant. « Il me semble ne pas être assez vaillant pour tenter de vous agacer. » Il se reconcentra sur son verre, un léger sourire aux lèvres. Il continua en affirmant tenir à sa vie, contrairement aux énergumènes présents dans la salle. Ce fut à mon tour de sourire. Il semblait au moins avoir compris que je n’étais pas une banale cliente et qu’une ombre dangereuse planait au-dessus de moi.

    « Seuls les malotrus bénéficient d’une correction. Vous, au contraire, vous m’avez l’air plus que correct… et sage. » Aguicheuse, mais pas offerte, intéressée, mais toujours difficile à atteindre, je jouais souvent de ce côté femme fatale pour obtenir ce que je voulais. Mais à ce moment précis, je ne savais pas vraiment ce que je voulais. J’étais venue épier un peu, écouter les rumeurs, et me voilà assise à tenter de séduire un parfait inconnu pour des raisons qui m’étaient encore plus inconnues. Ce Harlan m’intriguait au plus haut point, et une alarme dans ma tête m’encourageait à découvrir ce qu’il avait à cacher. Pure folie passagère, j’aurai tout le temps de regretter plus tard tout ce temps perdu. Mais peut-être que ce n’était pas si perdu, peut-être que j’en apprendrai quelque chose quand même. « Et ce n’est pas de la vaillance qu’il faut pour m’agacer, c’est de l’inconscience. » Je passai ma main dans mes cheveux et commandai un deuxième verre au barman. Il accourut, mais le prépara lentement, tous les moyens étaient bons pour rester près de nous. J’enregistrais le moindre de ses faits et gestes, et tous ses mouvements s’imprimèrent sur mon corps. Mon don se manifestait discrètement, et emmagasinait toute sorte de mouvement. Je pouvais reproduire tout et n’importe quoi à volonté, tant que cela restait dans les capacités du corps humain. Malheureusement, je ne pouvais attendre plus longtemps que la conversation s’éternise. Je me tournai vers mon interlocuteur, et le questionnai en plantant mes yeux dans les siens. « Honnêtement Harlan, que faites-vous ici ? Cela m’étonnerait vraiment que quelqu’un vienne se perde dans un endroit aussi mal fréquenté juste pour se protéger d’une menace invisible… rester chez soi me paraît plus sûr. » Je me tus un moment, mais ne lui laissai pas le temps de répondre. «Je dois avouer que vous... m'intriguez... » soufflai-je sur le ton de la confidence. Je conclus avec un petit sourire évocateur.
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