Aller en haut
Aller en bas



 
RETROUVEZ-NOUS A CETTE ADRESSE ♥️

Partagez | 
 

 Vittorio † Monsters engender monsters †

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Vittorio Alesi
« † Son of the Devil † »





avatar



Dieu a créé l'homme à son image, vous m'avez créé à la votre, je suis le porteur de lumière, je suis le reflet de votre culpabilité, je n'éxiste qu'à travers vos travers !!
▌A débarqué le : 10/12/2012
▌Parchemins : 252
▌Quantité de sang disponible : 11414
▌Age du personnage : 544
▌Rang : Second du Clan Alesi
▌Job : Tuer l'ennui en fessant de vous ma proie
▌Citation : L'apparence du mal se cache souvent sous la peau d'un agneau


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement: Neutre à tendance maléfique
▌Relations:
▌Pouvoirs :




MessageSujet: Vittorio † Monsters engender monsters †   Mer 12 Déc - 20:35

Vittorio Alesi


« Dieu a créé l'homme à son image, vous m'avez créé à la votre, je suis le porteur de lumière, je suis le reflet de votre culpabilité, je n'éxiste qu'à travers vos travers !! »

Francisco Lachowski © Tumblr



Identité


Je m'appelle Vittorio Andrès Alesi mais on m'appelle Vitto. J'ai 544, j'en fais 20. Je suis né(e) le 1 février 1468 à Florence et je suis Italien, avec des origines Italienne. Je suis un Vampire Bisexuel et je suis Le Second du Clan Alesi.

Capacité Spéciale ; Modeleur de Chair † Capacité de manier la chair dans un corps. Il peut ainsi modeler à sa guise la peau, les os. En extraire des parties, faire fusionner d'autres. La manipulation de la chair peut se faire sans douleur ou inversement . Ainsi il peut jouir facilement du contrôle de celui-ci sur sa victime . Un jeu pervers et cruel qui amuse beaucoup le vampire qui sait faire preuve d'une redoutable et infinie cruauté .



Histoire


« 100 lignes minimum »


«Le risque de la Mort,
Et de la Damnation,
De la douleur infinie
Titille mes désirs, et dévore alors en moi
Le rugissant espoir de te vaincre
De régner à mon tour
En roi de la Mort, Généreux et cruel »

Il est difficile de penser que la vie ne peut exister sans la mort. Difficile de croire que les légendes existent pour donner du rêve aux enfants. Que les monstres qui se faufilent dans le crépuscule nous guettent pour nous enlever notre essence de vie. Difficile de voir dans les yeux d'une femme bien plus la peur de vivre que de mourir. Pourtant, tout n'est pas réel. Une vie ne tient souvent qu'à un fil, dérivant au gré des envies du destin capricieux. Valsant au gré des rencontres, pouvant faire de celle-ci un enfer ou un cauchemar. Rien n'est jamais écrit à l'avance, rien ne dur éternellement. Mais pourtant, il y a ceux que la mort rejette. Ceux qui naissent des ténèbres, ou leur existence perdure par-delà les siècles. Qu'est-ce qu'une vie éternelle ? Rien d'autre qu'un perpétuel combat avec son âme, perdu entre peur et folie. Dévoré entre soif et désir. Au milieu de cette existence, seule l'histoire peut dévoiler ou cacher des sombres secrets. Alors, comment pouvez-vous savoir où se trouve la vérité dans les mots ? C'est par l'Art et par l'Art seul, que nous pouvons réaliser notre perfection par l'Art et par l'Art seul que nous pouvons nous défendre des périls sordides de l'existence réelle. " Car la liberté a parfois les mains rouges de sang." Des mots qui prennent tout leur sens, lorsque vous plongerez dans les ténèbres de mon histoire... Tout arrive pour une raison qui nous est inconnue, rien n'arrive par hasard ou presque. Parfois on joue avec le destin et d'autres fois on le provoque. La vie l'a mise sur mon chemin ou peut-être ce fut l'inverse. Elle qui fera de moi une créature ténébreuse avide de sang. Qu'importe ! Les anges n'enfantent pas de monstres vous le savez bien.

Les souvenirs de mon enfance restent nébuleux comme s'ils étaient ensevelis au milieu d'une brume dense et sombre. Ils sont obscurs et lointains. Mon véritable nom n'a pas été prononcé depuis des décennies, mais il est sans valeur, il n'y a que celui d'Alesi qui prend de l'importance à l'égard de mon âme. Et combien même, inutile que vous le connaissiez ! Je suis enraciné sur ses terres depuis le XV ème siècle. Né sous le règne des Médicis, à Florence, cette ville qui jouissait d'une grande prospérité, fut le berceau des artistes. J'ai grandi dans une famille aisée et l'homme qui fut jadis mon père était un homme austère et dur, orfèvre de talent. Il savait créer des bijoux d'une grâce et d'une beauté époustouflantes pour le seul plaisir de Laurent de Médicis. Ma mère était une femme simple et raffinée, d'une beauté bouleversante prisonnière d'un mariage sans amour. Par sa seule présence, elle dégageait quelque chose d'envoûtant. Malgré tout, elle semblait mourir à petit feu sous le joug de mon père. Amoureuse des arts, sa passion semblait l'emporter dans un autre monde, c'est d'elle que me vient cette ivresse obsessionnelle et fascinante pour la peinture. Une passion sans limite. Elle était capable de rester des heures devant une peinture, comme si elle buvait ses lignes. L'éducation qu'elle transmit à mes sœurs et moi était un noyau de tendresse qui fut bientôt détruit à néant. Elle était mon modèle, mon plus grand désir. Ma plus belle obsession. La relation qui existait entre nous était plus qu'étrange, fusionnelle presque incestueuse. J'étais jeune et pourtant j'avais ce don de me détacher des choses et de m'enfermer dans mes pensées à me poser de nombreuses questions sur le monde et l'espèce humaine. Mon père, lui, voyait en moi, un successeur de son savoir et de son travail. Il n'appréciait pas cette proximité qui m'attachait à ma mère, peu présente avec mes sœurs.

Ce fut la maladie qui finit par devenir son caveau. Je me rappelle son calvaire, la douleur qui lui taraudait le corps. Son supplice atroce. Elle souffrait le martyre, la maladie la tuait et érodait son corps tel un acide que l'on verse sur sa chair. Elle vivait un enfer sur terre que même le paradis ne pouvait apaiser. Son visage était toujours imprégné d'un masque de douleur. Je restais assis dans un coin de la pièce à la regarder, ses gémissements étaient insupportables, mais je refusais de la laisser seule endurer ça.

« Vittorio... Vittorio. Je n'ai plus la force. Je suis fatigué. Veux-tu bien faire une chose pour moi. »

Sa voix à peine audible résonnait à travers sa chambre. J'aimais particulièrement voir son sourire, il illuminait son visage. Sans jamais pleurer. Sans jamais se plaindre. Je faisais attraction des cernes en dessous de ses yeux, ses lèvres cyanosées par le froid et la maladie. Elle était la plus belle femme au monde. Je savais ce qu'elle voulait. Je restais prostré un instant contre le mur, puis m'avançais sortant de ma cachette, la tête baissée, la tristesse marquée sur mon visage. La caresse de sa main sur mes joues noyées par quelques larmes. Les minutes qui suivirent, la chambre était dévorée par les flammes. Je n'oubliais jamais ses dernières paroles.

¤ C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain,
jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris;
Car tu es poussière et tu retourneras dans la poussière.¤

La Genèse, 3:19.

Je me revois encore immobile devant sa chambre en feu.

† † † † †

Les deux années qui suivirent sa mort, furent longues et ennuyantes, sans aucune saveur. Je ne déplorais pas mon geste. Je l'avais fait pour elle. Pour la libérer. Et même si je semblais sans coeur, ne rien ressentir, je souffrais de son absence. Âgée de seize ans, la solitude était une façon de me couper des autres. Mon père désirait m'enseigner son travail pour qu'à mon tour, je prenne sa suite et devienne un des meilleurs orfèvres de l'Italie. Mais j'étais trop désinvolte et rebelle. Malgré le respect et l'admiration que j'éprouvais à l'égard de son travail. Un travail raffiné et splendide. Ce chemin n'était pas le mien. Et la relation qui s'imposait entre nous était violente et cruelle. Je m'égarais à travers l'art et découvris le monde de la philosophie. Un univers sans limite berceau du savoir. Les tensions ne s'apaisaient guère et je ne supportais plus ses remarques sectaires et acerbes. Ni son autorité démesurée sur mes soeurs. L'incident qui précipita mon départ de la maison familiale, fut la destruction mes tableaux. Des tableaux que j'avais pris plaisir à peintre dont la plupart représentaient ma défunte mère. Il avait bafoué mon travail et dans la même optique m'avait insulté. La rage, la colère et l'amertume m'avaient conduit à le défier. La dispute avait été démente et j'avais pris soin de le punir comme il se devait. Il gisait au sol hurlent de douleur, un coupe-papier enfoncer dans sa main. Malgré les supplications de mes soeurs, ma décision était prise, elles ne pouvaient pas me retenir. Je quittais cette maison sans rien emporter avec moi. Ni argent. Ni confort.

C'est dans les rues de Florence que ma vie prit un nouveau tournant. Comment survivre sans argent ? La question ne m'effrayait pas. C'est dans le quartier des artistes que je me rendais et même si les premières nuits furent difficiles, je réussis facilement à fréquenter les grands peintres et penseurs de cette ville, qui purent m'apprendre nombre de choses. Chaque nuit devenait une marche vers l'inconnu sans réellement savoir où je dormirais. C'est par l'une d'elles que je l'aperçus pour la première fois. Seul, d'une exceptionnelle beauté et d'une rare élégance, il ne lui manquait que les ailes duveteuses noires pour ressembler à un ange ténébreux. Ses lèvres d'un rouge écarlate, ses cheveux relevés et piqués d'une magnifique rose rouge sang, laissant quelques boucles d'ébène virevolter avec le vent, sa robe noire qui élançait son corps parfait, ses bottines à talons hauts et sa cape de velours à doublure de satin qui lui couvrait le corps, me firent d'abord croire à une illusion perfide. À cet instant, cette femme m'avait troublé et obnubilé. Elle s'était évaporée comme elle était apparu, peut-être sortie de mon imagination. Comme une obsession, j'ai capturé, les traits de son visage et sa beauté sur une toile. Le quartier des artistes était en effervescence et de nombreux peintres exposaient leurs œuvres, à force de persuasion, cette toile que j'avais peinte était parmi les autres... Cette peinture accrochée au mur, m'enivrait entièrement. Malgré, les bruits des artistes, je n'arrivais pas à détacher mon regard de son visage. « Ce tableau est magnifique. » La douceur de cette voix dans mon dos, m'avait tirée de mes pensées. Sans faire face à celle qui m'abordait. Ma réponse avait été totalement effacée. « Non, c'est elle qui est magnifique. Il y a quelque chose de spécial qui se dégage d'elle. » Je ne pensais pas me retrouver en face d'elle. Ni même la revoir. J'avais réellement cru à une apparition venue de nulle part. Troublante et à la fois fascinante. Cette femme dégageait quelque chose de vraiment unique. Ses yeux semblaient percer mon âme. Elle désirait m'offrir l'opportunité d'améliorer ce talent indéniable que je possédais. Sans attache. Sans argent. Il ne m'avait pas suffi longtemps pour accepter son offre et la suivre.

Ilithyia Alesi. Quel doux nom. La vie auprès de cette femme devenait exaltante. Elle, si mystérieuse, si envoutante et secrète, me subjuguait. Femme mondaine. Sa présence était quasi inexistante, la journée, enfermée dans ses appartements privés. Cela ne me dérange pas. Je savais qu'elle était une femme occupée. Je passais des heures à peindre, améliorant ma technique, laissant le soin à Ilithyia de découvrir mes œuvres la nuit tombée. Et parfois, je pouvais m'attarder à dévorer les livres qui se trouvaient dans sa grande bibliothèque. Tout ce qui touchait à la philosophie me passait entre les doigts. Je me sentais proche d'elle, aussi proche que je le fus avec ma mère. Quelque chose d'irrésistible me poussait vers elle. Elle m'avait pris sous son aile, comme un fils, mais la proximité qui nous liait allait au-delà de ça. L'attirance qui me dévorait fit de nous des amants. Toutes les nuits, je m'introduisais dans son lit. Je n'étais pas amoureux, simplement envoûter et attirer sexuellement par elle. Elle voyait en moi un fils tout comme moi je voyais en elle une mère et même si l'ambiguïté de notre relation pouvait ressembler à un inceste, je ne pouvais couper l'attachement qui nous liait profondément.

La solitude durant les journées, devenait une habitude. Lady, ne partageait jamais le repas en ma compagnie. Ni même tout autre moment durant ce temps. Seul nos rendez nocturnes, se succédaient inlassablement. Intrigué, je me posais nombre de questions à son sujet et je devais assouvir ma curiosité. Ilithyia était une femme très secrète et ses agissements étaient de plus en plus étranges. Malgré toutes mes tentatives pour tenter de la faire rester auprès de moi durant la journée, cela échouait lamentablement et elle s'enfermait naturellement dans ses appartements. Comme si elle voulait fuir quelque chose. Je commençais à interroger les domestiques, mais ils ne me donnèrent pas le moindre indice, ce qui ne fit qu'attiser encore plus ma soif de curiosité. Mes questions n'avaient aucune réponse. Ils arboraient ce visage taciturne et furtif. Et je sentais qu'ils cachaient bien des choses. Pour obtenir les réponses que je cherchais seul Ilithyia pourrait y répondre.
Cloîtré dans mon atelier, je restais prostré devant toutes mes toiles. Sans un mot. Dans un interminable silence, seuls les grésillements du feu démontraient une présence dans la pièce. Mon visage semblait émerger dans une tristesse profonde et je me sentais dérouté. Mon chevalet gisait sur le sol, les pinceaux et autres peintures éparpillés par terre rejoignaient ce désordre. Je n'avais pas entendu Ilithyia pénétré dans la pièce, je pouvais sentir la fragrance de sa peau. Le silence demeurait comme une intruse. Et je sentais presque les yeux de ma Lady, glisser de mon visage au portrait. Ce portrait qui représentait le visage de ma mère. Ce portrait qui semblait dévoiler nombre de choses.

« Vous savez... ce que je vais vous demander. »
« Oui ... Je le sais. »
« Alors, pourquoi ne dites-vous rien ? De quoi avez-vous si peur ? »
Je pouvais presque entendre les tremblements de sa voix. La nervosité semblait l'assaillir. Elle avait peur. Je lui faisais face et je voyais naitre sur son doux visage des émotions que je ne lui connaissais pas. Malgré toute la reconnaissance que j'éprouvais à son égard, je voulais savoir ce qu'elle me cachait. C'était presque devenu vital.
« De vous perdre. »
« De me perdre. » Cela n'avait aucun sens. Que pouvait-elle bien cacher. « Ne dites pas de choses stupides, jamais vous ne me perdrez. » Sa voix trahissait son désarroi. Et je sentais presque des frissons hérisser ma peau. « Vittorio vous ne comprendriez pas » « Ilithyia ... » Qu'importe ce qu'elle pourrait me révéler. Jamais elle n'allait me perdre. Elle m'avait sauvé d'une vie incertaine. Recueillit et protégé.
« Je ne veux pas que vous connaissiez ma véritable nature. Je ne souhaite pas vous plonger dans ce monde qui est le mien. » Je lui avais saisi la main dans un mélange de douceur et de fermeté. Et mes doigts avaient glissé sur sa joue, l'obligeant à me regarder. Sa peau me semblait plus froide qu'à son habitude. « Cela fait une année que je suis près de vous. Peu importe votre secret, Ilithyia je ne vous jugerais pas. J'en serais incapable. Vous pouvez avoir confiance en moi ! » J'insistais et je refusais de la laisser partir avant qu'elle ne me révèle tout. Son visage semblait changer d'expression. Elle finit par me révéler son secret. J'écoutais son histoire avec stupéfaction. Le doute, la crainte commençait à m'envahir. Horrifié de penser que celle qui m'avait recueilli n'était en réalité qu'une créature du diable. Une créature qui se nourrissait de sang humain pour survivre. C'était impensable. Elle ne pouvait pas exister. Cela défiait toutes les lois humaines. Pendant tout ce temps, je n'avais rien vu.

J'avais été aveuglé par son apparente douceur. Par sa beauté et ce sentiment qui me rappelait ma défunte mère. Je n'avais rien soupçonné. Et je ne savais plus comment me sentir. Trahis et bafouer. La colère que je ressentais à son égard était fulgurante. Sa nature me répugnait. Je pris la fuite. Je ne pouvais pas rester auprès d'elle. Je m'en sentais incapable. Son existence tout entière était déjà une abomination. Mes pensées s'embrouillaient. Seul, marchant sur une route déserte qui longeait le domaine Alesi.
La nervosité m'avait pris à la gorge. Le silence avait été balayé par des chants et des ricanements de trois individus. L'un d'eux s'adressait à moi, mais je l'avais tout bonnement ignoré. Je n'avais aucune envie de me retrouver en compagnie du gueux comme eux. Je ne mettais pas privé pour leur faire comprendre mon sentiment. L'agression avait été rapide et violente. Malgré mes répliques, je ne pouvais faire le poids avec trois hommes, même ivre. L'un d'eux, avait sorti un poignard et m'avait poignardé. La lame avait transpercé ma chair et perforer l'un de mes poumons. Je sentais une douleur fulgurante me paralyser. Mon corps s'était écroulé sur la route et je me vidais de mon sang pendant que je me tordais de douleur. Ma respiration devenait de plus en difficile. Je me sentais étouffé dans mon propre sang. Outre la douleur, le froid semblait arracher ma peau. Je sentais que la mort me tirait lentement vers elle et je n'éprouvais rien. Si la mort était ma délivrance alors je n'avais d'autres choix que de l'accepter.

J'avais l'impression de voir des ombres furtives, des voix et des bruits étranges se heurtaient à mes sens. Je ressentais une sensation étrange. Un goût inexplicable sommeillait entre mes lèvres. Un goût âcre que je ne connaissais pas. Mes yeux s'étaient posés sur le visage d'Ilithyia, inondé de larmes. Si belle. Comme un ange. Je me trouvais dans le manoir et j'ignorais comment j'y étais revenu, je mettais déjà préparer à franchir le seuil du monde des morts. Et même si la douleur perforait mon corps. J'étais assailli par la culpabilité et la honte. J'avais laissé la colère et le doute me tiraillait. Je l'avais rejeté alors que je lui avais promis le contraire. Et même si elle était une créature de la nuit, je ne pouvais pas renier l'attachement que j'éprouvais à son égard. Ni renier la bonté qu'elle eut à mon égard. Moi, philosophe n'avait pas été capable de voir au-delà des choses. Mais accepter qu'il existe un autre monde plus sombre. Ce fut peut-être plus difficile. Je sentais sa main caresser ma peau et ma gorge me brulait. Ma blessure déchirait ma chair. La douleur était à son apogée.

« Pourquoi, m'avoir ramené. Vous auriez dû me laisser. Pardonnez-moi ? » Elle avait posé son front contre le mien. Tous en restant murer dans un silence. « Ça n'a pas d'importance... Laissez-moi simplement vous guérir. » Ses mots étaient très étranges. Son geste me laissa perplexe. Elle venait de s'entailler profondément le poignet, laissant couler son sang dans une coupe qu'elle me présenta. Voulait-elle réellement que je m'abreuve de son sang. « Bois... Si tu as confiance ... Bois. » J'hésitais une infime seconde, je voulais que la douleur disparaisse. Je fixais le liquide rouge, qui m'attirait presque. Sans hésitation, mes lèvres avaient goûté son sang. Trois années. Pendant ce temps, je partageai son secret. Sa vie nocturne était presque devenue la mienne. Elle me racontait les moeurs de sa race. Je découvris son histoire et nombre de choses en sa présence. Elle me fascinait. La peur avait laissé place à l'excitation. Son monde semblait captivant. Je me laissais totalement emporter, allant jusqu'à lui offrir mon sang pour se nourrir. Ses morsures rendaient notre relation plus excitante et me laissaient jouir de toutes autres sensations. Le sexe et le sang donnaient un mélange chaotique surtout lorsque la relation prenait des allures incestueuses. Bien loin d'un sentiment amoureux, de nouvelles prémices s'offraient à moi. Je n'étais pas amoureux d'elle, tout comme elle de moi, c'était plus une relation filiale qui nous unissait même si nous partagions la même couche. Mon caractère sanguin et colérique semblait refaire doucement surface, cela rendait les choses brulantes et parfois brutales. J'admirais la puissance et le pouvoir qu'elle pouvait dégager. Je voulais son pouvoir. Je voulais être comme elle. Je désirais goutter à la vie éternelle et abandonner cette vie mortelle qui m'handicapait. Pour pouvoir enfin devenir le grand homme que j'avais toujours désiré. Devenir supérieur à tous les autres. Dominer. Et s'il osait me défier, mettre un terme à leur vie. La jeunesse éternelle. Et la perspective de jouir d'un pouvoir sans limite. Je voulais ce don. Ce don obscur qui me rendrait supérieur. Je ne pensais plus qu'à cela. Je lui avais murmuré ses mots au creux de l'oreille. « Fais de moi tien. Ilithyia. Transforme-moi.»

† † † † †

« Séduit pour être ton égale,
Mais d'une égalité précaire,
Incertaine, voulue t'elle :
C'est l’érotisme du jeu fatal.
Abandonner sa vie au gouffre du plaisir,
Et t'en donner aussi autant que de t'en prendre,
voilà l'inexorable,
Sitôt que ton regard,
de feu et de passion
A croisé mon regard aveugle jusqu’ici.»

Mort. J'étais bien mort. Dans d'atroces souffrances, pendant des heures. J'avais l'impression que cela n'aurait jamais de fin. C'était comme si la mort en personne venait m'arracher chaque parcelle de mon être, chaque parcelle de ma peau. Puis le silence avait succédé mes hurlements. Je m'étais éveillé au monde de la nuit. À ses côtés, elle m'apprenait à me nourrir, à chasser mes proies. À développer mes capacités vampiriques. Elle portait tous les masques, celle d'une mère, d'une amante, d'un mentor. Je lui étais totalement soumis. Cependant, le contrôle de ma soif devenait de plus en plus difficile. Et même si elle comprenait ce que je vivais. Je sentais une rage et une cruauté immerger totalement de mon corps comme si ma transformation avait brisé toutes les barrières. Dans les rues de Florence, je semais mort et carnage sur mon passage. Entre jeux sadiques et pervers. Humains démembrés, vidés de leur sang, laissaient un spectacle qui m'insufflait satisfaction. La race humaine m'était devenue si insignifiante et insipide. Le sang coulait à flots et malgré l'intransigeance et l'autorité d'Ilithyia cela ne calmait pas ma bête. Je devenais incontrôlable avec une soif meurtrière. Rien ne semblait m'arrêter sauf les remontrances et les colères d'Ilithyia. La cruauté se lisait constamment dans mes pupilles. Mes écarts et les excès de rage ne s'atténuaient pas, ce qui contribuait à attirer l'attention sur nous et nous fîmes bientôt dans l'obligation de quitter Florence. Les siècles s'étaient évanouis en sa compagnie et je ne supportais plus son autorité maternelle. Las de me soumettre et de lui obéir, je n'avais pas embrassé le pouvoir et la liberté pour être dirigé. Ce fût durant le siècle des lumières que je la quittai, lors d'une violente dispute. Elle ne pouvait pas combler les désirs de violence qui m'égorgeait de l'intérieur.

Parcourant le monde, décimant des villages en bain de sang aux allures de tableau lugubre que je peignais par la suite. Mon allure d'adolescent rendait les choses très amusantes et délectables. Il était facile même sans la persuasion qu'usent les vampires de manipuler ses humains et de me nourrir de leur vie. Je prenais plaisir à séduire les hommes et comme les femmes, rythmant ma vie de meurtre et de sang, liant l'art et le massacre de façon très sanglante. Baignant dans un déluge de luxe et de débauche. Mais cette vie, ne fit que m'attirer des ennuis. Attirant les foudres d'autres clans de vampire. De chasseurs et autres créatures. Mon existence était menacée. Fessant de moi, une cible potentielle pouvant mettre en danger l'existence de cette race qui devait rester dans l'ombre. Et je fus bientôt contraint de m'enfuir. Et de modérer mon accès de violence. Je pris la décision de revenir aux sources. Auprès de celle qui fit de moi, son infant. Son fils. Ma Lady. Elle avait laissé un vide. Un manque. Je n'avais qu'elle. Elle et les autres du clan.

« Je suis de retour près de vous. » Aucun autre mot ne franchit mes lèvres lorsque j'avais passé la porte, me tenant en face elle. Ilithyia m'avait accueilli sans reproche. M'ouvrant ses bras comme toute mère. Avec tout le charisme et la douceur qu'elle arborait. De nouveau auprès d'elle, mes ardeurs sanglantes semblaient s'être apaisées. Sauf l'horreur et la grandeur de ma cruauté. Le clan Alessi, s'était agrandi et avait pris une notoriété plus grande, reconnu par les autres clans. Ilithyia fit de moi, son second, pour l'aider à diriger les membres du clan auquel étaient venus s'intégrer de nouvelles têtes. Des membres que je pouvais diriger et punir s'ils désobéissaient aux règles établies par notre matriarche. De voyage en voyage le clan s'était désormais établi à la Nouvelle-Orléans. Un nouveau terrain de jeu qui semble me plaire....







Derrière l'écran


Pseudo ; Tif Âge ; 19 Fréquence de connexion ; Soirs et Weekends Comment avez-vous connu le forum ? bazzart Comment trouvez-vous le forum ? J'adoreMulticompte ? [ ]OH YEAH / [X ]NO. Code (en hide) :Oki by Léo \ô/


Dernière édition par Vittorio Alesi le Jeu 27 Déc - 13:56, édité 21 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://cup-of-blood.1fr1.net/t2653-vittorio-monsters-engender-monsters http://cup-of-blood.1fr1.net/t2700-come-to-dance-with-the-devil-i-would-bring-you-up-to-the-doors-of-your-hell
C. Mekare N. Philopator
« »





avatar




▌A débarqué le : 18/10/2011
▌Parchemins : 338
▌Quantité de sang disponible : 12519
▌ Code couleur : #996699
▌Age du personnage : plus de 2000 ans...
▌Rang : Ancienne Cléopatre
▌Job : /


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement: Neutre à tendance bénéfique
▌Relations:
▌Pouvoirs :




MessageSujet: Re: Vittorio † Monsters engender monsters †   Mer 12 Déc - 20:44

welcome ticoeur
Revenir en haut Aller en bas
http://cup-of-blood.1fr1.net/t1961-i-m-a-bitch-when-i-paint-my-lips-done http://cup-of-blood.1fr1.net/t2087-i-n-t-y-f-yu-ldy-y-uc
Cassandra Griffiths
« »





avatar



▌Age : 28
▌A débarqué le : 26/11/2012
▌Parchemins : 2466
▌Quantité de sang disponible : 13434
▌Age du personnage : 22 ans


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement: Neutre à tendance bénéfique
▌Relations:
▌Pouvoirs :




MessageSujet: Re: Vittorio † Monsters engender monsters †   Mer 12 Déc - 21:05

Aloha monsieur Vittorio !
Bienvenue ! bisous
Revenir en haut Aller en bas
Léo A. Jones
« LADY BURN »





avatar



▌Age : 31
▌A débarqué le : 30/12/2011
▌Parchemins : 701
▌Quantité de sang disponible : 12161
▌ Code couleur : #E1D1A1
▌Age du personnage : 175 ans
▌Rang : lady burn
▌Job : serveuse au lunatic
▌Citation : « L'amour ne tolère pas la liberté. Où il y a l'amour, il n'y a plus de liberté. »


« Moi je veux ♥ »
▌Alignement:
▌Relations:
▌Pouvoirs :




MessageSujet: Re: Vittorio † Monsters engender monsters †   Mer 12 Déc - 21:51

**

Bienvenue à toi, et n'hésites surtout pas si tu as des questions (aa) oO

_______________________________________


I'm Jealous of the Moon ♦ « But oh, my heart was flawed : I knew my weakness, so hold my hand and consign me not to darkness. So crawl on my belly 'til the sun goes down, I'll never wear your broken crown. I took the road and I fucked it all away ! Now in this twilight how dare you speak of grace ? I'll never be your chosen one. » © code by people are strange