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 [HOT]We all make mistakes, we do. I learnt from you {Mae&Eli

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Lochan P. Chabtan
« Vous les femmes,
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▌A débarqué le : 24/09/2012
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MessageSujet: [HOT]We all make mistakes, we do. I learnt from you {Mae&Eli   Jeu 17 Jan - 22:55

I could go solo. Would that be the right thing to do?


Je ne sentais plus que le vent. Je n’entendais que la nature. Ne sentant que la terre que je foulais. Ne voyant que le paysage défilant et respirant le froid et l’humidité de la saison. Je sentais également la puissance du Jaguar dans chacun de ses mouvements, je sentais l’effort, la fatigue l’assaillir depuis un petit moment. Il courait depuis longtemps. Il n’avait pas chassé non, il avait juste couru. Sans trop savoir où aller, nous nous étions enfoncés dans les marécages et suivi une piste aléatoire. Nous avons quitté la ville, nous nous sommes arrêtés à un moment donné. Bien que l’on aurait pu continuer et partir pour de bon. Paco refusait. Je trouvais ça plutôt étrange, mais nous avons fait demi-tour et nous sommes rentrés. Mais peu calmé, nous avons continué à courir sans but. Prenant des détours, retombant toujours sur nos traces. J’eus l’impression que la course fut courte, elle dura des heures. La nuit était tombée depuis longtemps. Alors Paco changea de cap et je me laissais guider. L’esprit ailleurs, toujours pas débarrassé des mots qui tournaient cruellement dans mon esprit. Mots auxquels j’avais espéré échapper en laissant Paco diriger mais qui m’assaillaient encore. Plus il avançait, plus je m’enfonçais dans son esprit pour oublier. Une odeur lui chatouilla les narines, familière et il accéléra l’allure, toujours aussi rapide et silencieux. Alors soudain on croisa la route de quelqu’un. Je mis un moment pour comprendre. Puis reconnus la vampire qui se tenait au bord du lac, tous crocs dehors prête à bondir sur Paco. Le fauve tint ses distances et se mit à faire les cents pas de long en large sous le regard intrigué de la vampire. Il grogna, lui jetant quelques coups d’œil de temps à autre. Il trahissait son énervement, son agacement aussi. Puis il s’arrêta et planta son regard dans le sien et mes yeux un instant se superposèrent à ceux du fauve. La vampire sembla alors le reconnaitre, me reconnaitre, si ce n’était pas déjà le cas avant. Alors Paco secoua la tête gronda et repartit d’où il était venu, rentrant cette fois au manoir.

---------------------------------

Quelques temps plus tard, c’était moi qui faisais les cents pas dans la bibliothèque du manoir. Grondant, soupirant, secouant la tête et m’énervant tout seul. Paco grondait toujours dans mon esprit, pas encore rompu totalement par sa course. Par moment je m’arrêtais regardais autour de moi, me perdait dans mes pensées. Bizarrement, aucune d’elles ne vint me tourmenter. Elles me laissèrent seules dans mon tourment. Ce qu’il s’était passé hier, je ne le digérais toujours pas. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi je ne le digérais toujours pas. Oui, pourquoi ? Fichtre. Je revoyais Océan, me demander si Elizaveta était ma femme, l’horreur dans les yeux de la blonde, le soulagement de l’enfant à ma réponse, le sien aussi. Et puis les mots. Ceux qui sortirent de sa bouche comme si ça coulait de source. J’avais pourtant réellement cru ce que je disais d’elle. Ce que je disais de nous. J’étais beaucoup moins réfractaire à ce sentiment, cela faisait longtemps que je ne tournais plus autour sans le reconnaitre. C’était généralement à moi de l’accepter ou non. Il n’avait pas pu se faire une place en moi au début. Pourtant j’avais reconnu cette attirance insoupçonnée. J’avais reconnu les élans du cœur, je ne les avais pas voulus. Parce que j’avais reconnu la folie que j’ai confondu avec la passion. Je pensais la détester. Mais c’est seulement maintenant que je la détestais vraiment. A partir du moment où la garce avait tombé le masque. Quand j’ai compris qu’elle jouait, qu’elle mentait. On aime juste se détester, Lochan. Je n’avais pas été d’accord avec elle. Mais elle semblait si sûr d’elle, si froide. Etais-je si vieux que ça pour m’être trompé autant ? Je m’étais fourvoyé, par sa détresse et cette incompréhension. Alors qu’elle ne faisait que jouer et se servir de moi. Je n’acceptais pas un seul de ses mots et depuis lors, ils me rongeaient et je n’arrivais pas à m’en débarrasser. Peut-être est-ce la raison pour laquelle Paco était allé chercher Maelenn.

Nous savions qu’elle était présente en ville, nous lui avions déjà rendu une brève visite. Nous ne nous étions pas attardés, ne voulant pas nous retrouver entravés alors que je venais de rencontrer Elizaveta. Déjà à ce moment-là, elle me taraudait. Paco avait pressenti un réel besoin de chaleur et de symbiose. Cette même symbiose qui nous avait unis, Maelenn et moi pendant toutes ces années. Un siècle entier. Je comprenais maintenant pourquoi Paco avait changé de cap. Et je ressentais le réel besoin de retrouver mon amie et d’oublier, un peu. Je n’oubliais pas le risque qu’elle représentait. Je n’étais pas parvenu à la quitter dans le temps, rien ne me disait que j’en serais capable aujourd’hui. Un pressentiment me soufflait le contraire. Mais je l’ignorais.

Je finis par m’assoir sur le haut fauteuil près du feu dont je ne ressentais presque pas la chaleur. J’attendais. J’espérais qu’elle viendrait il restait encore tant d’heures avant le jour. L’attente me fit oublier la louve et fit resurgir les souvenirs du passé avec la vampire. Je désirais la revoir, la recevoir comme il se doit et non plus avec cette réserve que je lui avais démontré la dernière fois que l’on s’était croisé. Mes sens la perçurent juste avant qu’elle ne sonne à l’entrée. D’un bon, je quittais mon siège, la pièce et je me hâtais d’un pas lourd pour lui ouvrir. Je laissais la porte ouverte sur elle, dardant mon regard sur elle, toujours aussi sublime dans sa nature vampirique. Je n’avais pas pris la peine de me rhabiller correctement, n’enfilant qu’un jeans qui trainait là, pieds nus et le torse dénudé. L’air froid de dehors manqua de me faire frissonner en contraste avec la chaleur qui se dégageait de ma personne. Je la regardais longtemps sans dire un mot, la mine grave et préoccupé. Le regard voilé par les pensées qui ne m’abandonnaient pas un seul instant. « Tu es venue » C’était plus un soulagement qu’une constatation. Alors je m’effaçais pour l’inviter à entrer, utilisant la formule usuelle pour permettre à la vampire de pénétrer dans ma demeure. Elle choisit le salon et je l’y accompagnais. Les domestiques s’étaient attelé à rendre toute la bâtisse vivable, je n’en demandais pas tant, mais je n’allais pas les congédier pour cela. Je traversais la pièce, sans savoir vers quoi je me dirigeais, avant de m’arrêter, comme si je m’étais souvenu de quelque chose. « Excuse-moi, tu veux quelque chose ? » J’étais visiblement préoccupé, malgré l’effort que je faisais pour ne pas le laisser paraitre. J’avais envie de la retrouver, m’en empêchais par convenance, même si l’envie de m’assoir par terre et de poser ma tête contre ses genoux me tenait, comme autrefois. C’était une drôle d’époque que la nôtre, tellement lointaine. Et pourtant je n’ai aucun mal à la regarder comme je la regardais en 1500. Ou presque comme avant. Quelque chose avait bel et bien changé, et la responsable n’en avait visiblement aucun remord.


Dernière édition par Lochan P. Chabtan le Lun 21 Jan - 21:24, édité 1 fois
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Maelenn A. Pendragon
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MessageSujet: Re: [HOT]We all make mistakes, we do. I learnt from you {Mae&Eli   Dim 20 Jan - 3:35

Fabula peracta est.


Sa chevelure rousse flottait dans le vent alors qu'elle était au bord du lac. La belle rousse était venue ici alors qu'elle avait une soirée de libre, une soirée loin des mortels et d'autres créatures surnaturelles. Scarlet et elle c'était fini. Elle n'avait qu'une seule envie c'était d'arracher la gorge de chaque créature ou mortel qui passait. Les nerfs à vif, elle jetait des galets sur la surface du lac. Les roches plates et noires filaient et ricochaient huit fois avant de tomber dans le lac, tel un tribut pour le passage du Styx, fleuve où des milliers de corps en putréfaction jonchaient les tréfonds de ses abîmes. En l’occurrence, Charon était la musique des Stones qui tournait en boucle dans sa tête. Les paroles psychédéliques de 2000 Light Years from Home tonnaient dans sa tête, lui rappelant à quel point le concept même d'une appartenance à un lieu pouvait être abstrait. Mentalement elle se refaisait tous les singles les plus connus des années soixante, alors que les Beatles chantaient She Loves You d'une voix mélancolique. Toutes ces soirées passées à twister à Londres, alors qu'elle faisait son escapade annuelle sur l'ancien continent. Mais les années soixante cèdent bien vite le pas aux années trente, animées par le scat des rares chanteurs de Jazz Manouche, et aux rythmes endiablés de la contrebasse... Les yeux de Maelenn se baissèrent sur la rive du lac et elle regarda longuement son reflet. Sa peau était encore plus laiteuse que d'habitude, plus albâtre que l'albâtre lui-même. Une mine triste dessinée dans ses traits, un regard bercé par un lourd chagrin. C'est là qu'elle se disait qu'elle avait vachement l'air minable... Mais elle n'eut pas l'occasion de réfléchir plus longtemps. Une odeur tellement familière lui assaillit les narines. Paco. Le jaguar de Lochan. Comment ne pas reconnaître cette odeur après plus d'un siècle passé à ses côtés ? Sans se retourner, Mae su qu'il l'invitait. Paco était une entité indépendante de Lochan qui, bien souvent, savait ce qui était le mieux pour son maître. Comment contredire le grand félin ? Très simple, on ne le faisait pas. La vampire se leva, épousseta son corset, plissa les pans de sa robe aux allures steampunk et aux couleurs rouge vif, enfila sa redingote victorienne noire interminable et puis s'avança. Dans la nuit, l'on pouvait observer sa longue silhouette aux formes généreuses et aux longues jambes. Un battement de cil et la créature de la nuit disparut à une vitesse vertigineuse.

Melenn réapparut juste en face du manoir de Lochan. Elle souleva ses jupons, escalada les marches du perron et sonna. Pourquoi Paco l'avait-elle amené à Lochan ? Elle ne comprendrait jamais réellement les motivations de la bête mais... D'un côté elle lui était reconnaissante. La porte s'ouvrit sur la silhouette de Loch'. Maelenn l'étudia longuement du haut de son mètre soixante-dix-huit rehaussé par ses talons. Il était si... Vieux. Il n'avait physiquement pas pris une ride mais, ses yeux... Ses yeux eux, paraissaient tellement las de tout, un peu comme ceux de Mae. La vampire avait beau être plus jeune que lui de cent ans, il ne lui empêchait pas d'être tout aussi las que lui. Vous savez ce qu'on dit ; les femmes mûrissent beaucoup plus vite que les hommes... Cependant il n'était même plus question de sagesse ou bien de connaissance. Lisant dans le regard de Lochan, elle savait tout autant que lui qu'il avait subit une déception très récemment. Voilà pourquoi Paco l'avait fait venir ; parce que Mae était le seul point d'attache de Lochan à ce nouveau monde et ce malgré les centaines d'années écoulées entre leur rencontre et leur séparation. Elle s'avança vers lui, le dépassa et rentra dans sa demeure. Grande, vide... Comme Maelenn actuellement. Elle était vide. Elle se retourna vers Lochan et l'enlaça, se blottissant contre lui. Elle resta un long moment dans cette position, ne cherchant que réconfort. Pourquoi sentait-elle ce vide poindre dans son cœur alors que pendant plusieurs siècles, elle n'avait guère senti cela ? Était-ce un vide qui, jusqu'à présent n'avait guère été comblé ? Peu l'importait pour le moment. Elle sentait la chaleur de Lochan contre elle et pour le moment, cela lui suffisait. Cependant, par déformation naturelle, Mae entra dans cette immobilité morbide caractéristique aux vieux vampires, tellement immobile, qu'elle en oubliait même de respirer. Elle cligna des yeux et puis se détacha de lui.

- "Oui, je suis venue Lochan. Tu sais très bien que je ne peux rien refuser à Paco... Ni à toi d'ailleurs."

Elle s'enfonça dans la grande demeure et déposa son seyant sur le siège encore chaud, au coin du feu. Son corps tellement froid ressenti la chaleur et elle soupira. Au moins, elle n'avait pas perdu cela... Elle pouvait encore savoir ce qu'était la chaleur... Mais ce qui lui manquait c'était celle d'une personne. Quelque chose, ou une personne plutôt... Une corde sensible se mit à vibrer et un lien métaphysique resurgit. Il lui manquait sa servante. La base de son pouvoir était privé de son complément. Et ce depuis bien trop longtemps. Cyérah. Maelenn soupira et puis regarda de nouveau Lochan. Elle se rappela distinctement le jour où elle rendit sa liberté à Cyérah. Pourquoi avait-elle sacrifié une personne qui lui était chère pour une autre qu'elle venait à peine de rencontrer ? Elle avait été avec elle depuis presque cent ans et c'était ainsi qu'elle la remerciait... Maelenn baissa son bouclier et tenta de lui chuchoter...

Cyérah... J'ai fait une énorme bêtise, ma Cyérah. Reviens-moi...

- "A moins que tu ne veuilles m'offrir ton cou... Mais parle-moi plutôt de toi. Que s'est-il passé pour que Paco me fasse venir ? Es-tu aussi désemparé que moi actuellement ? Puis, se parlant à elle-même alors qu'elle regardait intensément le feu, elle ajouta une litote quelque peu rassurante. Mais pour qui, seulement ? Franchement, cela ne devrait même pas me toucher... J'ai tout de même 1638 ans, je ne suis plus une enfant, qui ressent les émotions d'une manière extrême. J'ai traversé les ages, j'ai vécu l'Antiquité, le Moyen-Age, les Temps Modernes et l’Époque Contemporaine et cela a dû m'affecter seulement maintenant... Cyérah me manque... Enfin, désolé, Lochan... Tu me connais, je ne suis qu'une vieille radoteuse."

Maelenn ne devait pas se bercer d'illusions, elle n'était qu'un grain de sable parmi les autres. Elle était juste beaucoup plus grosse que la moyenne. Cependant, avec le temps, avec les distances et toutes ces épreuves passées... Elle ressentait toujours les émotions comme une humaine, cependant elles étaient exacerbées. Mae était une douce fleur qui avait du mordant, cependant pour le moment, elle tenait plus de la rose qu'autre chose... Elle espérait sincèrement que Lochan allait lui permettre de se changer les idées. Pitié que Paco ait bien fait de la faire venir...


Dernière édition par Maelenn A. Pendragon le Dim 20 Jan - 17:42, édité 5 fois
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Lochan P. Chabtan
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MessageSujet: Re: [HOT]We all make mistakes, we do. I learnt from you {Mae&Eli   Dim 20 Jan - 15:16

I could go solo. Would that be the right thing to do?


Une étreinte et je repartais dans mes souvenirs. J’éprouvais quelques difficultés à la lui rendre, pourtant mes bras la retrouvèrent leur place dans son dos sans problème et mon corps reçut l’étreinte avec chaleur. Cela se passait juste dans ma tête, je ne pouvais pas perdre le souvenir de Maelenn. Mon esprit trouvait cela étrange, mon corps la retrouvait sans blocage, lui. Je me rappelais les étreintes, les baisers, l’union de nos corps. Cent ans de souvenirs, c’était peut-être long à se rappeler, pourtant je me souvenais. Je me souvenais bien de notre entente et du temps passé à ses côtés. Et alors que mon esprit me repassait quelques images, mes étreintes avec elle furent soudainement effacées pour un autre visage, un autre corps. Les souvenirs étaient ceux passé avec la vampire, mais le visage n’était plus le sien. De rousse, elle devint blonde et ses traits se modifièrent. Elizaveta. Et malgré moi, je préférais beaucoup plus ces images-là. Mais Maelenn sortit de mes bras et je retombais dans l’instant présent. Au manoir, avec une vieille amie, ancienne amante d’une époque révolue depuis déjà plus de cinq cent ans. Je la regardais alors vraiment, la trouvais lasse et fatiguée. J’éprouvais un peu de surprise quant à son état, elle avait toujours été celle qui s’acclimatait le mieux suivant les époques. D’accord, la plupart des vampires survivaient mieux que nous au changement des époques. Mais je ne me serais pas douté de voir un jour tant de fatigues et de lassitudes dans son regard.

Elle s’installa comme si elle était chez elle. Et l’intimité se recréa comme si nous nous étions quitté la veille. Beaucoup de gens se sentent gêné en retrouvant de vieille amitié, ce n’était visiblement pas le cas. J’étais soulagé de la voir à nouveau, malgré mon appréhension. Celle-ci n’avait plus lieu d’être car déjà je savais que je n’aurais aucun mal à partir cette fois-ci. Parce que j’avais quelqu’un à retrouver. Que j’aurais voulu aller retrouver. La colère sourde m’assiégea à nouveau. J’avais réellement envie de retrouver cette louve. Même alors qu’elle m’avait assuré son mensonge. Du vent tout ça. Toutes ces nuits que nous ne comprenions pas. Du jeu, pour elle, rien de plus que du jeu quand moi je voyais quelque chose de plus sérieux. Je n’acceptais l’erreur, de m’être fourvoyé de la sorte et ridiculisé devant cette garce au regard angélique. Elle me demanda mon cou, je lui offris un sourire et une parole neutre : « Plus tard, qui sait ? » Je plaisantais. Mais c’était déjà arrivé. Qu’elle me prenne mon sang, mais disons que j’étais dans des situations particulières, assez pour lui autoriser mon cou, en échange de caresses ou de mouvements à vous damner. Maelenn avait de très bons arguments de persuasions, je ne pense pas qu’elle devait user de beaucoup de violence pour obtenir ce qu’elle voulait. Particulièrement en ces temps si changé. Combien d’humains se damneraient pour se faire mordre par un vampire ? Une mode ridicule, instauré par des films et des livres plus ignobles les uns que les autres. La tendance semblait s’accroitre depuis cette fameuse annonce publique. Autant le mouvement anti-cess se développait, autant les fanatiques affluaient. Si ce n’était pas malheureux.

Personnellement, je me servis un verre de whisky, un peu plus rempli qu’un verre normal, cependant. Il m’en fallait beaucoup aujourd’hui pour subir les effets de l’ivresse. Et j’allais ensuite m’assoir près de mon amie un bras sur le dossier du canapé. Je me serais rapproché un peu plus que j’aurais pu jouer avec ses longues mèches rouges qui m’avaient tant hypnotisées aux premiers jours. Je l’écoutais débiter sa peine, me reconnaissant dans chacun de ses mots. Ce qui m’arracha un rictus amer. « A croire qu’il y a encore quelque chose à apprendre de ce monde… Je n’aurais jamais cru que je pourrais me tromper à ce point sur une femme. Comment n’ai-je pas pu reconnaitre le mensonge ? J’ai vu venir tellement de choses… la chute des miens, la disparition des êtres chers, j’ai reconnu l’amour, le mensonge, le jeu… J’ai vécu avec des femmes compliquées » Je lui adressais un clin d’œil complice au rappel de notre longue existence commune. « Et pourtant, je me suis trompé. Me faisant avoir comme un bleu… Je déteste les émotions qu’elle me laisse » La frustration, la déception, la trahison, l’humiliation. Et la douleur surtout. La fierté et l’égo en prenait un coup. J’étais d’une vieille école. Très vieille école. Et bien que je reconnaisse le pouvoir de la femme, jamais je ne l’ai réellement trouvée dangereuse. Dans le domaine de l’amour s’entend. Je pensais pouvoir deviner la manipulation et qu’après tout ce temps, toutes ces histoires, j’avais appris à reconnaitre le mensonge. J’acceptais difficilement. « Comment peut-on se retrouver en dessous de tout pour une seule personne ? » Je pris une gorgée du délicieux alcool, le regard dans le vide et les sourcils froncés. Il me fallut un temps pour revenir à Maelenn, qui semblait également soucieuse et en souffrance. Je la regardais simplement, penchant la tête sur le côté. « Paco sait parfois mieux que moi ce dont j’ai besoin… Je suis content de te revoir Mae… » Je me redressais un peu, m’approchant un peu d’elle pour lui caresser la joue du bout des doigts. « Que me vaut ce regard si triste ? »
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MessageSujet: Re: [HOT]We all make mistakes, we do. I learnt from you {Mae&Eli   Dim 20 Jan - 17:37

Scripta aeterna manent.