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 In sanguinis veritas ♠ Tessy & Mattie

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Asher L. Blackstone
« Votre Saigneurie »





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▌A débarqué le : 21/07/2010
▌Parchemins : 4682
▌Quantité de sang disponible : 20970
▌Age du personnage : Dans les 660 ans, je ne les compte plus !
▌Rang : Chef du clan Blackstone.
▌Job : Chasseur à mes heures perdues.
▌Citation : Sanguinaire, comme toujours.


« Moi je veux ♥ »
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MessageSujet: In sanguinis veritas ♠ Tessy & Mattie   Lun 14 Jan - 0:28

Un acier immaculé. Vierge de toute violence ; d’une blancheur telle, qu’on l’eut dit dérobé du plumage d’un ange guerrier. Cette dague n’avait jamais servi. Jamais le sang ne s’était épanché sur sa lame, effilée ; semblable au doigt de la Mort elle-même, pointant vers l’ennemi à genoux. Jamais le sang n’avait coloré, de son écarlate tout à fait délicat, le pommeau soigneusement ouvragé et orné d’un crâne de bélier. Jamais.
Mais ce ne saurait tarder.
Cette arme jouissait, comme ses sœurs d’ailleurs, d’une véritable liberté dans cette pièce. Exempte de tout fourreau, de toute vitrine, elle traînait sur une table poussiéreuse. Quel sinistre gâchis. Une telle œuvre de ferronnerie devrait fièrement trôner dans ma chambre, entourée de joujoux du même acabit, tous plus dangereux les uns que les autres. Un danger au nom duquel j’avais décidé d’éloigner Tess de mon antre, comme de cette salle d’arme, où toutes ces sympathiques lames seraient bien aise de lui susurrer des insanités.

« Il me semblait avoir été clair. » La remarque tomba, semblable à une sentence, et pourtant empreinte d’un calme inébranlable. « Je t’avais demandé de garder tes distances. » Mais en dépit de cette insistante invitation à rebrousser chemin, le pas feutré de Tess Littleton descendant les escaliers, ne disparaissait pas à mon oreille. « Ces armes ne sont pas… » La lame, assoiffée, déchira la tendre chair de mon pouce, m’arrachant un grognement de mécontentement. Le sang perla doucement, dans un craquement de peau carbonisée, et tacha le métal argenté. Un métal désormais maculé de l’ignominie. « …des jouets. »

La plaie, fraîchement ouverte, cicatrisa malgré l’argent, en un rien de temps. Un instant, le temps d’un souffle, et plus aucune trace du sinistre ne subsistait. Alors, lentement je reposai la lame, comme s’il s’était agi d’un objet affreusement fragile, et poussai un soupir. Interminable. « Qu’est-ce que tu veux ? » Soufflai-je, harassé. Harassé de toutes ces péripéties, de ce roman qu’on eut dit écrit dans un moment de démence. Harassé de cette épée de Damoclès, posée au-dessus de ma tête, qu’Elle menaçait de faire tomber à chaque instant de mon existence –et de la sienne. Harassé de ma propre immortalité. « Je croyais que les monstres ne te méritaient pas. » Repris-je, sans me retourner. « Alors tu ne devrais pas me gratifier de ta présence. » Le ton, toujours affable, laissait transparaître une certaine froideur. La froideur des hommes vexés, mais qui en ont vu d’autres. « Retourne dans ta chambre, Tess. » L’enjoignis-je enfin, la voix suppliante, m’emparant d’une nouvelle dague. « Je t’apporterai de quoi te nourrir tout à l’heure, si c’est ça que tu viens demander. »

Durant tout ce temps, mes paroles n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd ; et pourtant, j’avais la nette impression de m’adresser au néant. Tess avançait vers moi, je l’entendais très distinctement, malgré l’indécente souplesse de son pas. « A moins que…tu ne viennes me demander autre chose ? » Lâchai-je alors, me tournant vivement vers elle. Son regard hypnotique, d’un vairon tout à fait charmant, croisa le mien, à-demi borgne et fatigué. Nos souffles se rencontrèrent, le sien brûlant d’un repas encore frais ; le mien glacial, rappelant cette mort nous animant tous. « Que se passe-t-il, Tess ? » Soufflai-je, d’un ton bien plus doux cette fois. J’aurais pu la haïr, j’aurais pu être animé de toutes les envies de meurtre du monde à son égard, une fois face à elle…tout cela n’était plus que souvenirs.

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« Macabria »

DON'T AWAKE THE VAMPIRE ♦ « Je ne suis pas du soir. Au réveil, j'ai tendance à être de mauvaise humeur et à montrer les crocs...alors prends garde, toi qui t'improvise coq du crépuscule. »



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Tess E. Littleton
« SERIAL KICKEUSE »





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▌A débarqué le : 22/07/2010
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MessageSujet: Re: In sanguinis veritas ♠ Tessy & Mattie   Dim 20 Jan - 0:03

Inlassablement, j'admirai les contours de ma chambre à coucher. Il y avait là infinité de détails à contempler. Comme je ne pouvais ni sortir, ni regarder par delà les fenêtres inexistantes, cela m'occupait. Mon attirail de magie était toujours éparpillé sur le sol et, depuis que j'avais eu confirmation de la disparition totale de mes pouvoirs, je n'y avais pas touché. J'osais à peine le regarder. M'en débarrasser aurait été faire le deuil d'une partie majeure de la personne que j'avais été, et je n'y étais pas prête. La plupart du temps, je refusais catégoriquement d'y penser. C'était moins douloureux et cela m'empêchait de sombrer dans la folie. Depuis ma transformation, j'avais vécu de nombreux épisodes dépressifs, qui m'avaient valu cet enfermement permanent. Cloîtrée dans la chambre qu'Asher m'avait faite aménager, recluse au sous-sol du Manoir dans les ténèbres les plus totales, je passais mes nuits à songer à tout ce qui m'avait été arraché. Les journées quant à elles, laissaient place aux cauchemars. J'avais cessé de pleurer et n'étais plus animée que d'une effroyable apathie. Errant sans but et faisant les cent pas, sauf à l'heure du repas, je tâchais de me persuader que j'étais mieux là que dehors, à commettre des meurtres que je n'aurais jamais pu me pardonner. J'étais seule 99% du temps, pourtant, cette nuit là, on frappa à ma porte vers les deux heures du matin.

« Miss Littleton ? Êtes vous disposée ? » Par delà la muraille en argent que représentait la porte, je reconnus la voix de Richard, majordome du Clan. Ma gorge se serra à l'idée de le savoir si près, sans Asher pour me retenir. Si vraiment ma Bête se mettait en tête d'en faire à nouveau sa proie, tout l'argent contenu dans la porte qui nous séparait ne suffirait pas à l'arrêter. J'avais déjà tenté de l'assassiner par deux fois, et je ne tenais pas à recommencer. Si par malheur cela devait arriver, je n'étais pas certaine que l'on soit plus rapide que moi pour m'empêcher de m'adonner au pire...
« Allez-vous en », susurrai-je, crispée derrière mes quatre murs. Mais il insista. Cet homme était un véritable mystère. Un élément à part entière du Clan et de cette Maison. Qu'auraient fait tous ces vampires sans lui ? Nous en étions tous dépendants, et redevables. Et le savoir si gentil et attentionné avec nous tous, y compris tous ceux qui, comme moi, l'avaient pris pour un garde-manger, m'étreignis le cœur davantage. Il ressemblait de trop à l'humaine que j'avais été. Aussi compréhensif et enclin à pardonner. Absolument pas rancunier. Pour être honnête, j'avais plus d'une fois souhaité lui parler. Apprendre à le connaître parce qu'il était, à mon sens, un véritable Héros. Comment un homme aussi bon s'était-il retrouvé à servir des vampires ? …
« J'ai quelque chose pour vous ». Malgré l'obstacle, je pus sentir l'odeur du sang. Il m'apportait à boire, encore. « Vous devriez sortir. Le Maître est ici. Vous ne risquez rien. » Il connaissait mon aversion pour la violence et ma peur permanente de blesser quelqu'un. Pour autant, il s'évertuait à prendre soin de ma santé mentale. « Je ne peux pas ouvrir », rappelai-je, en fixant la poignée intérieure, recouverte d'argent. Alors il s'exécuta à ma place, lentement. J'approchai tout en retenant ma respiration, refusant de me laisser tenter par l'odeur de son propre sang, puis m'emparai de la coupe, tendue généreusement. « Merci ». Je n'en revenais pas, qu'il soit aussi confiant. Cela m'aidait en quelque sorte, à me contenir. Exerçait-il sur moi ses techniques thérapeutiques ? … « Où est-il ? », demandai-je finalement, après avoir vidé le récipient pour apaiser ma faim. « Il s'entraîne. Mais il a demandé à ce que vous n'approchiez pas l'aile ouest. Dois-je l'appeler pour vous ? » Je lui redonnai mon verre, tout en m'empêchant d'examiner ses rides. « Non. Je vais y aller moi-même. S'il y est, il n'arrivera rien. » Du fait, j'avais moi-même suffisamment confiance en Asher pour savoir que lui présent, il ne me laisserait faire aucun mal à qui que ce soit. Y compris moi. Le jour où j'avais compris qu'il respectait autant l'être que j'avais été et le désir que j'avais de le rester, ma renaissance au monde de la nuit s'était vue alléger d'un poids. En dépit de nos différences, de nos disputes régulières... eh bien, je pouvais compter sur lui. Après tout, j'espérais bien qu'il m'avait aimée pour cela. Mon humanité. Et qu'il chercherait à la préserver aussi longtemps qu'il souhaiterait m'avoir à ses côtés. « Il me semblait avoir été clair. » Sa voix résonna à travers toute la pièce, m'atteignant jusqu'en haut des escaliers. Il se trouvait encore un étage en dessous, et un peu plus haut, se trouvait le grand salon, d'où provenaient rires et conversations des vampires de son Clan. « Je t’avais demandé de garder tes distances. Ces armes ne sont pas des jouets. » Malgré l'avertissement, je descendis les marches et le rejoignis. Je le respectais mais ne le craignais pas. Et, il m'avait manqué. Même si je ne lui en voulais pas d'avoir cessé toutes ses visites. Je m'étais montrée dure avec lui, et ce, plus d'une fois. Mais ces derniers temps, j'étais beaucoup moins douée pour le tact que d'habitude. Et souvent, j'avais l'impression qu'être méchante avec lui était la seule façon de lui faire comprendre les choses. « Qu’est-ce que tu veux ? Je croyais que les monstres ne te méritaient pas. » Oui, il était encore amer pour les dernières fois. Mais j'avais aussi une tonne de reproches à lui faire ; je n'avais pas encore tout pardonné et j'ignorais si ce serait possible. Pour le moment, je ne pouvais pas lui accorder toute ma bénédiction, mais nous pouvions au moins faire l'effort... de cohabiter. « Alors tu ne devrais pas me gratifier de ta présence. Retourne dans ta chambre, Tess. Je t’apporterai de quoi te nourrir tout à l’heure, si c’est ça que tu viens demander. » Et je continuai d'avancer, fonçant sur lui sans m'arrêter. « A moins que…tu ne viennes me demander autre chose ? » Puis il se retourna, faisant nos lèvres se frôler. Instantanément, l'expression de son visage se modifia. Devenant plus douce, moins catégorique. Plus réceptive. « Richard l'a déjà fait » annonçai-je, tout en lui laissant le loisir d'examiner mon haleine.

Il était diablement séduisant. Même ses blessures de guerre pour moi le rendaient attrayant. J'avais toujours aimé ça. Ca le rendait plus fort. Plus... vivant. Elles me forçaient à éprouver une certaine compassion. Et là, tout de suite, son torse nu éveillait en moi tout un tas de pulsions. Ce n'était pas la première fois qu'elles m'assaillaient. Je n'avais pas touché un homme depuis plusieurs semaines et la Bête commençait à s'impatienter. Elle avait envie de baise, et moi... j'avais beau lui en vouloir pour des tas de choses... quant ma Bête se trouvait ainsi disposée au désir, j'avais envie de lui. Alors lentement, je me hissai sur la pointe des pieds, d'un bras, attirai son visage contre moi, et le gratifiai d'un baiser. Langoureux mais non vulgaire. Tendre, doux. Le sentir si près suffisait à me faire tourner la tête, et avant de me retirer lentement, je le laissai même, me caresser. Je n'étais pas encore prête à passer l'étape supérieure sans m'en vouloir par après. Mais le souffle court, je dus me faire violence pour me détacher, et m'éloigner. Les bras croisés, je fis le tour de la chambre, les lèvres serrées, jusqu'à me rappeler. Le Majordome. Il n'était qu'un prétexte à ma présence ici, mais j'avais tout de même envie de savoir. J'étais là pour avoir un peu de compagnie. Pour parler.

« Richard. Comment l'as-tu connu ? Ca fait longtemps qu'il est ici ? N'a-t-il jamais eu de famille ? »


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Rouge Ardent

« As-tu trouvé loin des vies, loin des larmes, ton idéal Rouge Ardent ? As-tu froid, trembles-tu quand tu dors ? Tu disais "tout s'évapore"... Tu as eu tort. Corps à corps j'en rêve encore. Le feu, le vent, mille volcans Rouge Ardent. Quand tu m'embrassais fort... j'en rêve encore. Le jour se lève... encore ♦️ »