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 Entre la tête et le coeur [Pv Liz]

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Bartholomew H. Thomas
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MessageSujet: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Sam 12 Jan - 15:18

Pas maintenant. Non, encore quelques minutes et je me lève, promis, mais pas maintenant. L’alarme du cadran sonna de plus belle jouant cette satanée chanson qui se répétait et se répétait à l’infini et qui finirait par me rendre dingue. Le genre de chanson que ces humains idiots écoutaient dans leurs oreilles à longueur de journée, les rendant toujours un peu plus idiot à chaque écoute. Un des désavantages d’avoir les oreilles aussi sensible était sans doute d’entendre ces sons insupportables sans avoir à y prêter attention, ces derniers s’imposant avec leurs paroles sans sens, chantés par des ados pré pubères aux voix stridentes. Depuis 4 jours que j’avais ce cadran débile et déjà je sentais l’idiotie s’insinuer en moi. D’un mouvement vif et précis, j’appuyai sur mon bouton préféré de la journée : snooze. Depuis plus d’une heure, ce manège se répétait chaque 9 minutes, moi appuyant sur le bouton pour le faire taire et ce dernier résonnant de plus belle, comme si la 10ième fois de la journée il n’avait pas compris que je désirais dormir encore un peu. Il aurait été plus facile certainement de l’arrêter, de me recoucher et de dormir paisiblement jusqu’à ce , qu’enfin, je me réveille par moi-même. Erreur. Mon plan : pouvoir dire à Liz dans quelques heures- lorsqu’elle entrerait furieuse dans la chambre pour voir ce que je foutais- que ce «putain de cadran n’avait pas sonné» et d’un coup rageur je l’enverrais faire une rencontre toute joyeuse avec le mur de pierre à l’autre bout de la pièce. Une vengeance douce, parfaite pour ce cadran de l’enfer…Et voilà, c’est reparti. Encore cette chanson débile. Encore un petit coup de snooze. 9 minutes de calme et de silence pour repenser à tout… mon arrivé et les plans de la meute pour le futur.

Premier point à l’ordre du jour dans ce conseil ordinaire de «9 minutes avant le prochain couplet-je-rends-les-gens-suicidaires-et-meurtriers», trouver un meilleur loup pour acheter les fournitures de la maison, AKA mon futur cadran. Je sais qu’envoyer un loup faire les courses n’est pas le meilleur des emplois possible et que ça représente un peu ce qu’on déteste chez son patron– c'est-à-dire se faire exploiter parce qu’il est trop lâche pour faire ses courses lui-même. Donc, nouvelle mission : trouver le cadran parfait avec un endroit pour mettre un appareil musical et ainsi varier la musique qui me réveillera. Raison numéro 1 pour cela : un réveil heureux pour l’ulfric de la bande et le reste de la meute n’a pas à supporter son caractère rageur toute une journée entière! Voilà, premier point de régler. La journée n’était même pas encore entamé que je réussissais déjà à accomplir de grande chose avec mon moi-même dans nos réunions journalières! Belle journée en perspective… enfin soirée. Puisqu’en fait, alors que j’appréhendais la prochaine sonnerie, le cadran affichait un 22h24, heure à laquelle j’aurais déjà du être debout depuis au moins une heure. Vivre de nuit avait toujours été plus facile pour moi. Un silence perturbé par les fêtards et les soulards, les prostitués et les autres oiseaux de nuit et les meilleures conditions pour les meilleures soirées.

Au dehors, la lune bien haute dans le ciel n’était visible que par un quartier, la nuit couvrant la ville de sa noire splendeur. Au dehors, plus loin, j’entendais les sirènes des véhicules de police résonner bien fort au loin alors que la soirée avançait tranquillement. La voix d’étudiants riant et buvant de la bière me parvenait malgré la distance qui nous séparait. Le vent soufflait légèrement cette nuit et je l’entendais se répercuter sur le marais qui bordait notre nouvelle propriété récemment acquérit. Un courant d’air s’engouffra dans ma chambre, m’apportant les odeurs de la Nouvelle-Orléans. Bien emmitouflé dans mes couvertures, les bras croisés derrière la tête, je regardais le plafond dans cette grande chambre nue sans aucune décoration. Voilà quelque semaine déjà que nous étions installés avec ma meute dans cette luxueuse demeure et je n’avais toujours pas pris le temps de faire venir un décorateur ou fait quelques démarches que ce soit pour rendre les pièces plus chaleureuses. Peut-être parce que je n’avais aucune idée du nombre de temps que nous passerions dans cet endroit. Non pas que je ne m’y plaisais guère, au contraire. La Nouvelle-Orléans possédait plusieurs défis auxquelles il me tardait de répondre ainsi que des mystères tels que nous les retrouvions dans les endroits peuplés de légendes, dans ces endroits gorgés de puissances mystiques comme il n’en existait que peu dans le monde. Sans compter toutes ces histoires de guerres dont j’avais entendu la rumeur avant mon arrivée et qui avait fini par me convaincre de quitter l’Espagne.

Même si le départ avait été rapide et qu’une partie de la meute avait préféré y rester- ce qui arrivait à chaque fois que l’on s’installait pendant des années dans un pays- je n’étais pas venu dans cette ville à l’aveuglette. On ne vivait pas aussi longtemps que moi avec une meute errante sans se préparer un minimum à ce qui nous attendait dans notre prochaine destination. On ne devait pas non plus arriver avec une fanfare nous précédent et défier l’autorité en place. C’est pourquoi, depuis quelques semaines, je me tenais tranquille et j’intimais au reste de la meute de faire pareil. La discrétion était essentielle pour le bon déroulement de notre installation. C’est pourquoi, lors de notre arrivée, nous sommes partis à la recherche de l’endroit où les senteurs des autres loups étaient les moins présentes, un quartier avec des luxueuses bâtisses mais dans lequel nous ne risquerions pas de tomber nez-à-nez avec l’un de ses louveteaux. Avec la fortune accumulée au cours des siècles, je n’eux aucune difficulté à acheter un des manoirs ayant survécu à Katerina et installer ma petite bande. Quelques loups m’avaient suivis jusqu’ici, pour ce qui est des autres, je ne les blâmais pas, je suis pleinement conscient que la vie dans une meute nomade n’est pas celle dont rêve les loups et c’est dans une ville sans autres meutes que j’avais laissé le reste de la bande pour qu’ils découvrent eux-mêmes la vie. J’avais beau être un loup cruel mais les ceux de ma meute, de ma famille, avait le droit d’être mené par un loup juste.

J’étais en pleine réflexion sur les loups de mon ancienne meute lorsque la porte s’ouvrit à la volée, livrant sur son passage la louve froide et cruelle dont j’adorais me moquer : Elizabeta. De loin une des membres favorites de ma meute, tous siècles d’existence confondu. Il y avait chez elle un je-ne-sais-quoi qui m’avait attiré dès l’instant où nos regards s’étaient croisés. Elle venait de quitter une meute cruelle où son potentiel avait été écrasé par un idiot voulant en faire un genre d’esclave, un concept que je trouvais tout simplement révoltant. D’ailleurs, son nom était juste au dessus de ma liste de personnes à tuer. Elle était à la recherche de liberté mais tous mes instincts me disaient que sa sécurité était loin d’être assuré. Si au début j’ai voulu la mettre dans mon lit, aujourd’hui je trouve très étrange ces premières pensées étant donné notre relation actuelle… Après quelques réticences, je parvins à la convaincre d’intégrer ma meute, avec ses conditions: la faire Freki de ma meute. Depuis, je n’ai jamais regretté ma décision, surtout qu’un de mes passe-temps favori est de lui faire perdre patience et de la contrarié! « Bonsoir Liz. J’allais me lever. Quoi… ce damné cadran n’a pas sonné» Et sur un élan de joie profonde, ce dernier alla rejoindre dans un fracas assourdissant le mur de pierre. Très crédible. Vraiment. Non mais. « Et toi tu as vraiment une sale tête aujourd’hui! Si je n’avais connu dans cet état là, je t’aurais laissé clocharde c’est assuré». J’entrepris de sortir du lit avec, sur le dos, qu’une paire de caleçon assez révélateur aux couleurs du superhéros Ironman. On pouvait être à la fois un vieux grand-père et critiqué tout ce qui à trait la modernité et la culture actuelle et être un fan des superhéros. «Alors, j’imagine que mon programme est prêt pour la soirée? Non, mais peu importe ce que tu as préparé Liz, change mes plans. Ça suffit, il est temps que j’explore la ville, assez somnolé… Liz… Mais qu’est-ce que tu as?» Je regardai ma freki avec un air interrogateur. Ce n’était pas son genre d’avoir l’air aussi laide. Les yeux rouges, bouffis. Le maquillage n’étant pas parfaitement sur ses traits et ses traits non pas glacials mais… en souffrance. « Tu as mangé quoi Liz? Tu as une allergie alimentaire ou quoi? C’est ces damnés moules je pense bien… on n’avait pas l’habitude d’en manger. Ça te rend tout bouffie! » Et moi qui comptait sur elle pour ma première virée officielle. C’était foutue et tout ça à cause d’une moule!
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Elizaveta I. Tchesnokova
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MessageSujet: Re: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Mar 15 Jan - 4:11


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P
ourquoi était-ce si douloureux ? J’avais l’impression que mon cœur venait d’être perforé par une lame d’argent. J’avais l’impression que l’on me l’avait arraché et haché en mille et un petits morceaux sans que je ne puisse rien y faire. Jamais depuis ma transformation en garou je n’avais ressenti une douleur aussi vive. Aucune blessure physique, aucune perte n’avaient été si pénibles. Ni celle de mes parents, ni celle d’Alekseï ou celle de cette louve avec laquelle je m’étais liée d’amitié à Moscou. Rien. Aucune plaie, aucune fracture. J’avais l’impression que mon âme entière s’était déchirée et qu’une guerre ouverte faisait maintenant rage entre mon cœur et ma tête. Pour le moment, ce n’était pas mon cœur qui gagnait la partie. À peine avais-je quitté Lochan que les larmes m’avait piqué les yeux, saccadée ma respiration et je m’étais volontiers effondrée dans mon lit, barricadé dans ma chambre. J’étais bien trop heureuse que Bartholomew dormait, qu’il ne se réveillerait pas avant que je ne me pointe dans ses appartements, quand bien même lui avais-je acheté un nouveau réveille-matin, comme s’il s’agissait d’un adolescent retissant à aller à l’école. Sauf qu’il avait plus de quatre cents ans. Bonjour pour la maturité. Je n’étais pas réellement bien placé pour parler à ce moment précis, roulée en boule dans mes draps froids, essayant de retirer mes sanglots sans comprendre d’où ils venaient, pourquoi je me trouvais dans cet état. C’était moi qui l’avais repoussé. N’étais-je pas celle qui lui avait dit ces choses affreuses, sans arriver à le croire? J’avais voulu qu’il ravale ces belles paroles sur l’amour, qu’il regrette de m’avoir prêté des sentiments que je ne voulais pas ressentir à son égard. Bien que maintenant, j’étais sans doute aussi anéantie qu’il pouvait l’être. Du moins, j’imaginais qu’il l’était. Ou alors, peut-être à un âge aussi avancé, les sentiments étaient plus faciles à gérer, qu’on les oubliait plus facilement qu’autrefois, une plus grande maîtrise, n’était-ce pas ce que l’on cherchait à acquérir avec le temps?

Pourquoi avais-je agi comme ça? Comme la dernière des idiotes, comme la plus habile des salopes. Pendant l’entrevue, j’avais eu envie de me blottir contre lui, de sentir sa chaleur contre ma peau. À peine avais-je eu le courage de lâcher sa main pour lui siffler des mots déplaisants en plein visage. Je savais que si cette rencontre avait eu lieu dans n’importe quel autre endroit que le parc, tout cela ne serait jamais arrivé. Nous nous serions simplement sauté dans les bras l’un de l’autre. Nous aurions passé des heures à tâcher de dominer l’autre, entre gémissement de plaisir et soupirs de contentement. Ça n’avait pas été le cas. J’avais été trop effrayée pour lui dire ce que je ressentais, j’avais préféré le nier en bloc, lui dire que jamais je ne pourrais ressentir ce qu’il prétendait ressentir pour moi. Alors que mon être en entier criait pour finir avec lui, pour se réveiller chaque matin dans ses bras. C’était raté. La louve semblait agressée, agacée. Furieuse. Mais pas contre lui. Non. Mais contre moi. Elle grognait son mécontentement, me montrait les crocs. Si elle l’avait pu, elle m’aurait insultée. Elle avait beau ne pas aimer le Jaguar, elle n’en restait pas moins furibonde que j’ai fait un tel geste. La bête avait compris bien avant moi ce qui se passait, c’était dans sa nature, pas dans la mienne. Et c’était sa façon à elle de me dire que je n’étais qu’une idiote, trop butée pour prendre la main qu’il m’avait tendue. Parce que c’était le cas. Je n’avais eu qu’un mot à dire, qu’un mouvement à faire et tout se serait bien fini. Comme dans ses contes de fées fadasses que l’on me racontait, enfant. Ceux de Disney dont les petites filles raffolaient, avec les princes charmants sur leurs chevaux blancs. J’avais visiblement tout foutu en l’air.

Pourquoi me torturais-je avec ça? N’avais-je pas eu ce que je voulais? Cette séparation brutale, n’était-ce pas ce que j’avais cherché avec mes mots? Pourquoi me sentais-je si mal alors? Je n’avais aucune réponse, mais je finis sans doute par m’assoupir puisque lorsque je m’éveillais des heures plus tard en sursaut, alerter par un réveille-matin insistant jouant à des mètres de ma chambre. Le soleil s’était couché et la nuit était noire comme de l’encre, plongeant ma chambre dans la même noirceur, qui ne me gênait pas. Pendant un moment, j’observais le plafond, les yeux me brûlant et je les devinais rougis. Tant pis. J’avais espéré que mon Ulfric lèverait ses jolies fesses de son lit par lui-même et que je pourrais rester allongée là à attendre la prochaine décennie. Lorsque le réveille-matin hurla pour la deuxième fois, je compris que ça ne serait pas le cas. Agacée par mon bébé d’alpha, je me traînais hors de mon lit, me changea rapidement, noua mes cheveux en une queue de cheval haute avant de me diriger vers sa chambre, perchée sur mes talons. J’ignorai royalement les loups que je croisai dans les couloirs de la demeure, préférant ne pas les regarder en face. C’est donc la tête haute que j’entrai avec fracas dans la pièce que c’était réserver mon supérieur hiérarchique. Lèvres pincées, je croisai les bras sur ma poitrine en le toisant froidement. «Je l’ai entendu te hurler dans les oreilles pendant la dernière demi-heure. »rétorquais-je froidement alors que l’objet allait s’écraser contre le mur dans un boucan infernal, émettant un son d’agonie mécanique avant de s’éteindre à tout jamais. « Si tu crois que je vais passer tout mon temps libre à te sortir du lit comme si j’étais ta mère, tu te fou le doigt dans l’œil jusqu’au coude.»

Pourquoi agissait-il toujours comme un con? Cette question, je devais me la poser au moins vingt fois par jour. Appuyée contre le mur, je croisai les bras, l’observant sortir de son lit avec pour simple vêtement, un boxer de super héros. Je levai les yeux au ciel, exaspéré. Depuis le temps, voir Bartholomew à moitié nu ne me touchait plus autant. C’était inutile de jouer les vierges effarouchées et je préférais ignorer son manque de vêtements. Nombre de louves auraient trouvé l’Ulfric alléchant, mais je n’étais pas de celles-là. Visiblement, je préférais les vieux chats. Cette pensée me fit un pincement au cœur et je la repoussai de toute ma volonté alors qu’il continuait à babiller. «Tu me prends pour qui? Ta secrétaire, peut-être. » J’étais là pour le seconder, par pour joué à la nounou avec lui. Je n’étais pas sa secrétaire, il pouvait faire tout ce qu’il voulait, je n’étais là que pour lui donner des conseils. Ça s’arrêtait là. Du bout du pied, je lui jetai son pantalon qui traînait à mes pieds, le priant ainsi de revêtir des vêtements plus adaptés. Sa question me surpris. Il était rare qu’il m’aborde aussi directement, qu’il prenne le temps de voir comment j’allais. Bien entendu, il avait tâché de me faire parler quelques fois, il prenait soin de moi comme d’une sœur, mais je n’avais jamais été prompte à lui parler de mes soucis personnels. Sa théorie de la moule me fit grimacer un sourire. «Ça arrive d’écouter ce que tu dis? C’est les moules qui te rendent si sourd que tu n’arrive même plus à entendre le son de ta propre voix? »Beaucoup aurait eu peur d’adresser la parole de cette façon là à l’Ulfric, pas moi. Entre nous, en privé, tout cela était des plus normales. On pouvait parfois avait l’air d’un vieux couple grincheux, bien que c’était loin d’être le cas. Entre lui et moi, il n’y avait aucun filtre, rien qui ne se disait pas. Tant que je ne le contredisait pas devant les autres loups.



Dernière édition par Elizaveta I. Tchesnokova le Dim 20 Jan - 2:40, édité 4 fois
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Bartholomew H. Thomas
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MessageSujet: Re: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Mer 16 Jan - 22:04

Il est vrai que parfois, je me laissais aller à mes premières pensées, c'est-à-dire celles du gamin de 9 ans qui sommeillait en moi. Après toutes ces années vécus sur cette terre, ces longues années d’errances, de combats et d’aventures, il s’agissait pour moi d’une façon de souffler. De laisser aller tous les tracas que j’avais et pour, un seul instant, ne penser à rien d’autres que ce que j’avais envie de faire pour le moment. Pour le moment, j’avais eu envie de casser un truc, le cadran m’avait énervé et logiquement c’est ce dernier qui avait payé. Par contre, briser pour briser n’était pas non plus mon but. Tant qu’à le détruire, aussi bien le faire en même temps que ma deuxième activité favorite : énervé ma Freki. Si tous les autres membres de la meute me voyaient comme cet homme froid et cruel, avec des plans et des stratégies à n’en plus finir, ma Freki était là seule avec qui je me permettais d’être ce gamin idiot. D’une part à cause que cela l’énervait grandement. D’une autre part, elle savait ce dont j’étais capable sans que j’aie à afficher une froide candeur à chacune de nos rencontres. Elle savait que c’était pour moi qu’un jeu et que sous l’apparence du jeune idiot se trouvait un loup meurtrier qui s’ennuyait. Qui n’avait le goût que de l’embêter. C’est pourquoi lorsqu’elle me répondit aussi directement et sans détour, je fronçai les sourcils. Aucun sourire, aucune moquerie dans son regard lorsque je me levai et inventai des excuses idiotes. Aucune phrase mortelle comme elle aimait tant les faire, me faisant sentir aussi petit que possible mais tout en respect. Que du sérieux. Quelque chose était arrivée. Quelque chose de grave. Avec un ton qui n’avait plus rien de moqueur, je lui répondis « Pourtant tu sais à quel point j’aime me réveiller à ta présence Liz’» Les propos n’avait rien de sérieux mais j’observais sa réaction avec attention. Après toutes les années passées ensemble, je ne l’avais jamais vu dans cet état.

À ma plaisanterie sur l’horaire, elle répondit vivement, d’une façon si sèche que mes sourcils se froncèrent malgré moi. Bien sur que je ne la prenais pas pour une secrétaire et bien entendu que mes plans étaient tout fait dans ma tête… mais parfois, comme souvent depuis que nous étions dans ce pays, elle m’arrivait avec un compte rendu de la journée précédente, avec quelques trucs dont je ne m’étais pas occupé… des trucs d’humains habituellement. Elle est une Freki si fiable, ordonnée avec une tête sur les épaules. Elle sait toujours où aller ou bien comment se comporter. Ce qu’il y avait à faire. Souvent nous parlons de nos plans ensemble pour voir ce que la nuit nous réserverait. Même si je finissais souvent par décider, ses conseils étaient toujours les bienvenues, j’avais confiance en elle. « Bien sur que non, qu’est-ce que tu t’imagine? J’oserais jamais» Le ton était sérieux. Il y avait dans ma voix un peu d’excuses mais aussi d’incompréhension. Au moins avait-elle levé les yeux au ciel en voyant mon habillement, preuve qu’il y avait malgré tout en elle un peu de mon Élizaveta. Et que ce n’étais pas un clone… ce qui était déjà arrivé avec un de mes loups lors de notre passage en Chine. Damné pouvoir.

Rassuré quand même qu’elle fut bien ma freki, cela ne m’empêcha pas d’être inquiet pour elle. Son regard, ses yeux, ses manières totalement absente- plus qu’à l’habitude. Non quelque chose de très grave était arrivé. Peut-être qu’O’Brien en avait eu marre d’attendre. Aussitôt qu’elle me lança mes pantalons, je m’habillai rapidement, maintenant aux aguets, calme en apparence. Mais peut-être que ce n’était rien. Qu’une allergie alimentaire. Lorsque je lui fis par de mes remarques sur son look, elle finit par lui faire esquisser un sourire, me permettant de me détendre. Il n’y avait pas d’alerte ni intrusion. O’Brien ne s’était pas réveillé, ne nous avait pas trouvé. Non quelques choses d’autres. Si la meute allait bien et que tout était paisible de ce côté-là, je sentis autre chose chez ma freki que je n’avais jamais ressenti auparavant. Une lueur dans ses yeux… ce n’était pas une allergie alimentaire. Peut-être que ma journée n’était pas si importante que ça en fin de compte. Peut-être que quelques choses n’allait pas chez ma Freki. Et puis, comme une illumination, mes lèvres s’écrièrent «Mais tu as pleurer on dirait», des mots que je regrettai dès qu’ils franchirent mes lèvres. J’étais très proche d’Éli, nous pouvions nous parler de beaucoup de sujets et elle se moquait souvent de mes propres problèmes, de mes propres aventures alors que je riais des siennes. Les points s’étaient finalement relié et il n’y avait qu’une seule explication : Le chat. Elle m’avait mentionné son existence quelques temps auparavant et j’avoue ne pas y avoir fait très attention. Liz n’était pas du genre à s’élancer dans une histoire d’amour et je ne m’en faisais pas pour sa loyauté. Voir ces larmes dans ses yeux et finalement réaliser mon erreur… Surtout de l’avoir mentionné. Elle était fière et la connaissant, je regretterais finalement ces quelques petits mots. N’empêche que la surprise avait été grande. Depuis que je la connaissais, je ne l’avais jamais vu verser de larmes. Techniquement, je ne la savais même pas douée d’empathie pour autre chose que la meute… et encore!

«Pardonne moi Liz’. Euhm… tu veux en parler» dis-je dans une tentative maladroite de rattraper le coup. Parler de choses sérieuses comme pourquoi ma freki au cœur de pierre aurait pleurer me laissait un peu au dépourvu et une partie de moi était effrayé. J’étais loin d’être doué pour ce genre de situation. Et puis, mon côté dominant d’Ulfric pris le dessus, une fois de plus, les paroles m’échappèrent. « Tu sais Liz’, si le matou t’as fait du mal, on peut aller lui régler son compte. Salop. Je savais que c’était une mauvaise idée. T’en fais pas Liz’ , personne ne touche à un de mes loups et ne le fait souffrir sans conséquence. » Un terrain connu. La guerre. Avoir quelques loups avec moi, les jaguars étaient souvent des solitaires. Bon, c’était un allié de Connor mais au pire on partirait de cet endroit, c’est tout. Tant pis pour l’aventure en Nouvelle-Orléans. Mon cerveau fonctionnait à nouveau et les plans se mettaient en place dans ma tête, le stratège ayant pris la place. «Qu’est-ce qu’il t’a fait Liz. » J’étais maintenant furieux. Furieux qu’on touche à ma Freki et qu’on la fasse pleurer.

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MessageSujet: Re: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Dim 20 Jan - 4:34


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J
e l’observais. Figée dans l’impassibilité, pendant que monsieur l’Ulfric plaisantait. La plaisanterie tomba à plat. Minable tentative de me dérider qui ne fonctionna guère. Sérieuse comme la mort, j’attendais. Sans savoir ce que j’attendais réellement. Qu’il cesse de faire le pitre peut-être? Où qu’il comprenne que je n’étais pas d’humeur à jouer avec lui ce soir. Qu’importait au final. Bartholomew pouvait faire toutes les plaisanteries du monde, rigoler de chacune de mes mimiques, s’amuser aux dépens du monde entier, rien ne m’arracherait le moindre sourire sincère. Pas ce soir. Ce ne serait que grimaces fades. Ses paroles me firent l’effet d’une douche froide. Il n’avait pas le droit. Pas ce soir. Il ne pouvait pas me piquer ainsi comme il le faisait en temps normal. Rien n’était normal. Plus maintenant. Pas depuis Lochan. Depuis cette première nuit dans ses bras. À cette pensée, j’enroulai plus fermement mes bras autour de moi. Frêle bouclier contre les souvenirs trop à vif. Les dernières semaines étaient un mélange voluptueux de plaisirs et de douleurs. Ce plaisir ne faisait que rendre la douleur plus réelle, me laissant plus cassée que jamais. D’aussi loin que je me souvienne, jamais Bartholomew ne m’avait vue en si piteux état. Je comprenais sans mal à la façon qu’il m’observait qu’il était inquiet, bien que je n’osai prononcer le moindre mot. Comme si avouer la douleur la rendait plus vraie. De peur qu’elle fait plus que me ronger de l’intérieur. Si elle se mettait à me ronger la chair, à la façon d’une maladie mortelle? Si les histoires des gens qui meurent d’amour étaient véridiques? J’en aurais ri. C’était tellement idiot. À mon âge, on ne devrait plus croire à ces fables de vieilles bonnes femmes. On ne devrait pas non plus se battre de la sorte contre des sentiments si évidents. Quand on est grand, on assume et on avance. On ne stagne pas en prétendant une quelconque peur imaginaire.

Je m’étais murée dans le mutisme. Fixant un point imaginaire un peu à gauche de l’Alpha. Il s’excusait, du moins, la louve le comprit. Moi, j’étais trop obnubilée pour lui prêter la moindre attention. Concentré sur une entité qui n’était pas là, qui n’avait rien à faire de moi. C’est finalement son intonation qui me fit relever la tête. Surprise et étonnement se disputaient à l’inquiétude. On lui aurait annoncé qu’il devait se marier à un homme, il n’aurait pas eu un ton différent. Ses mots s’infiltrèrent lentement en moi et il me fallut du temps pour en capter le sens. J’eus l’impression qu’un voile venait de s’abattre devant mes prunelles claires. Comme si soudainement, je voyais à travers un rideau d’eau. Il venait, en quelques mots, d’ouvrir une plaie que je m’efforçais de colmater. Le navire sombrait et je ne pouvais même plus songer à camoufler la fuite sous un tableau aux couleurs chatoyantes. Bien décidé à ne pas le laisser en savoir une bride de plus, je ne pipai mot. Attendant. Patiente. Il finirait pas comprendre qu’il ne pouvait rien tiré du sujet. Ou alors, se lasserait. L’Ulfric était au courant pour Lochan. Il fallait avouer que me balader sous son nez en empestant le félin n’était point discret, mais quand même l’aurais-je voulu, l’odeur de Lochan avait fini par être trop bien imprimée sur ma peau. Il m’avait posé quelques questions avant de décider que ça ne valait pas la peine de s’attarder. J’imagine qu’il crut à une phase. Je n’avais jamais été de celles qui s’attachent. Je n’avais jamais eu d’histoire sérieuse. Il était légitime que Bartholomew cru que cette fois-ci ne fût pas différente des autres.

Je connaissais Bartholomew depuis si longtemps qu’il n’avait aucun secret pour moi. Il s’imaginait que c’était aussi son cas. La situation présente démontrait combien nous nous trompions l’un et l’autre. Il était impossible de connaître quelqu’un parfaitement. Il était surpris d’apprendre que j’avais versé quelques larmes. Que j’ai mal pour un homme. Ce qui n’était pas dans mes habitudes, avons-le. Pourtant, il n’était nullement préoccupé par le fait que je quitte la meute. Je ne lui ferais pas défaut et il le savait. En parler? D’autres mots auxquels je ne daignais répondre. Je voyais combien il était peu à l’aise avec cette histoire. Il était la dernière personne au monde à qui je voudrais en parler. Il n’y avait rien à dire. Je n’avais qu’à assumer mes faits, mes mots, mes gestes. Comprendre qu’il n’avait pas capté ce que j’avais caché derrière mes méchancetés. Au final, ce fut son discours d’Alpha protecteur qui me fit réagir. «Non.» Le mot m’échappa de lui-même. Ce n’était pas un ton doux, ni empreint de tristesse. Il avait claqué comme une latte de cuir brisant le mur du son. La bête feula, bien encline à laisser quiconque, même son lui, toucher à un seul des cheveux de Lochan. À travers les larmes qui brillaient dans mes yeux, je lui lançai un regard de défi. Il devait comprendre que s’il voulait s’attaquer au Jaguar, il allait me trouver dans son chemin. Qu’importe était-il Ulfric. L’ancêtre avait beau m’avait brisé le cœur, il n’en savait toujours rien. Il n’avait rien fait de mal. J’avais été l’idiote. C’était à moi de réparer les pots cassés. Si je ne savais pas comment, ce n’était certes pas par la violence. Pas en entraînant une meute entière massacrer une autre espèce sur un territoire qui ne nous appartenait pas. «Rien. Il n’a rien fait. » Et c’était bien le problème. Soupirant, j’allais m’asseoir sur son lit défait, enlaçant mes genoux de mes bras. «Calme la bête, mon cher, il n’y pas mort d’homme ce soir.» Ni demain. Ni le jour suivant. Je fis peser sur lui un regard qui se voulait froid. Doutant néanmoins du résultat. «Peut-être que tu devrais commencer à envisager le fait que je ne suis pas la perfection incarnée. »

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Bartholomew H. Thomas
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MessageSujet: Re: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Dim 20 Jan - 18:59

J’étais en terrain inconnu. Depuis toutes ces années passées ensemble, nos expériences partagées et nos aventures, jamais je n’avais été aussi démuni face à ma Freki. Pourtant, maintes conversations meublaient notre passé commun : nous pouvions parler de tout, des nuits entières. Nous pouvions partagés nos craintes et nos désirs les plus profonds sans peur de choquer l’autre. Des heures et des heures passées à parler de nos passions, de nos rages et de notre ambition. Après tout, beaucoup de points nous rassemblent et nous rapprochent : notre froideur face à la mort et à la souffrance d’autrui, notre vision en ce qui concernait la meute et jusqu’à tout récemment notre manque d’amour passionnel pour tout être vivant. Jamais de réels malaises ne m’avaient envahi comme celui que je ressentais à cet instant. Ma langue semblait pétrifiée et mon cerveau recherchait en vain une phrase à dire, une phrase qui pourrait la soulager, qui pourrait transformer cette situation insoutenable en conversation habituelle-tel que nous en avons quotidiennement. Mais rien. Elle avait été plutôt claire malgré son silence : elle ne voulait pas m’en parler, me rejetait de son malheur et de sa détresse. Une partie de moi en fut reconnaissante : parler sentiment n’était pas dans mes cordes. Par contre, une autre s’insurgeait : était-ce le jour où nous arrêterions d’être aussi proches? Avait-on atteint la limite de notre complicité?

La femme présente dans ma chambre était une inconnue. Une Élizaveta que je n’avais jamais vu, ni même aperçut. Une partie d’elle dont j’ignorais tout. J’avais toujours cru la connaître entièrement, tel qu’elle me connaissait aussi. Certes chacun avait ses mystères mais une partie aussi importante de sa vie non-dévoilé me laissait perplexe. Je ne l’avais jamais cru capable d’aimer… et encore moins pleurer pour un homme. Elle était toujours cette femme froide, droite et en contrôle d’elle-même, l’opposition même de celle qu’elle était à présent. Je regrettai presque la présence de ma Liz auprès de moi pour me conseiller en ce moment… elle aurait su quoi faire, elle avait toujours réponse lorsque j’en étais dépourvu. Que faire lorsque la personne pouvant conseillé est celle ayant besoin de conseil? J’ai paniqué, pendant une fraction de seconde. Une fraction de seconde suffisante à mon loup pour prendre le dessus et à trouver une solution en terrain connu : la guerre. En pleine maîtrise de mes moyens, j’avais une solution… ou enfin je croyais en avoir une. «Non». Le son claqua dans la chambre comme un fouet.

Ce n’était pas l’opposition qui me frappa en premier. Eli avait l’habitude de me contrarier, c’était dans son rôle de Freki : m’apporter une autre version, une autre solution. Des conseils. Ce qui me brusqua fut le ton et la lueur de défi que j’apercevais dans son regard. Je ne l’avais aperçut qu’une seule fois : lors de notre rencontre. La louve solitaire maintenant en pleine possession de son être qui se rebellait contre l’idée d’être à nouveau conquise. Mon loup s’hérissa aussitôt, considérant l’affront, grognant et réclamant punition. Les vieilles habitudes de l’alpha défié. Mes yeux, je le savais, avaient du s’illuminer pendant un bref instant. Un acte instinctif que je réprimai aussitôt. Je n’étais plus le jeune loup d’autrefois, prenant tout affront comme un jeu et ayant besoin de prouver ma force. J’étais à la fois son Ulfric mais aussi profondément attaché à elle. C’est ma partie humaine qui absorba le choc. Qui en souffrit le plus. Je l’avais sentie, son désir de s’opposer à moi, son Ulfric qu’elle connaissait depuis des dizaines d’années, sa meute, sa famille. Et pour quoi? Un chat qu’elle connaissait depuis quelques semaines seulement. L’énoncé aurait été futile. Ce n’était pas la question. «Rien, il n’a rien fait». Ces derniers mots finirent par m’apaiser, même si la sensation d’être mis de côté continuait de flotter en moi. «Calme la bête, mon cher, il n’y pas mort d’homme ce soir.»

«Ah» fut tout ce que je parvins à dire. Le loup en fut presque déçu, une partie de chasse avec un jaguar l’aurait amusé. Dommage semblait-il se dire. Ma fureur s’éteignit. J’étais de retour dans l’abysse sans savoir où mettre les pieds. Plus que jamais, elle était l’image de la femme blessée, fragile. Je restais debout près d’elle, à la regarder sans savoir quoi dire. Mes mains trouvèrent mes poches facilement. «Peut-être que tu devrais commencer à envisager le fait que je ne suis pas la perfection incarnée. » Calme, froide. L’ombre de ma Liz. «Tu sais Liz, je ne t’ai pas nommé Freki à cause de tes conditions ou pour te garder dans ma meute. Ni même parce que je te croyais parfaite. Je sais que tu te relèveras, c’est tout ce qui compte pour moi et pour le destin de la meute» C’était une battante, qui affrontait ses peurs et ses chagrins la tête haute. Forte et insoumise. Je croyais en elle. Même au plus profond du néant, elle parviendrait à surmonter son chagrin. Implicitement, je lui rappelais les engagements qu’elles avaient prises et de ses devoirs envers la meute.

Elle pouvait être aussi triste qu’elle le voulait, aussi fâchée, mais elle ne pouvait pas mettre cette histoire en premier plan. Pas maintenant. Pas tant que flottait sur nous l’ombre de la meute local et des tensions entre les races. Je ne supporterais pas de la perdre dans ces moments cruciaux. «Prends le temps de régler cette histoire. C’est calme, profites-en. Je n’ai pas besoin de ma freki aujourd’hui, ni même demain. Je rencontrerai O’Brien à ton retour parmi nous. » Lorsqu’elle serait de nouveaux pleinement avec nous. J’avais besoin de sa force si jamais les négociations se passaient mal. Si elle me revenait… Non, je ne pouvais penser en ces termes. Elle me reviendrait… non? « Ne t’inquiète pas pour moi » Comme si c’était dans ses plans de s’inquiéter… « Je promets de ne rien faire de stupides jusqu’à ton retour, de rester sagement au manoir et d’entrainer le gamin». Au plus tôt cette question serait réglée et plus vite je retrouverais ma Liz. Je ne pouvais énoncer les idées que me passaient en tête : ma peur de la perdre au profit d’un misérable chat. Le désir de mon loup de la contraindre à rester, sa peur profonde de la perdre. Mon incompréhension face à toute cette histoire, moi qui n’avait jamais aimé. Mon désir de partir avec la meute et de mettre toute cette histoire derrière nous. Le pire était sans doute cette voix qui me rappelait sans cesse qu’elle me quitterait un jour… comme tous les autres qui avaient croisé ma route. Que je le savais depuis notre rencontre et que m’être attaché à elle était une erreur. Je ne pouvais me permettre de penser en ces termes.
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Elizaveta I. Tchesnokova
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MessageSujet: Re: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Mar 22 Jan - 3:18


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I
l ne l’avait pas vu venir. Il n’aurait jamais cru que cela aurait été possible. Je ressentis vaguement du remord. Non parce que je lui avais tenu tête. Ça m’arrivait fréquemment. Je n’étais pas là pour consentir à toutes ses décisions, mais pour l’amener à choisir la plus sage. C’était le défi dans ma voix, dans mon regard qui me fit culpabiliser un peu. Bien que pas toujours d’accord avec lui, il était rare que je fasse planer sur lui l’ombre d’une menace quelconque. C’était la première fois depuis tant d’années. Il y avait quelque chose de différent cette fois-ci. Quelque chose qui me disait que je n’allais pas le laisser mettre son nez dans cette histoire sans interférer. Des sentiments que je n’avais jamais ressentis. Un élan du cœur que j’avais toujours réussi à refréner sans le moindre souci. J’avais pourtant l’impression d’être une enfant qui était incapable de prendre une décision. Une adolescente qui entrait dans le monde adulte sans en comprendre une miette. Longtemps, je n’avais pas eu d’attache. J’avais toujours vogué ça et là, au gré des décisions de l’Ulfric sans jamais me poser de questions. Les gens ne restaient jamais bien longtemps dans ma vie. En dehors de quelques membres de la meute qui suivait Bartholomew depuis tellement longtemps qu’ils faisaient partis des meubles. Néanmoins, ceux-là non plus ne m’étaient pas vraiment chers. J’avais noué quelques amitiés, j’avais quelques bons souvenirs avec quelques-uns d’entre eux. C’était tout. Mon premier port d’attache était Bartholomew. Cet homme à la fois enfantin et si mature, celui qui pouvait jouer à l’idiot pendant des heures et pourtant être en mesure de prendre la décision la plus sensée qui fut. J’avais beau l’aimer comme un frère, je ne le laisserai pas faire le moindre mal à cet idiot de Lochan. Je savais que je ne le supporterais pas.

J’avais beau lui vouer une haine sans nom à ce moment précis, trop abîmée pour pouvoir voir les choses clairement, je ne pouvais me résoudre à le perdre à jamais. Les mots immondes que j’avais prononcés sans aucune pitié n’allaient pas de pair avec mes envies les plus profondes. Le contraste m’agaçait. C’était si simple pourtant. Ce sentiment, je n’avais su l’identifier avant qu’il n’en dise le nom, comme s’il s’agissait de la chose la plus évidente du monde. Je ne l’avais pas vu venir. J’avais pris peur. Je n’avais jamais apprécié l’inconnu, je n’avais jamais été douée pour comprendre mes émotions. Je préférais de loin les relégués aux statues de choses inutiles dont je pouvais bien me passer. Les yeux de Bartholomew brûlèrent un moment de cette teinte chaude si caractéristique. Je crus que j’avais été trop loin. Que j’avais fait le pas qui allait lui faire perdre le contrôle de lui-même. Ce ne fut pas le cas. Il reprit le dessus, m’observant avec une tristesse que je n’avais jamais vu. Je lui avais fait mal. Peut-être voyait-il là la fin de notre voyage commun. Que je ne lui suivrais plus avec la même patience maintenant que mon cœur appartenait à un autre. Je me mordis l’intérieur de la joue. Nous avions fait bien du chemin ensemble. S’il décidait que Lochan était une menace pour la meute, que mon comportement dérogeait à ses règles, cette conversation serait sans doute la dernière entre nous. Je savais ce qu’il me restait à faire. Inconsciemment, je l’avais toujours su. Je ne pouvais pas faire comme si ces dernières semaines n’avaient pas eu lieux. Malgré la menace du Jaguar sur ma vie.

La réaction de Bartholomew me parut fade, avec un manque de mordant phénoménal. Tu as des engagements auprès de la meute. Tu n’as d’autre choix que de te relever et de prendre sur toi. C’était ce que voulait dire Bartholomew avec ces belles paroles. Je savais que j’avais mes engagements. Je ne leur avais jamais fait défaut depuis que je l’avais rejoint, ce n’était pas aujourd’hui que cela arriverait. Les yeux rivés sur un point imaginaire, je l’écoutais parler. Il me m’écartait. Bien que ce ne fussent pas exactement les mots qu’il vînt d’utiliser, c’était le cas. Il ne me voulait pas autour de la meute dans cet état. Pas tant que le ménage était fait dans ma tête. Pas tant que je ne serais pas remise de ce qui s’était passé. Il m’intimait, implicitement, d’aller retrouver Lochan et de régler la chose autour d’une tasse de thé. Il prendrait en charge mes fonctions, s’occuperait de Jeremiah… Tout ce qui avait refusé de faire. Il m’avait clairement fait comprendre que le gamin était ma responsabilité. J’étais responsable de lui qu’importe ce qu’il faisait. Il était à ma charge. Le voilà qu’il m’avisait qu’il s’occuperait de lui. Non que je tenais réellement à faire l’éducation du recru. Je m’étais attaquée à lui simplement par vengeance envers son père, sans songer que je serais coincée avec lui pour les prochaines années. « Je doute que Jeremiah n’apprécie» Bartholomew avait beau être le gamin joueur et moqueur avec moi, ce n’était pas le cas lorsqu’il s’agissait des autres membres de la meute. Il était dur, impitoyable. C’était ce qui faisait de lui un si bon Alpha. Ces mots-là n’étaient utiles qu’à meubler le silence. Je me fichais éperdument des sentiments de Jeremiah. J’avais assez de gérer le chaos qu’était les miens.

Pendant un long moment, je l’observais. Les bras enroulés autour de moi, comme un mince bouclier contre ce qui me rongeait de l’intérieur. Il avait l’air de savoir ce que je devais faire alors que moi-même je l’ignorais. J’avais également eu ce sentiment un peu plus tôt dans la journée, sur ce banc de parc, la main coincée dans celle du Jaguar. Mon regard était toujours perdu dans le lointain, n’osant se relever vers lui. «Et je dois faire quoi?»Voilà la question que je me posais depuis des heures. Sans y trouver la moindre réponse. « Aller le voir peut-être? M’excuser d’être la dernière des idiotes?»Ma voix vibrait. À la fois moqueuse et douloureuse. Je ne pouvais pas lui dire sans déclencher la troisième guerre mondiale qu’il m’avait menacée de représailles si jamais j’allais jouer sur son territoire encore une fois. Je relevai mes yeux embués vers lui. «Je n’ai aucune idée de la marche à suivre, Bart’. Je n’arrive même pas à mettre des mots sur ce que je ressens, à me l’avouer à moi-même. Comment diable veux-tu que je règle le problème?» D’un mouvement de main rapide, agacée, j’effaçai la première larme qui osa rouler sur ma joue. Les paroles que ma mère m’avait dites plus de cent ans plutôt me revinrent en mémoire. Un jour tu comprendras. Qu’elle brûle en enfer. J’avais presque deux cents ans et je ne comprenais toujours pas. J’inspirai profondément, les yeux fermés, mes doigts courant dans ma tignasse blonde, ébouriffant mes mèches. «Tu peux bien me dire dans quelle merde je me suis foutue? »Ce n’était pas moi. Jamais je ne faisais quoi que ce soit d’irréfléchi. Jamais je ne mettais mes sentiments en avant. Je ne faisais jamais rien qui pouvait nuire. Et voilà que je m’étais prise dans les filets de ce chat. Je lui en voulais tellement. Je m’en voulais. Reniflant, je repris un peu sur moi, relevant la tête malgré les traces de sel sur mon visage. « J’ai des responsabilités envers la meute. Envers toi. Le gamin, c’est mon problème. Toute cette histoire est sans importance. Qu’importe Lochan…Je te trouverai O’Brien» En somme, je venais de lui dire que je mettrais mon cœur sur la glace. La louve se rebella. Grogna, gémissant. Elle comme moi savions que si ce n’était pas moi qui allais courir dans les bras de cet idiot de Jaguar, ce serait elle qui s’en chargerait. Et que ce ne serait peut-être pas la meilleure des idées.


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MessageSujet: Re: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Mar 22 Jan - 17:01

Il y avait chez elle une faiblesse que je n’avais jamais aperçue auparavant. Une lueur qui me faisait douter de tout et qui me rappelait la Liz d’il y a quelques semaines. Celle qui était froide, sûre d’elle, qui s’amusait à me défier et qui riait avec moi de ce monde. Celle qui voyait les amoureux et leur lançait un air de dédain à vous glacer sur place et qui s’amusait à mes dépends lorsque je parlais de Charlotte. Qui m’avait fait clairement comprendre un jour que cette histoire avec Léo – que je n’aimais même pas- était d’un ridicule et que je me devais de passer à autre chose. Je voulais la revoir, ma complice de ces dernières années. Je savais qu’elle n’était plus là, qu’elle ne me reviendrait plus jamais. Elle avait franchit une limite invisible, ce point de non retour des gens qui ont aimé et perdu. Je devais maintenant l’accepter, connaître cette nouvelle Elizaveta, une inconnue qui remplaçait la Freki qui partageait ma vie. Après tout, peut-être l’apprécierai-je autant. Après tout, elle était, au fond d’elle-même, la même personne. Il fallait que je trouve un moyen de concilier la freki et la femme, pour qu’elle reste malgré tout auprès de moi. Pour ne pas la perdre et surtout pour ne pas le regretter. J’étais prêt à faire les efforts nécessaires pour cela, même surveiller le morveux pendant son absence, une tâche que j’avais toujours refusée de faire. C’était sa responsabilité mais j’étais prêt à aller jusque là pour la garder auprès de moi.« Je doute que Jeremiah n’apprécie». Je me doutais bien moi-même qu’il détesterait m’avoir dans ses pattes. « Tu n’es pas non plus un modèle de patience quand viens le temps de prendre soin du gamin. Et puis, il n’aura qu’à rejoindre les loups que j’entraîne pendant ton absence. Il se peut qu’il te revienne un peu amoché mais un peu de modestie lui fera du bien» L’intégrer enfin dans un groupe de loup mieux entraîné serait bénéfique pour le jeune, qui pourrait même apprendre par la même occasion.

Parler de Jeremiah, nous le savions tous les deux, n’était qu’une façon comme une autre de parler d’autres choses. D’un sujet moins délicat, de repousser le problème. Un long silence s’installa entre nous, comme nous n’en avions jamais eu auparavant. Je parle beaucoup et je déteste les silences mais cette fois, je n’avais rien à dire. Je ne savais pas de quoi parler. J’avais l’impression de marcher sur des œufs avec elle mais je restais là, j’étais à ses côtés pour elle. Après tout, elle avait toujours été là pour moi. Dans mes moments de colère, dans les moments où tout allait mal elle était à mes côtés. Toujours patiente, toujours attentive. Avec les mots qu’il fallait dire ou tout simplement ses silences qui me calmaient, m’aidaient à réfléchir. Je me devais d’être cette ancre, cette même source de réconfort pour elle. Je n’étais pas seulement son Ulfric, j’étais son ami et s’était la sœur que je n’avais jamais eue. Une sœur froide, qui se comportait quelques fois comme ma mère ou mon meilleur pote. Pour une fois, ce fut elle qui brisa le lourd silence. «Et je dois faire quoi? [b Aller le voir peut-être? M’excuser d’être la dernière des idiotes?» [/b] Et voilà que malgré toutes mes bonnes intentions, j’étais de nouveau perdu. Encore plus qu’auparavant. Je ne comprenais rien de toute cette histoire et voilà qu’elle me demandait de l’aide, elle qui venait tout juste de refuser tout support! Les femmes. Alors que je croyais les comprendre, la seule chose que je comprenais c’est que je n’avais en fait rien compris. « Eh bien » Et lui suggérer quoi? De laisser tomber ce type… un CHAT! Tout ça pour un félin!

«Je n’ai aucune idée de la marche à suivre, Bart’. Je n’arrive même pas à mettre des mots sur ce que je ressens, à me l’avouer à moi-même. Comment diable veux-tu que je règle le problème?» Peut-être qu’elle ne le savait pas, mais il était clair pour moi que son cœur était en milles miettes. Combien de fois au cours des mes années avais-je moi-même rencontrer ce genre de réaction? Je m’étais bien amusé au dépend de bien des femmes lorsque m’en prenait l’envie ou simplement lorsque je m’ennuyais. Combien de fois leur avais-je dis qu’elle était les seule à mes yeux, que jamais je ne les oublierais pour ensuite les faire souffrir avec leur meilleures amies, leurs sœurs? Un côté de moi avait peur pour elle… et si c’était ce que ce damné chat lui avait fait? Alors je le tuerais. Sans qu’elle ne le sache, après tout j’avais d’autres cordes à mon arc. J’avais Elijah qui pourrait s’en charger et elle n’en saurait jamais rien. Je nierais en bloc. J’avais par contre l’impression que ce n’étais pas ce qui était arrivé. Après tout, Eli m’avait vu faire des tonnes de fois, savait les trucs que j’utilisais et chaque fois elle se moquait des femmes prises au piège.

Elle savait et j’en étais certain on ne l’aurait jamais pris dans un tel piège. Il devait y avoir plus que ça. «Tu peux bien me dire dans quelle merde je me suis foutue? » J’avais le goût de lui dire, très fort, que j’en avais fichtrement aucune idée puisqu’elle refusait de m’en parler. De lui dire que je ne comprenais rien à son histoire et que si elle m’en parlait, je pourrais peut-être l’aider! Ou peut-être pas mais que tant qu’elle gardait le silence je ne pouvais rien pour elle. Et puis… Et puis je me souvins de toutes ces batailles gagnées, tous ces bouquins sur l’art de la guerre et des différentes stratégies. Après tout, l’amour n’était qu’un jeu de guerre. Et je connaissais les règles de ce jeu comme si je les avais écrites. Il ne suffisait que de les mettre en mot et de les adapter. « Tu sais Liz, peu importe la situation dans laquelle tu es allée te foutre, tu n’es pas la première ni la dernière à qui c’est arrivé. Il suffit de regarder nos options pour voir ce que tu peux faire. » Première phase : l’analyse froide et complète de la situation. Bon, je n’avais pas les données qu’il fallait mais je connaissais la plupart des mouvements qui suivaient. « J’ai des responsabilités envers la meute. Envers toi. Le gamin, c’est mon problème. Toute cette histoire est sans importance. Qu’importe Lochan…Je te trouverai O’Brien» Je ne sais pas qui elle tentait de convaincre, elle ou moi. Dans tous les cas, c’était un échec monumental puisque ni l’un ni l’autre ne croyaient à ce mensonge. «C’est clairement d’une grande importance, Liz, pour que tu y attaches autant d’intérêts. Je ne comprends rien à tout ça et je sais que tu ne veux pas m’en parler. Je comprends. Mais voilà, même si tu penses que je ne peux pas t’aider, peut-être que je le peux. » . Après tout c’était elle qui était venu me trouver pour en parler. Elle devait bien se douter que je ferais tout en mon pouvoir pour lui changer les idées. Bon… je lui avais quelque peu forcé la main pour qu’elle me confie ses problèmes, sans le vouloir.

« Laisse tombé les problèmes de la meute pendant un instant, ce n’est pas comme si on était en danger de mort et je peux bien m’en occuper… tu sais à une époque, je ne t’avais pas à mes côtés et on s’en est quand même bien tiré. 2 jours, c’est rien Eli… Tu es toujours là pour la meute, toujours là… pour moi aussi. C’est mon tour d’être là pour toi. » J’étais déterminé à ce qu’elle aille mieux, qu’elle me laisse l’aider ou non. Après tout, c’était la tâche des grands frères –même si je n’étais pas le sien- de s’occuper de ce genre de trucs et de remonter le moral à leur sœur. Et puis, pour une fois que c’était elle qui disjonctait, je n’étais pas pour la laisser seule! « Tu as plusieurs options Liz : la fuite, la confrontation ou l’adaptation. Si tu veux, on part de cet endroit, tant pis pour la Nouvelle-Orléans. Si c’est ce que tu veux… Ou tu l’évites tout le temps qu’on est ici mais tu risques de le croiser, ce n’est pas New-York cet endroit. Tu peux toujours t’adapter, faire avec et continuer petit à petit à t’habituer, passer au travers sans jamais savoir comment ça aurait pu finir et te demander toute ta vie comment ça aurait pu se terminer. » Je repris mon souffle. Les engrenages continuaient de tourner, il ne restait qu’une chose à proposer… la plus dure. « Tu peux l’affronter ce type. C’est difficile, je sais. Aller lui parler, mettre les choses au clair. Te battre avec lui, ou bien tout simplement lui crier dessus. C’est peut-être un malentendu toute cette histoire et au moins tu seras fixé. Tu sauras que t’as tout fait ce que tu pouvais et ensuite tu pourras passer à autre chose. Te venger, l’oublier, pleurer une bonne fois pour toute. Peut-être même que tu vas finir dans ses bras, qui sait? Revenir, ou partir. Au moins, je saurais aussi à quoi m’en tenir. Quitte à la perdre pour toujours, je saurais au moins qu'elle serait heureuse. Et puis, même si ce satané matou me la prennait, elle serait encore la Freki de ma meute, tant qu'elle respecte nos secrets et nos lois. Tant qu'on sera à la Nouvelle-Orléans.
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Elizaveta I. Tchesnokova
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MessageSujet: Re: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Dim 3 Mar - 5:50


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ien entendu, Jeremiah… je m’en fichais éperdument. Ce gamin, je n’arrivais pas à le sentir. Il m’exaspérait. Je n’avais jamais détesté quelqu’un à ce point…enfin, peut-être son père. Bartholomew pouvait faire ce qu’il lui voulait. Il pouvait bien me le rendre avec un bras en moins, ça ne me gênait pas tant que ça. La conversation n’était là que pour meubler. Je me servais du gamin pour détourner la conversation de Lochan. De mes sentiments pour lui, de ma façon stupide d’avoir réagi avec lui dans le parc un peu plus tôt. L’Alpha avait raison. Je n’étais pas un modèle de patience. En bien des points, j’étais même pire que lui. Je n’acceptais aucun faux pas, j’avais un caractère de chien et je n’appréciais pas les plaisanteries. J’étais vraiment insupportable, je l’avouais. Surtout avec le louveteau. Tant pis pour lui. Il n’avait qu’à ne pas être aussi arrogant et râleur. Et pour Lochan? Je n’avais aucune explication. Juste un besoin de me battre contre mes sentiments. Je ne pouvais pas lui avouer que je l’aimais, si? Non. Bien sûr que non. C’était comme avouer au capitaine d’un bateau qu’on préparait une mutinerie. J’observais Bartholomew se buter à mes questions. Se battre contre elles. Ne trouvant aucune ne repose. Bienvenue dans mon monde champion. Je passai mes mains dans mes cheveux. Ébouriffant mes mèches blondes. Un peu plus. C’était la millième fois que je faisais ce geste depuis moins d’une heure. Au point où mon cuir chevelu était douloureux.

Ce genre d’histoire, c’était amusant quand ça arrivait aux autres. Quand on voyait les ravages des amourettes chez les louveteaux qui s’éprennent d’un humain qui finit par le plaquer là. Quand on voit les couples d’adolescents se chamailler parce qu’ils ne sont pas d’accord sur le film à aller voir. Pas quand c’était son propre cœur qui était pris au piège. Je n’avais pas ressenti ça depuis Alekseï. Depuis sa satané mort. Ça avait été différent. Bien entendu. Je n’avais jamais rien ressenti d’aussi fort pour mon ancien Ulfric. Je l’avais aimé. Jusqu’à un certain point. Jamais autant que j’aimais Lochan n’a cet instant précis. J’avais simplement envie de me perdre dans ses bras et de ne plus jamais quitter sa chaleur. Mais je ne pouvais pas. Parce que j’étais la Freki de cette meute-ci. Parce que je devrais le quitter un jour. Parce que les choses étaient suffisamment tendues comme ça. Parce que je n’arrivais pas à l’avouer. Trop de parce que. À peine lui demandais-je son avis sur la marche à suivre, à peine je reculais. Me cachant de nouveau devant mes responsabilités. La meute. O’Brien. Tout ça. Toutes ces choses sur lesquelles je pouvais avoir un semblant de contrôle. Tout sauf ce que mon âme me criait de faire.

Mon regard passant du vide à ses yeux à lui. J’écoutais ses paroles. Les options qu’il me donnait. Sans vraiment croire qu’un d’eux puisse être possible. Non que j’étais pessimiste. Simplement que je savais qu’il était venu ici pour une raison. Je savais que fuir un bashert dans une si petite ville était impossible. Je continuerais de le croiser. Encore et encore. Je sentirais son odeur dans un café, dans le parc, pendant une promenade dans les bois. Rien de tout cela n’était réellement possible. Le confronter? Comment? En cognant à sa porte et en lui demandant une audience peut-être? Je soupirai. « Ce n’est pas un conte de fées, Barth! Je ne vais pas simplement cogner à sa porte avec un bouquet de fleurs et un cheval blanc, lancer trois ou quatre conneries à deux sous et vivre heureuse éternellement. Tu le sais aussi bien que moi. Cette histoire, c’est un vrai film d’horreur! La Belle se fait arracher le cœur par la bête et les sept nains se révèlent être des psychopathes ou des prédateurs sexuels! Aucune de tes options ne peut bien finir. » J’exagérais…à peine. J’avais toujours été douée pour sur réagir. Surtout pour des histoires comme ça. Bizarrement, quand ma vie était en danger, tout allait pour le mieux. Zéro stress! J’avais du mal à comprendre le fonctionnement de mon cerveau moi-même sur ce coup-là. Je me mordillais la lèvre inférieure avec nervosité. Au point où elle me fit mal. C’était presque rassurant, en un sens.

Je jouais un moment avec mes doigts, me retenant de m’ébouriffer encore les cheveux. Les pauvres en avaient vu assez pour la journée. Je rejetai la tête en arrière, appuyant le sommet de mon crâne contre le mur, les yeux clos. J’essayais tant bien que mal de mettre de l’ordre dans le fouillis de ma cervelle. Sans grand résultat. Comme s’il était possible que quelque chose devienne clair dans mon esprit torturé. Je laissais planer le silence pendant de longues minutes. Pour la première fois de ma vie, le silence me parut angoissant. Presque étouffant. J’avais toujours trouvé l’absence de bruit rassurant. Apaisant même. Sa pesanteur ne m’avait jamais dérangée avant. Je voyais maintenant le silence d’un autre œil. Il n’était peut-être pas si doré que ça, finalement. «Nous savons tous les deux comment cette histoire va finir. Un jour, tu vas te réveiller et décider que tu as fait le tour de la Nouvelle-Orléans. On va partir pour Phuket ou Perth ou pourquoi pas Honolulu tiens, et c’est tout. Et là, je devrais choisir si je te suis toi, ou si je reste ici. Enfin… dépendant s’il me laisse la vie sauf si jamais je me pointe chez lui.» J’étais un peu trop agitée. Mon ton avait des tonalités accusatrices. J’en étais consciente. Je m’en voulais. Un peu. De nouveau, je plantais l’acier trempé de mes yeux dans les siens. Je me serais volontiers jetée dans ses bras, cherchant un peu de chaleur, mais je m’en gardais bien. J’avais beau être proche de lui, jamais je ne m’étais permis un tel contact. C’était déplacé. Même dans de telles circonstances. « Et puis à mon retour, la meute risque d’être réorganisé de A à Z. hors question que je revienne ici dans deux jours en apprenant que Charlotte est Lupa. » Taquinerie qui tomba à plat. Mon ton était trop désolant, trop chevronnant pour que cela sonne amusant. Tant pis. J’aurais essayé.



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Bartholomew H. Thomas
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MessageSujet: Re: Entre la tête et le coeur [Pv Liz]   Mer 27 Mar - 21:51

L’ombre d’elle-même. Ses yeux se posaient sur moi et sur l’ensemble de ma chambre. Chaque élément semblait tout aussi inintéressant que le précédant, ses yeux cherchant sans cesse une échappatoire qui ne venait jamais. Ses mains, eux, ne s’en tiraient pas mieux. Impossible de trouver un endroit où se poser, chacun semblant nuire à l’autre, les deux semblant être de trop. Assise sur mon lit, dans cet état pitoyable, ma freki semblait être sur le point de s’envoler en fumée. Sans doute aurait-elle eu le choix qu’elle l’aurait pris avec plaisir. Pour ma part, je me tenais dans l’embrasure de ma porte, d’un côté pour ne pas qu’elle se sauve en courant et qu’elle laisse tout ses soucis dans l’air. D’un autre côté, peut-être, mon corps et mon cerveau me poussait vers la fuite, un sortie rapide qui m’empêcherait de sombrer encore plus dans la folie amoureuse d’Éli. Ses mots se lançaient à tout vent, mon air ahuri aurait renseigné le moins perspicace de mes loups dans l’état actuel de mon cerveau.

Il était si clair dans tous ses faits et gestes qu’elle était dingue de ce type. Dans ses paroles, dans tous les non-dits et son langage verbales, parmi toutes ces émotions que je percevais de celle que je connaissais par-dessus tout, tous les signes étaient là. Peut-être même le percevait-elle aussi, les éloignant de la main et refusant d’y croire. Comment un esprit aussi cartésien que le sien pourrait-il accepter un tel abandon? Chaque moi, chaque coup d’œil m’indiquait une lutte féroce entre ses sentiments et sa raison. « Ce n’est pas un conte de fées, Barth! Je ne vais pas simplement cogner à sa porte avec un bouquet de fleurs et un cheval blanc, lancer trois ou quatre conneries à deux sous et vivre heureuse éternellement. Tu le sais aussi bien que moi. Cette histoire, c’est un vrai film d’horreur! La Belle se fait arracher le cœur par la bête et les sept nains se révèlent être des psychopathes ou des prédateurs sexuels! Aucune de tes options ne peut bien finir. » Encore une fois, la voilà qui s’élançait dans les hyperbole les plus saugrenues. Peut-être oubliait-elle parfois que les véritables méchants hantant les contes de fées étaient nous-mêmes? Ces loups sanguinaires attaquants les jeunes filles, tuant les villageois et massacrant les familles? Nous étions l’apogée de la chaîne alimentaire, les plus forts de ce monde avec les autres créatures surnaturelles. Sans doute le chat était parmi ces derniers, je n’en savais rien, mais n’était-elle pas elle-même parmi les puissants de ce monde. Pourquoi ne serait-il pas en mesure de la craindre elle? Avant même que je trouve l’angle idéal pour le lui rappeler, je lus dans son regard la suite d’un questionnement qui s’étirait.

Encore nerveuse, elle s’empêchait de bouger, comme ayant abandonné tout idée de se divertir grâce à ses mains. J’hésitais à parler, comme pour éviter les remontrances ou l’éclat de sa rage. Après tout, dans l’état où elle était, je sentais que n’importe quel prétexte pourrait amener l’éruption. «Nous savons tous les deux comment cette histoire va finir. Un jour, tu vas te réveiller et décider que tu as fait le tour de la Nouvelle-Orléans. On va partir pour Phuket ou Perth ou pourquoi pas Honolulu tiens, et c’est tout. Et là, je devrais choisir si je te suis toi, ou si je reste ici. Enfin… dépendant s’il me laisse la vie sauf si jamais je me pointe chez lui.» Alors que dans mes iris le feu s’allumait sans que je puisse le contrôler à l’idée du matou levant la patte sur ma Freki, les mêmes pensées se bousculaient dans ma tête, celles qui flottaient dans mon esprit depuis le début de cette conversation. Je savais, je sentais que si cette histoire devait aboutir et que les bras de l’homme s’ouvraient pour l’accueillir, je la perdrais. Sans doute durant quelques années resterait-elle fidèle à la meute et à son chef. Quelques années seulement. Ses yeux pétillants m’indiquaient clairement qu’un choix ne serait qu’une illusion et qu’à jamais son cœur appartiendrait à un autre. Je l’avais déjà perdu. « Comment peux tu croire que je le laisserais seulement poser le petit doigt sur toi Éli? Si tu décide de le confronter, j’imagine qu’il te laissera parler. Les hommes posent des menaces lorsqu’ils sont acculés sur un mur mais l’eau a dû couler sous le pont et il n’oserait sans doute pas poser un geste aussi couard et risqué de déclencher une guerre de race. » Le reste de la phrase resta coincé dans ma gorge, comme pour éviter de prononcer ces mots qui me blessaient. Ceux qui confirmaient cette perte immense. « Et puis, si je quitte… rien ne t’oblige à me suivre» j’essayais d’être désinvolte, de mentionner les faits comme étant de peu d’importance. Sans doute savait-elle mieux que cela les sentiments qui se trouvaient derrière mes paroles. « J’ai toujours laissé mes loups suivre leur instinct et faire ce qu’il considérait le mieux pour leur avenir… tu n’es pas l’exception à cette règle et je ne t’obligerais aucunement à me suivre. Nous vivons des siècles, surement nous recroiserions nous un jour» Que des suppositions, alors que nous savions tous deux que je n’étais plus si jeune. La vérité, un avenir possible néanmoins.

« Et puis à mon retour, la meute risque d’être réorganisé de A à Z. hors question que je revienne ici dans deux jours en apprenant que Charlotte est Lupa. » Le silence qui lui répondit voulait tout dire. Elle ne s’en tirerait pas par la plaisanterie, elle le savait.
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